AFP - Le chef de la commission électorale chargée de superviser le scrutin présidentiel la semaine dernière au Sri Lanka a rejeté mercredi les accusations de fraude portées contre le président réélu Mahinda Rajapakse, s'interrogeant davantage sur l'équité de la campagne.
"Je ne suis pas satisfait de ce qui s'est passé lors de la période électorale. Mais je soutiens le processus électoral et les résultats", a-t-il commenté à des journalistes à Colombo.
A l'issue d'une bataille acharnée qui a tourné au réglement de comptes personnel, les résultats du vote le 26 janvier ont donné une large majorité au président sortant avec 57,8% des suffrages. Son principal rival, l'ex général Sarath Fonseka a été battu avec 40,1% des voix.
M. Dissanayake a précisé ne pas avoir pu contrôler l'utilisation abusive de ressources de l'Etat, comme les médias gouvernementaux, lors de la campagne.
Il a également exprimé la crainte de voir se produire des abus similaires lors des prochaines élections législatives, dont la date n'a pas encore fixée.
"C'est aux personnes concernées, aux partis politiques et aux candidats qu'il revient de se pourvoir en justice pour rétablir la situation", a-t-il jugé. "J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour contrôler les abus mais je ne peux pas faire plus", a-t-il ajouté.
Sarath Fonseka a rejeté les résultats sortis des urnes et a déclaré qu'il allait les contester en justice, après avoir, selon lui, collecté des preuves de fraudes informatiques sophistiquées.
Une équipe d'experts électoraux du Secrétariat du Commonwealth, invités à contrôler l'élection, a déclaré la semaine dernière que le vote avait été "bien géré", tout en soulignant un environnement pré-électoral "altéré".
Le président de la mission d'observation du Commonwealth, K.D. Knight, a conclu que les résultats reflétaient largement la volonté du peuple en dépit de quelques violations du code électoral.







