02 février 2010 - 20H28  

Mexique: Ciudad Juarez enterre les lycéens massacrés par un cartel
Ciudad Juarez enterrait mardi les 16 lycéens massacrés deux jours plus tôt lors d'une fête, un carnage exceptionnel même dans cette ville mexicaine qui enregistre jusqu'à une dizaine de meurtres par jour, derrière lesquels plane l'ombre des cartels de la drogue.
Ciudad Juarez enterrait mardi les 16 lycéens massacrés deux jours plus tôt lors d'une fête, un carnage exceptionnel même dans cette ville mexicaine qui enregistre jusqu'à une dizaine de meurtres par jour, derrière lesquels plane l'ombre des cartels de la drogue.
Ce massacre a marqué le début d'un week-end prolongé particulièrement sanglant dans le nord du Mexique: 46 victimes, toutes tuées par balle, à Ciudad Juarez, Torreon et Magdalena, dans les trois Etats de Chihuahua, Coahuila et Sonora, qui couvrent la totalité des 3.000 kilomètres de la frontière américaine
Ce massacre a marqué le début d'un week-end prolongé particulièrement sanglant dans le nord du Mexique: 46 victimes, toutes tuées par balle, à Ciudad Juarez, Torreon et Magdalena, dans les trois Etats de Chihuahua, Coahuila et Sonora, qui couvrent la totalité des 3.000 kilomètres de la frontière américaine

AFP - Ciudad Juarez enterrait mardi les 16 lycéens massacrés deux jours plus tôt lors d'une fête, un carnage exceptionnel même dans cette ville mexicaine qui enregistre jusqu'à une dizaine de meurtres par jour, derrière lesquels plane l'ombre des cartels de la drogue.

C'est à Ciudad Juarez, à la frontière américaine du Texas, en face d'El Paso, que se concentre la guerre sans merci entre les cartels pour le contrôle du trafic à destination des Etats-Unis, premier client mondial de la cocaïne: plus de 2.500 morts l'an dernier dans cette ville de 1,3 million d'habitants.

Au plan national, ces affrontements quotidiens entre les grands cartels ont déjà fait plus de 15.000 morts depuis la prise de fonctions du président Felipe Calderon fin 2006, en dépit du déploiement de plus de 50.000 militaires en renfort de la police.

Les tueurs des lycéens, qui fêtaient un anniversaire et une victoire de leur équipe de football, appartiendraient au gang des "Aztèques", à la solde du cartel dit de Juarez, un des plus connus du pays, indique-t-on au Parquet.

Une cérémonie en l'honneur des victimes devait débuter mardi à 15h00 locales (22h00 GMT).

Ce massacre a marqué le début d'un week-end prolongé particulièrement sanglant dans le nord du Mexique: 46 victimes, toutes tuées par balle, à Ciudad Juarez, Torreon et Magdalena, dans les trois Etats de Chihuahua, Coahuila et Sonora, qui couvrent la totalité des 3.000 kilomètres de la frontière américaine.

M. Calderon, qui a condamné "le lâche assassinat" des lycéens depuis Tokyo, où il était en visite officielle, a érigé la lutte contre les cartels en priorité nationale, sans encore avoir réussi à les neutraliser.

Sa méthode, basée sur une militarisation systématique dont les populations locales souffrent souvent, soulève des critiques dans les milieux politiques, qu'il ne peut ignorer: la présidentielle de 2012 approche et sa réélection n'est pas garantie.

Dans cette perspective, il a toutefois marqué des points récemment.

En décembre, Arturo Beltran Leyva, chef du cartel qui porte son nom, a été tué dans un raid mené par l'infanterie de Marine, et un de ses frères, Carlos, a été arrêté peu après.

En janvier, Teodoro Garcia Simental, dit "El Teo", a été arrêté dans une opération conjointe armée-police. Réputé pour sa cruauté, considéré comme une force montante des cartels, il figurait, comme Arturo Beltran Leyva, sur la liste des 24 responsables des cartels pour la capture desquels le gouvernement a offert jusqu'à l'équivalent de 2,3 millions de dollars (1,4 million d'euros).

La mort ou la capture de tel ou tel chef de cartel ne signifie pas forcément la disparition de son organisation, mais sûrement son affaiblissement momentané et entraîne presque automatiquement une intensification des assauts des bandes rivales, expliquent les experts.

C'est le cas ces dernières semaines le long de la frontière américaine, selon eux, d'autant qu'on assiste actuellement à une restructuration des cartels mexicains en deux grands groupes ennemis: d'un côté Sinaloa et La Famille, de l'autre Beltran Leyva, Golfe, Zetas, Tijuana et Juarez.

Fermer