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Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

Dernière modification : 28/01/2010

Zone d'ombre autour d'un assassinat

Au Congo, l'archevêque Monsengwo, plus haute autorité religieuse du pays, demande la libération des détenus condamnés pour l'assassinat de Laurent Désiré Kabila.

En République démocratique du Congo, l’archevêque Laurent Monsengwo, plus haute autorité religieuse du pays, a demandé la libération de 51 détenus, condamnés pour l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, père de l’actuel président Joseph Kabila.

"Je demande que la justice fasse son travail le plus vite possible pour que ces gens soient jugés ou libérés", a indiqué Monsengwo au micro de FRANCE 24 le 17 janvier 2010, à l’issue d’une messe à la mémoire des " Héros nationaux" du Congo : Laurent Désiré Kabila et Patrice Emery Lumumba, tous deux assassinés dans l’exercice de leurs fonctions.

"Le jugement du tribunal disait qu’il fallait compléter les enquêtes. Nous disons donc : 'Complétez ces enquêtes ou libéréz-les !'", a ajouté Monsengwo, plus haute autorité catholique et ancien président de la Conférence nationale souveraine, vaste forum qui avait permis l’instauration du multipartisme dans l’ex-Zaïre au début des années 1990.

Lors des visites guidées dans le bureau où Laurent Désiré Kabila fut assassiné, au Palais des Marbres qui surplombe la ville de Kinshasa, l’historien Antoine Lumanganeso, directeur des Archives nationales, a lui aussi indiqué qu’une réouverture du procès était nécessaire.

"Normalement, l’assassin est entré par cette porte, est arrivé jusqu’ici et a tiré à bout portant sur le président, a-t-il indiqué sur les lieux du crime ouverts au public pour la circonstance. Mais nous n’avons pas encore terminé tout le procès, nous n’avons pas toute les précisions… ", a-t-il précisé.

Procès politique ?

L’ancien ministre de la Justice Mwenzé Kongolo, compagnon de route de Laurent Désiré Kabila, s’est lui aussi prononcé en faveur de la libération des condamnés. "Les véritables assassins sont en liberté. Ceux qui ont été condamnés dans cette affaire sont innocents. Voilà ce qui énerve !", a indiqué cet ancien proche du président assassiné, aujourd’hui tombé en disgrâce.

Cependant, les autorités congolaises ont toujours refusé d’envisager la réouverture du procès.

Interrogé sur la question en mars 2007, l’actuel président Joseph Kabila avait balayé l’idée d’une réouverture du procès ou d’une amnistie. "L’erreur(…) a été de croire que l’on pouvait obtenir la réconciliation sans la justice", affirme le Président congolais Joseph Kabila, fils du président Laurent-Désiré Kabila tué dans son bureau de Kinshasa le 16 janvier 2001.

Pour le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, ministre de la Communication, la justice a été rendue. "Les recours existent. Il appartient aux prévenus d’introduire un pourvoi en cassation", a-t-il expliqué.

Maître Jean-Marie Eley Lofele, qui a défendu une vingtaine de prévenus dans cette affaire, affirme qu’un recours a été introduit depuis le prononcé du verdict en 2003, mais n’a jamais été examiné par la justice congolaise. "Il s’agit d’un procès politique !", a-t-il accusé.
 

 


 

Par Marlène RABAUD , Arnaud ZAJTMAN

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