Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Sénégal : les étudiants en colère

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Trump-Kim : rupture prononcée, paix envolée ?

En savoir plus

POLITIQUE

"Un personnage de roman" : Philippe Besson a suivi Emmanuel Macron pendant la campagne

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Zabou Breitman, maîtresse de cérémonie de la 30e Nuit des Molières

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ministre rwandaise des Affaires étrangères : "Paris et Kigali ont pris un nouveau départ"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Le football américain s'agenouille devant Trump"

En savoir plus

L’invité du jour

Barthélémy Toguo : "Il n’y a pas assez de musées en Afrique"

En savoir plus

FOCUS

Vietnam : à l'école des futures stars du football

En savoir plus

L'INFO ÉCO

VivaTech : Paris, capitale des start-ups pendant 3 jours

En savoir plus

Economie

Clinton hausse le ton au sujet du différend entre Google et Pékin

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 21/01/2010

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton s'en est violemment pris à Pékin et aux "cyberattaques", tout en défendant Google. Cible d'une attaque informatique la semaine dernière, le moteur de recherche a menacé de quitter la Chine.

Pékin aurait aimé que l’administration Obama s’en mêle le moins possible, Hillary Clinton en a décidé autrement. La secrétaire d’État américaine a réclamé, jeudi, que la Chine "mène une enquête minutieuse sur les intrusions informatiques" qui ont poussé Google à menacer, le 12 janvier, de cesser ses activités en Chine.

 Très en verve, elle a déclaré lors d'une conférence de presse que les responsables de "cyberattaques" doivent "payer les conséquences" de leurs actes. Sans citer la Chine, elle a souligné que des sanctions étaient envisageables, aussi bien pour des particuliers que pour des pays. La cheffe de la diplomatie américaine en a appelé aux grands principes, estimant que les filtres Internet sont contraires à la déclaration universelle des droits de l’Homme.

Hillary Clinton avait défendu, une première fois, le géant de l’Internet au lendemain de l’attaque informatique qui avait visé les comptes Gmail (messagerie de Google) de militants des droits de l’Homme en Chine. Mais cette grande conférence de presse sur la liberté des réseaux informatiques a eu le mérite d’enfoncer le clou de manière beaucoup plus officielle et de réaffirmer un soutien à Google en tant qu’entreprise américaine véhiculant certaines valeurs.

Améliorer son image

Mercredi dernier, Google avait pris tout le monde de court en menaçant de quitter la Chine. Le géant de l’Internet avait en outre indiqué qu’il refusait de continuer de censurer les résultats des recherches - comme Pékin l’exige de la part de tous les sites travaillant en Chine. Sur un marché fort de plus de 350 millions d’internautes, ces prises de position avait été jugées, par certains, comme étant très lourdes de conséquences économiques.

Pékin, de son côté, a tenté depuis plusieurs jours de calmer le jeu pour éviter que ses bisbilles avec le célèbre moteur de recherche dégénèrent en crise diplomatique. Avant les déclarations d’Hillary Clinton, le ministre des Affaires étrangères chinois He Yafei avait expliqué à des journalistes locaux : "L’incident avec Google ne doit pas être relié aux relations bilatérales avec les Etats-Unis, ce serait lui accorder trop d’importance." Et d’ajouter que depuis l’arrivée à la Maison Blanche de Barack Obama, les relations entre les deux pays "sont stables".


La prise de position d’Hillary Clinton donne à cette affaire une dimension plus diplomatique. A ce jour, la querelle apparaissait comme une simple volonté de Google d’améliorer son image auprès des Chinois, qui lui préfèrent le moteur de recherche Baidu - largement inféodé aux autorités chinoises. Maintenant que la secrétaire d’Etat s’est prononcée, Google pourra utiliser ces déclarations lors des négociations qu’il doit mener avec Pékin, dans les semaines à venir.

Première publication : 21/01/2010

  • TECHNOLOGIES

    Google contre la Chine, grands principes contre gros sous

    En savoir plus

  • TÉLÉCOMS

    Google retarde la sortie en Chine de deux téléphones mobiles

    En savoir plus

  • INTERNET

    L'affaire Google n'affectera pas les relations sino-américaines, dit Pékin

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)