AFP - Le claveciniste et chef d'orchestre franco-américain William Christie, figure du renouveau des musiques baroques, a été installé mercredi après-midi à l'Académie des Beaux-arts.
Signe de l'événement, la cérémonie était diffusée -- une première sous la coupole de l'Institut de France -- en direct sur internet, sur le site de France 3 (france3.fr) et sur le nouveau portail web (artsflomedia.com) de l'ensemble fondé il y a 30 ans par William Christie, Les Arts Florissants.
Champion de l'interprétation des musiques des XVIIe et XVIIIe siècles sur instruments anciens, qu'elles soient françaises (Charpentier, Lully, Rameau), anglaises (Purcell et Haendel) ou italiennes (Monteverdi), William Christie, 65 ans, a été élu en novembre 2008 à l'Académie des Beaux-arts, dans la section des "membres libres".
Dans un élégant habit vert dessiné par le couturier Christian Lacroix et inspiré des habits de cour jusque dans ses broderies, le chef a été installé mercredi au fauteuil précédemment occupé par le mime Marcel Marceau, décédé en 2007.
Devant un aéropage de personnalités, dont le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, le nouvel académicien a, comme le veut l'usage, fait l'éloge de son prédécesseur, "le plus grand mime au monde".
Mais il a renouvelé cet exercice obligé en dispensant, avec son autorité et sa clarté légendaires, une véritable leçon de musique, de déclamation et de chant baroques, avec la participation de la soprano Stéphanie d'Oustrac et de quelques choristes et instrumentistes des "Arts Flo". Une "lecture musicale" dirigée par William Christie lui-même depuis son pupitre d'orateur.
Le chef devait recevoir dans la soirée son épée d'académicien, conçue par le studio de création en joaillerie Chanel, lors d'un concert de gala à l'Opéra-Comique, la salle qui a accueilli nombre de ses succès depuis le fameux réveil d'"Atys" de Lully en 1987.






