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FRANCE

Retour à la case prison pour Le Floch-Prigent

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/01/2010

L'ancien PDG d'ELF était en libération conditionnelle depuis 2005. Mais la Cour de cassation juge qu'il n'a pas indemnisé la partie civile "en proportion de ses facultés contributives".

AFP - L'ancien PDG d'ELF Loïk Le Floch-Prigent, actuellement en liberté conditionnelle, devra retourner en prison pour ne pas avoir respecté toutes les obligations liées à sa condamnation, a-t-on appris jeudi auprès de la Cour de cassation.

Le 16 juin 2009, la cour d'appel de Versailles avait révoqué partiellement, à hauteur de six mois, la libération conditionnelle de M. Le Floch-Prigent, 66 ans, permettant son interpellation à tout moment.

La chambre d'application des peines de la cour d'appel jugeait en effet que Loïk Le Floch-Prigent, qui avait bénéficié d'une libération conditionnelle en juin 2005, avait "manqué à l'obligation d'indemniser la partie civile en proportion de ses facultés contributives".

M. Le Floch-Prigent avait alors formé un pourvoi en cassation. Lors de l'audience, mercredi, son avocat Me Marc Levis avait argué que cette décision était caduque, son client ayant conclu "une transaction" avec la partie civile.

Le ministère public avait lui recommandé le rejet du pourvoi.

PDG de 1989 à 1993 du géant pétrolier français, Loïk Le Floch-Prigent avait été condamné le 12 novembre 2003 à 5 ans de prison et 375.000 euros d'amende dans le volet principal de l'affaire Elf.

Dans le volet Dumas/Deviers-Joncour, la cour d'appel de Paris l'avait condamné à 30 mois d'emprisonnement ferme, le 29 janvier 2003.

Enfin, le 25 mai 2007, le tribunal correctionnel l'a une nouvelle fois condamné, cette fois-ci à 15 mois de prison avec sursis et 60.000 euros d'amende. Il a ordonné la confusion de cette peine avec les précédentes.

L'ancien numéro un d'Elf a effectué 5 mois et demi de détention provisoire en 1996 (juillet-novembre), puis 14 mois entre fin janvier 2003 et avril 2004, date à laquelle il a bénéficié d'une suspension de peine pour raisons de santé.

M. Le Floch-Prigent avait ensuite bénéficié d'une mesure de liberté conditionnelle.
 

Première publication : 21/01/2010

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