Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Nana Akufo-Addo vainqueur de la présidentielle au Ghana

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Europol lance un calendrier de l'avent des criminels les plus recherchés

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Valls : premier ministre clivant, candidat rassembleur ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Journée de la laïcité : une exception française

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Corée du sud : la déferlante culturelle

En savoir plus

TECH 24

#OpenGov : la démocratie en mode startup

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Ciao Renzi : l'Italie en crise politique et institutionnelle

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Présidentielle française : deux gauches irréconciliables ?

En savoir plus

FOCUS

Côte d'Ivoire : plongeon dans le trafic illicite et très lucratif des faux médicaments

En savoir plus

Amériques

Environ 50 détenus de Guantanamo emprisonnés indéfiniment

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/01/2010

Jugés trop dangereux pour être libérés, une cinquantaine de détenus de Guantanamo devraient rester enfermés. Ni jugeables ni libérables selon l'administration Obama, ces prisonniers pourront encore contester leur détention au civil.

AFP- L'administration Obama souhaite garder enfermés environ 50 détenus de Guantanamo jugés trop dangereux pour être libérés et contre lesquels n'existent pas de charges suffisantes pour permettre un procès pénal, rapporte vendredi le Washington Post.

Citant des responsables de l'administration Obama, le quotidien affirme que le groupe de travail interministériel chargé d'examiner la situation individuelle de chaque détenu a établi une liste définitive d'une cinquantaine d'hommes - parmi les 196 encore à Guantanamo - ni jugeables ni libérables.

Les détenus concernés pourront cependant encore contester leur détention au civil, devant des juges de droit commun, qui auront le dernier mot. Il s'agit de déterminer si le gouvernement est fondé à les garder enfermés en vertu de la loi de la guerre, guerre que le Congrès a autorisé après les attentats du 11 septembre 2001.

Appelé Habeas corpus, la possibilité de contester sa détention au civil est une des pierres angulaires du droit anglo-saxon. Les détenus de Guantanamo ont obtenu ce droit de la Cour suprême des Etats-Unis en juin 2008.

"Nous avançons encore, de manière plus réfléchie et plus méthodique qu'avant", a assuré un responsable de l'administration américaine au journal, sous couvert d'anonymat. "Toute politique bute sur la réalité et c'est douloureux mais celle-ci nous embarrasse davantage que les autres", a-t-il ajouté.

Les organisations de défense des droits de l'homme et de nombreux spécialistes ont critiqué la décision du président américain de garder enfermés indéfiniment certains détenus de Guantanamo.

Alors qu'elle fête vendredi le premier anniversaire jour pour jour de la signature du décret présidentiel ordonnant la fermeture de Guantanamo dans les 12 mois, l'administration doit acquérir une prison dans l'Illinois pour accueillir ces hommes et ceux qu'elle entend traduire devant des tribunaux militaires d'exception.

Mais au Congrès, la plupart des élus Républicains sont contre un transfèrement de détenus de Guantanamo sur le sol américain.

Le Washington Post précise encore que parmi les quelque 110 détenus qui ont été déclarés libérables, une trentaine de Yéménites ont été placés "dans une catégorie à part", leur retour étant conditionné à la stabilisation du pays, ébranlé par des violences attribuées à Al-Qaïda.

Quatre-vingt autres prisonniers - dont une autre trentaine de Yéménites selon le quotidien - devraient être relâchés dans leur pays ou dans des pays tiers dans les prochains mois, dont environ 45 d'ici cet été.

Première publication : 23/01/2010

COMMENTAIRE(S)