Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

ICI L'EUROPE

Traité transatlantique : les consommateurs lésés ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Dacian Ciolos, commissaire européen à l'Agriculture et au Développement rural

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le hip-hop fusion à la française

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : à Kobané, la colère des Kurdes contre la Turquie

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

La Tunisie se prépare à voter

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Nouvelle tentative pour mettre fin au conflit entre Kiev et Moscou

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Sommet européen sur l'emploi : la croissance à l'ordre du jour

En savoir plus

REPORTERS

L'héritage du président Mujica en Uruguay

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

La chasse au carbone

En savoir plus

  • L'armée suédoise traque un introuvable sous-marin russe

    En savoir plus

  • Ankara va faciliter le passage des peshmerga vers Kobané

    En savoir plus

  • Procès des journalistes en Papouasie : "Ils n’ont pas commis une faute très grave"

    En savoir plus

  • Tout ce que vous pensez savoir sur Ebola... et qui est faux !

    En savoir plus

  • François Hollande inaugure la Fondation Vuitton à Paris

    En savoir plus

  • L’Algérie refuse de remplacer le Maroc pour l’organisation de la CAN-2015

    En savoir plus

  • Paris et Berlin s'entendent pour stimuler l'investissement en Europe

    En savoir plus

  • Vidéo : à Kobané, la colère des Kurdes contre la Turquie

    En savoir plus

  • Ebola : réunion de l'UE pour mieux lutter contre le virus

    En savoir plus

  • Kate et William attendent leur deuxième enfant pour avril

    En savoir plus

  • Quand l’EI ne veut plus que ses militants postent de selfies

    En savoir plus

  • La crainte s'empare des Iraniennes après des attaques à l'acide

    En savoir plus

  • Le gouvernement japonais fragilisé après la démission de deux ministres

    En savoir plus

  • À Hong Kong, l'exécutif accuse des "forces étrangères" d'être à la manœuvre

    En savoir plus

  • Foot européen : excepté la Juve, les cadors assurent

    En savoir plus

Economie

La grand-messe de Davos s'achève sur des déclarations prudentes

Vidéo par Stéphanie ANTOINE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 31/01/2010

Le Forum économique mondial qui se tient chaque année dans la station des Grisons s'est achevé, samedi, dans une ambiance en demi-teinte : si la croissance est de retour, des États connaissent encore d'importantes difficultés budgétaires.

 AFP - Le Forum de Davos s'est conclu samedi dans une ambiance loin d'être euphorique, car si la croissance est repartie, les problèmes budgétaires d'Etats comme la Grèce suscitent beaucoup d'inquiétudes, tandis que les banques attendent de mauvaise grâce une régulation renforcée.

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a prévenu que le rétablissement des finances publiques serait l'un des principaux problèmes pour l'économie mondiale.

"Nous allons être confrontés (à ce problème) pendant cinq, six ou sept ans, selon les pays", a-t-il déclaré lors du Forum économique mondial à Davos (Suisse).

Les Etats se sont endettés pour sortir leur économie de la récession et doivent maintenant se préparer à revenir sur les mesures exceptionnelles et coûteuses mises en place. Ce processus sera très délicat, a prévenu M. Strauss-Kahn, car si cela est fait trop rapidement, cela pourrait replonger l'économie dans la récession.

La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a également souligné l'importance du "timing" à la fois du retrait du soutien public à la reprise, de la réforme du secteur financier et du redressement des finances publiques.

Durant le Forum, banquiers et politiques se sont opposés sur la régulation bancaire mise en avant la semaine dernière de manière spectaculaire par le président américain Barack Obama, qui a annoncé vouloir réduire la taille des banques et les empêcher de mélanger l'activité de banque de dépôts et certaines opérations sur les marchés.

Le président français Nicolas Sarkozy a enfoncé le clou mercredi lors du discours inaugural à Davos en dénonçant les dérives du capitalisme financier et "des comportements indécents qui ne seront plus tolérés par l'opinion publique".

Le ministre allemand de l'Economie Rainer Brüderle a cependant averti samedi que les projets de régulation bancaire ne devaient pas se faire "de façon isolée, au niveau national ou européen", mais dans le cadre du G20, pour éviter des législations nationales plus contraignantes que d'autres.

"Si une place financière devient trop restrictive, d'autres (...) en profiteront", a-t-il affirmé à l'AFP.

Les nombreux banquiers présents dans la station des Grisons ont multiplié les mises en garde contre une réglementation trop stricte qui les empêcherait, selon eux, de financer l'économie.

Joseph Ackermann, patron de la Deutsche Bank, a reconnu la nécessité de réforme mais a mis en garde contre un assèchement du crédit.

"Nous savons tous que quelque chose doit être fait pour restaurer la confiance mais il faut absolument une harmonisation au niveau mondial des réglementation et de la fiscalité", a-t-il dit.

Plusieurs ministres des Finances, banquiers centraux et banquiers privés se sont réunis samedi en privé pour discuter de la question. Outre Mme Lagarde, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, et le chancelier de l'Echiquier Alistair Darling étaient notamment présents.

Entretien avec Jean-Claude Trichet, président de la BCE


Barney Frank, président de la commission des services financiers de la Chambre des représentants américaine, qui a aussi participé à cette réunion, a jugé que les banquiers privés comprenaient le besoin de régulation.

"Il va y avoir une régulation, ils comprennent cela. Nous sommes prêts à parler de la manière d'atteindre ce but", a-t-il dit.

"Le pouvoir politique aux Etats-Unis va certainement mettre en place une régulation dure et raisonnable", a-t-il ajouté. Au sujet des banquiers privés, il a noté: "Ce n'est pas à eux de décider si on le fait ou non".

Par ailleurs, concernant les perspectives économiques pour 2010, M. Strauss-Kahn, dont l'organisation vient de relever ses prévisions de croissance pour le monde à 3,9%, s'est montré prudent comme beaucoup d'intervenants lors du Forum.

"Il faut garder à l'esprit que cette croissance est encore fragile car une grande partie est soutenue par les fonds publics et la demande privée est encore faible", a-t-il expliqué.

Le conseiller économique du président américain Lawrence Summers s'est dit "perturbé par le niveau de l'emploi". "Il y a une reprise statistique et une récession humaine", a-t-il relevé.

 

Première publication : 30/01/2010

COMMENTAIRE(S)