- Irak - Royaume-Uni - Tony Blair
Sept ans après l'invasion de l'Irak, Blair affirme n'avoir "aucun regret"
Oui, il était persuadé que l'Irak possédait des armes de destruction massive. Non, il n'a pas conclu d'accord secret avec Bush. Devant une commission d'enquête, l'ex-Premier ministre britannique justifie l'entrée en guerre de Londres en 2003.
Costume bleu, cravate rouge, Tony Blair l’assure : il pensait "sans le moindre doute que le régime de Saddam Hussein disposait d’armes de destruction massive". Devant la commission d’enquête Chilcot, l’ancien Premier ministre britannique a justifié des heures durant sa décision d’engager le Royaume-Uni en Irak, en mars 2003. En clair, l’ex-locataire de Downing Street n’a "aucun regret".
Bien que les armes de destruction massive, qui ont servi à justifier l’intervention en Irak, n’aient jamais été retrouvées, Tony Blair s’est défendu de tout "mensonge" ou de "complot". A ceux qui l’accusent d’avoir trompé l’opinion, il répond qu’il n’aurait "pas fait l'Irak" s’il n’avait "pas pensé que c'était juste", et affirme qu’il n’était pas question de s’engager dans un conflit dans le simple but de "changer le régime".
Pas d’accord secret avec George W. Bush
L’ancien chef du gouvernement britannique a expliqué comment les attentats du 11-Septembre avaient joué un rôle crucial dans la décision d’entrer en guerre. "Jusqu'au 11-Septembre, nous pensions que [Saddam] constituait un risque mais nous pensions que cela valait la peine de tenter de le contenir", a-t-il indiqué. Et d’ajouter : "le calcul du risque a changé. Après cela, mon avis était qu'on ne pouvait plus prendre aucun risque."
Tony Blair a toutefois ajouté que le Royaume-Uni acceptait désormais le fait qu'il n’existait aucun lien entre Saddam Hussein et le réseau Al-Qaïda. Mais il a assuré avoir été "absolument certain" que si le dirigeant irakien d’alors avait été autorisé à poursuivre son programme d'armes de destruction massive, il y aurait eu des conséquences pour l'Occident.
A la question de savoir s’il avait conclu un accord secret en 2002 avec George W. Bush pour envahir l’Irak, Tony Blair répond par la négative. Selon lui, la manière de répondre à la menace irakienne était restée "ouverte" à discussion, lors de sa rencontre avec le président américain dans son ranch de Crawford. D'autres témoins précédemment entendus par la commission estiment qu’il a, ce jour-là, promis son soutien militaire à Washington.
Les familles déçues
"Il n’y a pas eu de révélation fracassante, analyse Bénédicte Paviot, correspondante de FRANCE 24 à Londres. Tony Blair a l’habitude en tant qu’avocat de préparer ses dossiers, vous pouvez être sûrs qu’il avait bien préparé cette audition."
Il n’a toutefois pas pu convaincu les proches de soldats tués en Irak. "J’ai parlé à la mère d’un d’entre eux, elle me dit être déçue parce qu’elle a trouvé que les questions posées lors de l’audition n’étaient pas assez dures", rapporte Bénédicte Paviot.
Les associations représentant les familles des 179 soldats britanniques tués en Irak ont expliqué que Tony Blair avait rejeté leur demande d'une rencontre le jour de sa déposition. Les familles ont pu assister à l'audience par une vidéo diffusée dans une salle annexe du centre de conférence où la commission entendait les témoins.
A quelques mois des législatives
Tony Blair reste très critiqué pour avoir engagé quelque 45 000 soldats malgré
l'absence d'une résolution de l'ONU et l'opposition d'une majorité de son opinion publique. Signe de l'engouement suscité par ce témoin spécial, la commission procédant depuis novembre aux audiences publiques dans une petite salle du centre de Londres a dû organiser un tirage au sort pour le public.
Retransmise à la télévision britannique toute la journée, en un léger différé, l’audition était très attendue. Les élections législatives doivent avoir lieu d’ici juin et l’image du Parti travailliste, que les sondages donnent largement distancé par l’opposition, est toujours très affectée par cette entrée en guerre controversée.




























Commentaires (8)
un criminel vivant !!!!!!!!!!!!
