Dernière modification : 25/01/2010 

- Droits de l'Homme - Égypte - Human Rights Watch - Libye


Human Rights Watch dénonce de "graves violations" en Égypte et Libye

Human Rights Watch dénonce de "graves violations" en Égypte et Libye

Présentant son rapport sur le Moyen-Orient depuis le Caire, l'organisation Human Rights Watch (HRW) a déclaré que l'Égypte devrait abroger sa "loi d'urgence draconienne", et que la Libye devrait libérer les prisonniers "injustement détenus".

Par Dépêche (texte)
 

AFP - L'Egypte doit abroger sa "loi d'urgence draconienne" et la Libye devrait libérer les prisonniers "injustement détenus", a affirmé dimanche l'organisation Human Rights Watch (HRW).

"Les dossiers des droits de l'Homme en Egypte et en Libye feront l'objet d'un examen approfondi au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU en 2010", a déclaré Sarah Leah Whitson, la directrice du programme Moyen-Orient à HRW.

Mme Whitson se trouvait au Caire pour présenter la section, intitulée "Egypte et Libye: une année de graves violations", consacrée à ces deux pays dans le rapport mondial de l'organisation.

"Les forces de sécurité égyptiennes doivent comprendre que leur sauvagerie confirme l'image d'Etat policier qu'a l'Egypte à l'étranger, tandis que les forces de sécurité libyennes continuent de dominer l'espace politique en Libye dans une atmosphère de peur", a-t-elle dit.

Mme Whitson a appelé l'Egypte à abroger l'état d'urgence, en vigueur depuis 1981, et à réorganiser ses services de sécurité.

Le gouvernement égyptien "a maintes fois manqué à ses promesses" de mettre fin à cette loi d'exception, a-t-elle poursuivi, estimant que cela était une "honte" et décrédibilisait les autorités.

Mme Whitson a en outre qualifié la torture et les violations des droits de l'Homme en Egypte de routinières.

L'organisation a également appelé le gouvernement libyen à "relâcher immédiatement les prisonniers injustement détenus, à dévoiler le sort des prisonniers disparus, rendre justice aux familles des victimes des meurtres de 1.200 prisonniers en 1996 dans la prison d'Abou Slim et à réformer les lois criminalisant la liberté d'expression et d'association".
 

Commentaires (1)

Human Rights Watch dénonce de "graves violations" en Égypte et L

Voici un sujet qui mérite autant d'attention que le sommet de Copenhague, mais qui, malheureusement n'en reçoit que très peu. Pour peu qu'un Etat soit économiquement fort, il peut se permettre de malmener des personnes pour des raisons injustes. D'un autre côté, certains Etats, au nom d'un choix religieux, foulent au pied les droits les plus élémentaires de la liberté religieuse ou d'expression (c'est parfois la même chose). Et pourtant, en matière de religion, chacun devrait être libre de faire son choix. Car, en réalité, une religion digne de ce nom n'a pas besoin d'un pouvoir d'Etat pour se maintenir. Il faut que les choses changent dans ce domaine, mais qui va lever le petit doigt pour cela ? On attend peut-être un séisme de magnitude 7 sur l'échelle de Richter, pour soudainement ouvrir les yeux sur toutes les souffrances des peuples sous le règne de pouvoirs qui nient les droits les plus élémentaires. Dommage !
Charlie. alletdelavant.ivoire-blog.com

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