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02 février 2010 - 19H32  

Sondages/Elysée: l'institut d'enquêtes OpinionWay attaque Marianne
Le patron de l'institut d'enquêtes OpinionWay, Hugues Cazenave, a demandé mardi au tribunal correctionnel de Paris de condamner pour diffamation l'hebdomadaire Marianne qui en juillet l'avait accusé de "trafiquer" certains de ses sondages, payés par l'Elysée.
Le patron de l'institut d'enquêtes OpinionWay, Hugues Cazenave, a demandé mardi au tribunal correctionnel de Paris de condamner pour diffamation l'hebdomadaire Marianne qui en juillet l'avait accusé de "trafiquer" certains de ses sondages, payés par l'Elysée.

AFP - Le patron de l'institut d'enquêtes OpinionWay, Hugues Cazenave, a demandé mardi au tribunal correctionnel de Paris de condamner pour diffamation l'hebdomadaire Marianne qui en juillet l'avait accusé de "trafiquer" certains de ses sondages, payés par l'Elysée.

Le 25 juillet, Marianne avait publié dans son édition papier un long article intitulé : "Affaire d'Etat: comment l'Elysée achète des sondages pour manipuler l'opinion". Quelques jours plus tôt, elle avait également publié sur son site internet tout une série d'articles sur le sujet.

Ces articles faisaient écho à la polémique sur les sondages payés par l'Elysée, née avec la publication, le 15 juillet par la Cour des comptes, d'un rapport épinglant les pratiques de l'Elysée, dont le budget sondages avait atteint 3,28 millions d'euros en 2008.

Dans Marianne, on pouvait lire notamment: "En deux pages pudiques, la Cour explique que l'Elysée paye (cher, très cher) un consultant Patrick Buisson, qui commande à l'institut de sondage OpinionWay des enquêtes d'opinion au miel et au sucre. A charge pour Le Figaro et LCI de diffuser cette propagande. On exagère ? Même pas..."

Mardi, M. Cazenave, se disant victime d'un "acharnement" de la part du magazine, a "formellement" contesté ces accusations, ajoutant: "Pour un institut de sondage, il n'y a rien de pire que d'être attaqué dans son impartialité".

De son côté, le rédacteur en chef du site internet de Marianne et co-auteur des articles incriminés Philippe Cohen a défendu sa position. "Ce qu'on voulait montrer, c'est qu'il s'agit d'un dispositif de communication", consistant à "donner le la de la communication présidentielle", a déclaré le journaliste.

"Ce que je trouve choquant" c'est qu'un institut de sondage n'ait pas "rendu public" le fait que les sondages publiés sur LCI ou dans Le Figaro étaient co-financés par l'Elysée, a-t-il dit. Il affirme n'avoir "jamais vu un tel martèlement, aussi régulier, avec une titraille aussi propagandiste".

La 17e chambre devait mettre sa décision en délibéré à plusieurs semaines.

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