Avez-vous déjà vu un criminel avoir des regrets mes amis ???!!! Donc c’est normale pour lui d’affirme n'avoir "aucun regret" malgré des innocents irakiens qui ont été tués et qui continuent à l’être !!! Juste pour un petit rappel c’Est-ce même sanguinaire qui a aide + USA (et continuent à le faire ) un autre génocidaire de l’Afrique centrale Kagamé à déstabiliser la région des grands lacs et à massacrer plus des 8 millions de civils innocents congolais ( ce type est un conseillé de Kagamé depuis … vous pouvez donc comprendre pourquoi la situation dans cette région fait que empirer …)
Blair et Bush devant la cour pénal international de justice
Le cas de Mr Blair devrait être transféré à la cour Cour pénal international de justice avec MR BUSH
Heureusement qu'il n'est pas Africain
S'il etait Africain il serait deja a la Haye pour crimes contre l'humanite pour avoir tue gratuitement plus d'un million d'Irakiens. Si la CPA (Cour Penale Africaine) de la Haye devient un jour la CPI (Cour Penale Internationale) je crois que c'est la ou il devrait aller.
USA- IRAK
Blair n' a pas besoins de se justifier ni de regretter quoi que ce soi(LeMagades)
les USA et la G.B et leurs alliés ont eu raison contre Saddam
Les USA et les britanniques sous Tony blair ont débarrassé l'Irak le moyen orient et le monde, comme ce fut le cas en Europe et en Asie en 1939/45, d'un régime de dictature sanguinaire, qui ne respectait point les résolutions de conseil de sécurité qui était dune menace pour le monde et surtout les USA après le 11 sept et expansionniste qui attendait l'occasion pour annexer ses voisins le Koweït et l'Arabie Saoudite en première ligne, ce qui aurait demander encore une fois une guerre limitée aux USA puisque l'Irak était toujours sous le cesser le feu et dont deux les zones Nord (des Kurdes)et Sud (les Chiites) étaient sous protection anglo-USA.Ils ont mis fin à un embargo certes justifié mais qui pénalisait uniquement le peuple irakien et non point les représentants du régime qui étalaient en plein embargo leur luxe (palais des mille et une nuit, voitures et bateaux...) et par conséquent à toute une structure du régime et à réseau internationale de corruption autour de "pétrole contre nourriture".Enfin ils ont permis aux irakiens,malgré le terrorisme des nostalgique du régime et des intégriste, d'entamer la construction d'un État démocratique dans un moyen orient de despotes, de sortir de plus de 120 milliards de $ de dette contracté par l'ex régime et d'engager le pays dans des négociations avec l'ONU pour ne pas rester soumis à l'article sept. Quant à l'une justification phare les A.D.M, le régime de Saddam était sur le point de se doter l'arme nucléaire avec l'aide technique d'un pays européen sans la destruction du réacteur par les israéliens et les gaz ont déciminé en 1988 plus de 5000 Kurdes de tout âge et si les stocks n'ont pas été retrouvé c'est que le régime,comme dans d'autres cas les avions civils et de combats etc... ,les a bien caché.A signaler qu'aussi dans le cas similaire de la Yougoslavie et pour des raisons de l"ingérence humanitaire" les USA sous les démocrates et l'OTAN sont intervenus malgré l'opposition d'un membre permanent du C.S de l'ONU.Si dans un lyrisme théâtral un pays européen, anti USA épidermique surtout voulant le maintien d'intérêts économiques acquis avec le dictateur,menaçait d'user du véto il ne peut constituer à lui seul la légitimité.Ce qui est affligeant est de constater que les 200 manifestants "anti war" ou autres qui ont tenté d'influencer par la pression de la rue le travail de la commission dite d'enquête, manipulés ceux encore actifs du réseau l'ex dictateur, n'ont jamais manifesté contre les actes génocidaires de Saddam dont les victimes se chiffraient en centaines de milliers encore moins contre les actes de terroristes actuels en Irak et en Afghanistan. D'ailleurs de tels mouvements s'alignent historiquement du coté de régimes totalitaires, cas des pacifistes soutenant le traité de "paix" de Staline avec Hitler ou des "pacifistes" de 2003 , dont les moyens pour leur mobilisation ne sont plus un mystère, voulaient objectivement, par leurs processions médiatisées, le maintien de Saddam , de son régime de leur répression. .
turpitudes
il faut que les anglais présentent des excuses aux francais pour les avoir traiter de tous les noms qui, dans leur sagesse et leur bon sens ne se sont pas rallier aveuglément au fourvoiement désastreux des ricains et des english! Shame on you!
réaction (tony blair )
pas seulement les AFRICAINS. Ilfaut renvoyer TONY BLAIR à la TPI...robert du togo
ou est le sentiment
ou est le sentiment anti-francais d'avant guerre? ben comme tjr on ou critique pour ce qu'ont fait de bien et on nous admires quand on fait quelques de mal
sacre anglo saxons!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Criminel de guerre
c'est une honte mais blair n'est que le catalyseur d'une grande ratonnade. Il n'est qu'à écouter les journaux de france24 de l'époque : UNE ENORME PROPAGANDE pour justifier le plus grand crime de l'humanité réalisée par des états réunis depuis l'allemagne nazie!!!
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