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Economie

Jean-Claude Trichet dos au mur

Texte par Axelle SIMON

Dernière modification : 29/01/2010

Au deuxième jour du Forum, les investisseurs craignent que la dette grecque ne compromette la stabilité de la zone euro. Président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet s'est voulu rassurant.

Tout le monde l'attendait. Parmi les 70 conférences organisées ce jeudi, celle qui se proposait, en toute simplicité, de " repenser la zone euro" excitait le plus l'attention des participants. D'autant que les dernières rumeurs, vite démenties, évoquaient un possible sortie de la Grèce de la zone euro.

A la tribune : les Premiers ministres grec et espagnol, Georges Papandréou et José Luis Rodrigues Zapatero, entourés notamment de Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE).
 
Le taux d’emprunt à 10 ans de la dette grecque a franchi la barre des 7 %, avec, en outre, un taux d’emprunt de plus en plus élevé et un déficit qui se creuse. La situation est difficilement tenable pour les finances publiques du pays. La marge de manœuvre de son chef du gouvernement, elle, est étroite. Georges Papandréou le reconnaît : "Notre plus grand déficit n’est pas financier, affirme-t-il. C’est celui de la crédibilité. Nous, Grecs, devons remettre notre maison en ordre."
 
Tous ceux qui ont répondu présent à la conférence n'ont pas été déçus. Après les déclarations du Premier ministre grec, qui a avoué qu'Athènes était le "maillon faible de la zone euro", son homologue espagnol José Luis Zapatero s'est fait fort de préciser que son pays, lui, ne courait aucun risque. Et de vanter les mérites de la monnaie unique qui a aidé Madrid à surmonter la crise.
 
Jean-Claude Trichet, sans sourciller, a également soutenu le mauvais élève grec. Il en va de la crédibilité de la zone euro. Or le président de la BCE sait que ses moindres paroles sont analysées. Son apparente sérénité était ainsi le meilleur message qui soit. "Si j’ai l’air rassuré, vous investisseurs d’ici et d’ailleurs, devez l’être aussi", pouvait-on lire en sous-titre. Etant dos au mur, il n’avait pas d'autre choix que de tenir un tel discours.

 

Première publication : 29/01/2010

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