Dernière modification : 26/01/2010 

- Séisme en Haïti


Les pays donateurs se donnent rendez-vous en mars au siège des Nations unies

À l'occasion de la réunion des "pays amis" d'Haïti organisée à Montréal, le Canada a annoncé la tenue en mars d'une conférence internationale au siège des Nations unies à New York, à l'invitation des États-Unis.

Par Claire BONNICHON / Jonathan WALSH (vidéo)
FRANCE 24 avec dépêches (texte)
 

Près de deux semaines après le séisme qui a fait au moins 112 000 morts en Haïti, une réunion d'urgence sur l'aide internationale s'est tenue, lundi, à Montréal, en présence du Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive.

À l'issue de cette rencontre, le chef de la diplomatie canadienne Lawrence Cannon a annoncé qu’une conférence internationale sur l’aide à Haïti se tiendra en mars au siège des Nations Unies, à New York.

Une quinzaine de pays, dont les États-Unis, la France, le Brésil, l'Espagne et le Mexique, ainsi que plusieurs organisations internationales dont les Nations unies, ont participé à cette conférence.

Ouvrant la réunion, le chef de la diplomatie canadienne a assuré le chef du gouvernement haïtien du soutien de la communauté internationale dans l'immédiat mais aussi dans l'effort de reconstruction qui doit suivre. "Sachez que le Canada, le 'groupe des amis', la communauté internationale et les ONG, nous nous engageons à vous offrir notre soutien dans cette période de crise et par la suite", a-t-il dit. La reconstruction d'Haïti prendra "au moins dix années", a-t-il indiqué.

Conférence à Montréal : un nouveau départ ?

De son côté, Jean-Max Bellerive a d'abord rendu hommage à "la réaction diligente" de la communauté internationale et salué "la solidarité et l'extrême sympathie" exprimées par tous les partenaires de l'île. "Le peuple haïtien aura besoin encore, encore et encore d'être accompagné pour faire face au colossal travail de reconstruction", a-t-il affirmé.

"Regarder de l'avant"

Si Haïti a été victime d'une catastrophe naturelle "sans commune mesure" avec les précédentes, "il nous faut regarder de l'avant", a continué le Premier ministre haïtien. "La reconstruction ne se limite pas à la reconstruction des infrastructures effondrées, mais elle s'inscrit dans la reconquête de notre souveraineté nationale [...] L'Etat haïtien est au travail dans des conditions précaires mais il est en mesure d'assurer le leadership que la population attend de lui."

"Haïti a besoin de l'appui massif à moyen et long terme de ses partenaires de la communauté internationale. L'ampleur de la tâche exige que nous fassions plus, que nous fassions mieux et sans doute que nous fassions différemment", a-t-il affirmé.
 

"L'important est de définir un cadre pour l'action internationale, explique Fabrice Hoss, le correspondant de FRANCE 24 à Montréal.

"Ici, tout le monde se place sous l'égide des Nations unies, mais tout le monde sait également que l'Amérique du Nord, et notamment les États-Unis sont à la manœuvre. L'Union européenne, même si elle est un très gros contributeur, est plus discrète", ajoute Fabrice Hoss.
 

Commentaires (3)

Attention....

J’ai travaillé plusieurs années en Haïti et j’ai vu, de près, les maux qui accablent ce petit pays.
Le premier problème d’Haïti est son administration qui ne gère pas le pays. Tous les fonctionnaires sont occupés à boucler leurs fin de mois. Ils n’ont pas de moyens à leur disposition à part ceux qui sont fournis par les donateurs. Leurs capacités techniques et morales, sont très faibles.
Le pays est donc à l’abandon depuis des décennies et le laisser aller est généralisé, le chacun pour soi est la règle de base etc…
La solidarité, dans la misère, n’existe que dans les villages ou bien, dans certains quartiers des villes où les gens ont reconstitué une sorte de vie « comme au village ».
Cette catastrophe est peut-être une chance. Il faut sauver le pays en le mettant sous mandat de l’ONU pendant une vingtaine d’années afin de reconstituer un véritable Etat servi par une nouvelle fonction publique citoyenne. De nouvelles infrastructures conformes à notre époque doivent être construites. Le fonctionnement de l’économie du pays sur des bases modernes organisé. Les nouvelles habitudes, pourraient alors, peut-être, l’emporter définitivement sur les anciennes, enracinées.
Les pays donateurs, s’ils ne veulent pas voir leurs financements gaspillés ne doivent surtout pas faire confiance à l’actuelle administration haïtienne. Ils doivent trouver une solution intelligente : former une nouvelle administration grâce à la reconstruction.
PSB France Normandie

Aide

Je souhaite de tout coeur que l'aide (l'argent) ne va pas directement entre les mains des membres du gouvernement qui ne cesse de voler l'argent du peuple.

Les absents ont tort !

Parmis les pays absents, il faut noter le cas du Venezuela de Hugo Chavez.

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