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Economie

"Le plus dur c'est de comprendre ce pour quoi les gens sont prêts à payer"

Texte par Nicolas DE SCITIVAUX

Dernière modification : 07/05/2010

À la tête de la direction du développement digital du "Guardian", l'un des plus prestigieux quotidiens britanniques, Simon Waldman estime que le salut de la presse passera par les nouvelles plate-formes et leur modèle payant.

Arrivé au "Guardian" en 1996, Simon Waldman est aujourd’hui directeur de la stratégie digitale et du développement du Guardian Media Group. Actuellement, le quotidien circule aux alentours de 330 000 exemplaires dans le monde, et son site internet www.guardian.co.uk est un des sites d’information les plus consultés au Royaume-Uni.

Le principal défi des groupes de presse aujourd’hui, estime ce féru de nouvelles technologies, est d’arriver à transformer leur business model à tous les niveaux : de la création de contenu aux espaces de distribution, sans oublier les modèles financiers.

"Et il faut faire tout cela en dirigeant un business déjà existant, s'exclame Waldman. C’est un processus de transformation qui est horriblement difficile."

Quelle est la stratégie internet du "Guardian" ?

Entre rendre le contenu gratuit ou payant, il n'y a pas de business model qui domine l’autre, internet étant un média en perpétuelle et rapide évolution, selon Waldman.

"Le plus dur, ajoute-t-il, c'est de comprendre ce pour quoi les gens sont prêts à payer, et déterminer si le nombre de clients payants sera suffisant à financer le coût de la création du contenu."

Selon lui, une des méthodes de financement passe par l'adaption des médias aux nouvelles plateformes comme l’iPhone, l’iPad ou le Kindle (le livre électronique commercialisé par Amazon, ndlr), car elles sont source de nouveaux abonnements.

Certains médias proposent une part de contenu gratuit et une part de contenu payant, qu'en pensez-vous ?

C'est pour cela que le Guardian Media Group a préféré se concentrer sur des produits tels que l’iPhone, qui possèdent un mécanisme de vente solide et accepté par le consommateur.

"Nous venons de lancer une application payante sur l'iPhone (lancée le 14 décembre 2009 au prix de 2,99 € en France, ndlr) et nous en avons vendu 70 000 copies dans le premier mois", se félicite-t-il.

Quant à la publicité sur internet, actuellement encore une source essentielle de revenus, Waldman est persuadé que le marché restera important. Mais pour lui, l'argent généré par la ventes de petites annonces – notamment dans les domaines de l’emploi et des rencontres - est égalment une piste financière à exploiter.

Quel sera le modèle de business pour la presse ?

La presse écrite est-elle menacée par internet ? Pas pour Simon Waldman, qui rapelle au passage que plus d’un milliard de personnes continuent à acheter des journaux tous les jours.

"Il y a quelque chose par rapport au format du journal, à sa disponibilité et à son aspect pratique, qui justifie le fait que des gens continuent à les lire, qu'ils soient payants ou gratuits. Il ne faut pas tuer les journaux trop tôt !", conclut-il.

Quelle est la valeur ajoutée d'un journal face à la réactivité d'internet ?

Première publication : 02/02/2010

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