Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

TECH 24

Evgeny Morozov, l'anti-conformiste du Web

En savoir plus

SUR LE NET

USA : la Toile au chevet d'une infirmière infectée par Ebola

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

START-UP : La tentation de l'étranger ?

En savoir plus

SUR LE NET

Data centers : un coût énergétique trop élevé

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Enseignement numérique : La francophonie à la traîne !

En savoir plus

REPORTERS

L'héritage du président Mujica en Uruguay

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Véronique Morali, présidente du Women's Forum et du directoire de Webedia

En savoir plus

Ukraine et Syrie: quelles gestions des crises?

En savoir plus

Virus Ebola et Budget français : psychose et combat diplomatique

En savoir plus

  • Ebola : l'aide-soignante espagnole n'a plus le virus

    En savoir plus

  • Débordé par l’afflux de réfugiés, le Liban verrouille sa frontière avec la Syrie

    En savoir plus

  • Crise politico-sportive : le Premier ministre albanais reporte sa visite à Belgrade

    En savoir plus

  • Foot européen : carton plein pour les cadors, à l'exception de la Juve

    En savoir plus

  • Maroc - Algérie : tirs à la frontière, un "incident grave" selon Rabat

    En savoir plus

  • En images : le marathon de Pékin noyé dans un nuage de pollution

    En savoir plus

  • L'Allemagne accepte de vendre à Israël des bateaux lance-missiles

    En savoir plus

  • L'Église ne parvient pas à un consensus sur les homosexuels et les divorcés

    En savoir plus

  • De nouveaux heurts à Hong Kong font 20 blessés

    En savoir plus

  • Tempête dans l'Himalaya : le bilan humain s'alourdit

    En savoir plus

  • Paul McCarthy renonce à regonfler sa sculpture plastique vandalisée à Paris

    En savoir plus

  • Ebola : la course au vaccin bat son plein

    En savoir plus

  • Vidéo : l'organisation de l'EI dispose-t-elle d'avions de chasse ?

    En savoir plus

  • Défiant la loi, le maire de Rome enregistre 16 mariages gays

    En savoir plus

  • Nouvelle attaque meurtrière des rebelles ougandais dans un village du Nord-Kivu

    En savoir plus

  • Hong Kong : les manifestants réinvestissent un campement

    En savoir plus

  • Étudiants disparus au Mexique : le chef d'un cartel arrêté

    En savoir plus

Economie

À Davos, Nicolas Sarkozy dénonce les dérives du capitalisme financier

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/01/2010

Lors de son discours inaugurant le 40e Forum économique de Davos, le président français a invité les pays participants à tirer les leçons des dérives du "capitalisme financier". Et plaidé en faveur de nouvelles règles internationales.

AFP - Le président français Nicolas Sarkozy a dénoncé avec vigueur mercredi à Davos (Suisse) les dérives du "capitalisme financier" et plaidé pour de nouvelles règles internationales, dont une réforme de la réglementation bancaire, sujet sur lequel il s'est dit en "accord" avec Barack Obama.

Tout en affirmant qu'il n'était pas venu "donner des leçons à quiconque", M. Sarkozy a dressé sur un ton très offensif, lors du discours d'ouverture du 40e Forum économique mondial, un long réquisitoire du système qui a abouti à la crise.

"Repenser, redessiner, reconstruire"

"Cette crise est une crise de la mondialisation (...) La mondialisation a dérapé à partir du moment où il a été admis que le marché avait toujours raison et qu'aucune raison ne lui était opposable".

Il s'en est pris en particulier aux banques, devant une assemblée de patrons de multinationales et de banquiers qui s'étaient, quelques heures auparavant, élevés contre les projets visant à durcir le contrôle de leur secteur, en arguant que cela pourrait brider leur capacité à financer l'économie et la création d'emplois.

"Le métier de banquier n'est pas de spéculer (...), c'est de financer le développement de l'économie", a lancé M. Sarkozy.

"Nous continuerons à faire courir des risques insoutenables à l'économie, à encourager la spéculation, à sacrifier le long terme si nous ne changeons pas la réglementation bancaire, les règles prudentielles, les règles comptables", a-t-il dit.

Sur ce sujet, il s'est dit "d'accord avec le président Obama quand il juge nécessaire de dissuader les banques de spéculer pour elles-mêmes ou de financer des fonds spéculatifs".

Le président américain a annoncé la semaine dernière des projets visant à réduire la taille des banques et à séparer les activités de dépôts et les opérations pour le compte propre des banques sur les marchés, provoquant une levée de bouclier dans le monde financier.

"En mettant la liberté du commerce au-dessus de tout, nous avons affaibli la démocratie", a-t-il soutenu, en ajoutant que "la grande question du XXIe siècle" sera: "comment remettre l'économie au service de l'homme?".

Pour autant, selon lui, "il ne s'agit pas de nous demander par quoi nous allons remplacer le capitalisme mais de savoir quel capitalisme nous voulons".

"La crise que nous traversons n'est pas une crise du capitalisme. C'est une crise de la dénaturation du capitalisme", a déclaré M. Sarkozy.

A ses yeux, "le capitalisme purement financier est une dérive qui bafoue les valeurs du capitalisme" mais "l'anticapitalisme est une impasse pire encore. Il n'y a aucun système autre que l'économie de marché mais nous sauverons le capitalisme et l'économie de marché en le refondant, en le moralisant", a-t-il martelé.

"Il y a des comportements indécents qui ne seront plus tolérés par l'opinion publique dans aucun pays au monde, fut-il le plus grand", a-t-il également affirmé, en faisant allusion aux Etats-Unis, d'où était partie la crise en 2007.

Plaidant pour une action coordonnée au niveau du G20 pour que tous les pays adoptent les mêmes règles, le président français a annoncé que "la France, qui présidera le G8 et le G20 en 2011, inscrirait à l'ordre du jour la réforme du système monétaire international".

"Il n'y aura pas de remise en ordre de la finance et de l'économie si on laisse persister le désordre des monnaies. L'instabilité des changes, la sous-évaluation de certaines devises empêchent que le commerce soit équitable, que la concurrence soit loyale", a-t-il expliqué.

Première publication : 27/01/2010

COMMENTAIRE(S)