Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

#ActuElles

Quarante ans d'IVG : un droit fondamental à défendre

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - Google : le géant du Net bientôt scindé en deux ?

En savoir plus

FOCUS

Bien qu'ébranlée, la protestation citoyenne se poursuit à Hong Kong

En savoir plus

TECH 24

Oculus Rift : la vie des autres

En savoir plus

REPORTERS

Liban : Chebaa au cœur de la poudrière

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Djilali Benchabane, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Jean-François Piège

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE : le plan de relance de Juncker est-il crédible ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Sommet de la francophonie : Macky Sall "regrette" l'absence de Wade

En savoir plus

EUROPE

Le député d'extrême droite Geert Wilders devant la justice pour son film "Fitna"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/01/2010

Le leader du parti néerlandais PVV, Geert Wilders, a comparu mercredi pour la première fois devant un tribunal d'Amsterdam. Il est poursuivi pour incitation à la haine raciale pour son film "Fitna", paru sur Internet en 2008.

AFP - Le député néerlandais d'extrême droite Geert Wilders comparaissait pour la première fois mercredi devant un tribunal d'Amsterdam dans le cadre des poursuites, engagées contre lui par le parquet, pour incitation à la haine raciale et à la discrimination.

Retrouver l'interview de Mohamed-Ali Adraoui, chercheur et enseignant à Sciences Po, spécialiste du salafisme et des mouvements islamistes.
 

"Je sais que j'utilise parfois des mots durs", a reconnu M. Wilders, 46 ans, qui avait comparé le Coran au "Mein Kampf" d'Hitler.

"Je n'ai rien contre les musulmans. J'ai un problème avec l'islam et l'islamisation de notre pays", a-t-il ajouté au cours de cette audience de procédure préalable à son procès, placée sous haute surveillance policière.

"Les gens libres ont le devoir de s'exprimer contre toute idéologie qui menace la liberté. J'espère que la liberté d'expression gagnera dans ce procès", a-t-il conclu en demandant son acquittement.

Selon son avocat, Bram Moszkowicz, le réalisateur du film anti-islam "Fitna" "a toujours fait les déclarations (qui lui sont reprochées) dans le cadre de sa fonction de député".

Il a contesté la compétence du tribunal et estimé que son client devait être jugé par la cour de cassation, seule habilitée à poursuivre les élus politiques pour des délits commis dans l'excercice de leurs fonctions.

"Exprimer son opinion dans les médias ou par d'autres moyens ne relève pas des obligations d'un parlementaire", a rétorqué le procureur Birgit van Roessel. "Les faits qui lui sont reprochés n'ont pas été commis dans le cadre de sa fonction. Le tribunal est donc compétent".

Les parlementaires néerlandais bénéficient d'une immunité uniquement pour les propos tenus dans l'enceinte du parlement.

Le tribunal, qui a suspendu l'audience mercredi vers 15H20 GMT, se prononcera sur sa compétence le 3 février. Aucune date de procès n'a encore été fixée.

Vêtu d'un costume noir tranchant avec sa chevelure blond platine, le fondateur et chef du Parti de la liberté (PVV, 9 députés sur 150) a été acclamé à son arrivée au tribunal par quelque 200 sympathisants.

Le 21 janvier 2009, la cour d'appel d'Amsterdam, saisie par des plaignants, avait ordonné au parquet de poursuivre M. Wilders. Le parquet avait estimé en juin 2008 que le film et les déclarations du député ne justifiaient pas de poursuites car ils s'inscrivaient "dans le cadre du débat public".

M. Wilders, qui dénonce un "procès politique", est accusé d'avoir insulté les musulmans pour avoir comparé leur religion au fascisme dans son court-métrage "Fitna" ("Discorde" en arabe), mis en ligne en mars 2008, et d'avoir demandé l'interdiction du Coran, qu'il compare au "Mein Kampf" d'Adolf Hitler.

Il est également poursuivi pour incitation à la haine et à la discrimination envers les musulmans et les personnes d'origine étrangère pour avoir déclaré dans la presse et sur internet que les "jeunes Marocains sont violents" et appelé à "arrêter le tsunami de l'islamisation".

Il encourt jusqu'à un an de prison ou 7.600 euros d'amende, mais pas de peine d'inéligibilité. Le parquet n'a toutefois pas encore "déterminé sa position" et "pourrait très bien demander l'acquittement", selon un porte-parole.

Geert Wilders, qui fait l'objet de menaces de mort, "n'a rien dit de condamnable", a insisté Me Moszkowicz devant le tribunal. "La seule liberté qu'il pensait encore avoir était celle de pouvoir exprimer ce qu'il pense. Mais même cette liberté risque de lui être enlevée", a-t-il ajouté.
 

Première publication : 21/01/2010

COMMENTAIRE(S)