Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie : la guerre oubliée

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique : comment sortir de l'impasse?

En savoir plus

SUR LE NET

Le web se met au « Ice Bucket Challenge » pour la bonne cause

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Montréal, toute une histoire

En savoir plus

FOCUS

Israël : Tsahal face aux minorités de la société israélienne

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Guillaume Foliot, directeur adjoint du Programme alimentaire mondial

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gabon : le camp d'Ali Bongo répond aux attaques de Jean Ping

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le scandale irlandais"

En savoir plus

  • Reprise des hostilités à Gaza, Israël rappelle ses négociateurs au Caire

    En savoir plus

  • L'armée irakienne attaque les jihadistes sur plusieurs fronts

    En savoir plus

  • L'opposition pakistanaise pénètre dans la zone rouge d’Islamabad

    En savoir plus

  • Ligue 1 : une enquête judiciaire ouverte après le coup de tête de Brandao

    En savoir plus

  • Championnat d'Europe : Florent Manaudou vainqueur ex æquo sur 50 m papillon

    En savoir plus

  • Le prince saoudien braqué à Paris est un fils du roi Fahd mort en 2005

    En savoir plus

  • Émeutes de Ferguson : les États-Unis face à leurs vieux démons racistes

    En savoir plus

  • Carte interactive : "Ici est tombé" pour la Libération de Paris

    En savoir plus

  • Libération de Paris : "J'accueillais mes libérateurs"

    En savoir plus

  • Dans l’est de l'Ukraine, Lougansk en proie à d’intenses combats

    En savoir plus

  • Le pape François ouvre davantage la voie à la béatification de Mgr Romero

    En savoir plus

  • Amos Gitaï : "Israël est un projet politique, pas un projet religieux"

    En savoir plus

  • Le bilan d'Ebola s'alourdit encore en Afrique de l'Ouest

    En savoir plus

Economie

La grand-messe de Davos s'achève sur des déclarations prudentes

Vidéo par Stéphanie ANTOINE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 31/01/2010

Le Forum économique mondial qui se tient chaque année dans la station des Grisons s'est achevé, samedi, dans une ambiance en demi-teinte : si la croissance est de retour, des États connaissent encore d'importantes difficultés budgétaires.

 AFP - Le Forum de Davos s'est conclu samedi dans une ambiance loin d'être euphorique, car si la croissance est repartie, les problèmes budgétaires d'Etats comme la Grèce suscitent beaucoup d'inquiétudes, tandis que les banques attendent de mauvaise grâce une régulation renforcée.

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a prévenu que le rétablissement des finances publiques serait l'un des principaux problèmes pour l'économie mondiale.

"Nous allons être confrontés (à ce problème) pendant cinq, six ou sept ans, selon les pays", a-t-il déclaré lors du Forum économique mondial à Davos (Suisse).

Les Etats se sont endettés pour sortir leur économie de la récession et doivent maintenant se préparer à revenir sur les mesures exceptionnelles et coûteuses mises en place. Ce processus sera très délicat, a prévenu M. Strauss-Kahn, car si cela est fait trop rapidement, cela pourrait replonger l'économie dans la récession.

La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a également souligné l'importance du "timing" à la fois du retrait du soutien public à la reprise, de la réforme du secteur financier et du redressement des finances publiques.

Durant le Forum, banquiers et politiques se sont opposés sur la régulation bancaire mise en avant la semaine dernière de manière spectaculaire par le président américain Barack Obama, qui a annoncé vouloir réduire la taille des banques et les empêcher de mélanger l'activité de banque de dépôts et certaines opérations sur les marchés.

Le président français Nicolas Sarkozy a enfoncé le clou mercredi lors du discours inaugural à Davos en dénonçant les dérives du capitalisme financier et "des comportements indécents qui ne seront plus tolérés par l'opinion publique".

Le ministre allemand de l'Economie Rainer Brüderle a cependant averti samedi que les projets de régulation bancaire ne devaient pas se faire "de façon isolée, au niveau national ou européen", mais dans le cadre du G20, pour éviter des législations nationales plus contraignantes que d'autres.

"Si une place financière devient trop restrictive, d'autres (...) en profiteront", a-t-il affirmé à l'AFP.

Les nombreux banquiers présents dans la station des Grisons ont multiplié les mises en garde contre une réglementation trop stricte qui les empêcherait, selon eux, de financer l'économie.

Joseph Ackermann, patron de la Deutsche Bank, a reconnu la nécessité de réforme mais a mis en garde contre un assèchement du crédit.

"Nous savons tous que quelque chose doit être fait pour restaurer la confiance mais il faut absolument une harmonisation au niveau mondial des réglementation et de la fiscalité", a-t-il dit.

Plusieurs ministres des Finances, banquiers centraux et banquiers privés se sont réunis samedi en privé pour discuter de la question. Outre Mme Lagarde, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, et le chancelier de l'Echiquier Alistair Darling étaient notamment présents.

Entretien avec Jean-Claude Trichet, président de la BCE


Barney Frank, président de la commission des services financiers de la Chambre des représentants américaine, qui a aussi participé à cette réunion, a jugé que les banquiers privés comprenaient le besoin de régulation.

"Il va y avoir une régulation, ils comprennent cela. Nous sommes prêts à parler de la manière d'atteindre ce but", a-t-il dit.

"Le pouvoir politique aux Etats-Unis va certainement mettre en place une régulation dure et raisonnable", a-t-il ajouté. Au sujet des banquiers privés, il a noté: "Ce n'est pas à eux de décider si on le fait ou non".

Par ailleurs, concernant les perspectives économiques pour 2010, M. Strauss-Kahn, dont l'organisation vient de relever ses prévisions de croissance pour le monde à 3,9%, s'est montré prudent comme beaucoup d'intervenants lors du Forum.

"Il faut garder à l'esprit que cette croissance est encore fragile car une grande partie est soutenue par les fonds publics et la demande privée est encore faible", a-t-il expliqué.

Le conseiller économique du président américain Lawrence Summers s'est dit "perturbé par le niveau de l'emploi". "Il y a une reprise statistique et une récession humaine", a-t-il relevé.

 

Première publication : 30/01/2010

COMMENTAIRE(S)