Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Gwendal Rouillard, Secrétaire de la commission de la Défense et des forces armées

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Bolivie : au travail dès l'âge de 10 ans

En savoir plus

DÉBAT

Manifestation en soutien à Gaza : un rassemblement test pour le gouvernement

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Andy Serkis : l'homme à l'origine du singe

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Empathie et sympathie"

En savoir plus

SUR LE NET

Gaza : Tsahal et le Hamas s'affrontent aussi en ligne

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le tourisme, moteur de l'économie espagnole

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Come prima"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les oubliés de Mossoul

En savoir plus

  • Air Algérie a perdu le contact avec un avion parti de Ouagadoudou

    En savoir plus

  • La Soudanaise condamnée à mort pour apostasie est arrivée en Italie

    En savoir plus

  • France : UBS mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale

    En savoir plus

  • Un match entre Lille et le Maccabi Haifa interrompu par des pro-palestiniens

    En savoir plus

  • En images : À Alep, les cratères d'obus deviennent des "piscines" pour enfants

    En savoir plus

  • Arizona : condamné à mort, il agonise deux heures sur la table d'exécution

    En savoir plus

  • Levée de la suspension des vols américains vers Tel-Aviv

    En savoir plus

  • Tour de France : ces forçats qui ont forgé la réputation du Tourmalet

    En savoir plus

  • Sénégal : risque de famine en Casamance

    En savoir plus

  • L'ONU ouvre une enquête sur l'offensive israélienne à Gaza

    En savoir plus

  • À Paris, un rassemblement pro-palestinien sans heurts

    En savoir plus

  • Tour de France : "Depuis le temps qu'un Italien n'a pas gagné !"

    En savoir plus

  • "Le conflit israélo-palestinien est importé en France depuis longtemps"

    En savoir plus

  • Les députés adoptent la nouvelle carte des régions françaises

    En savoir plus

  • Bagdad accusé d'utiliser des "barrel bombs" contre sa population

    En savoir plus

  • Ukraine : deux avions de chasse de l'armée abattus dans l’est du pays

    En savoir plus

  • Accident d'avion à Taïwan : au moins 45 morts, dont deux Françaises

    En savoir plus

Amériques

La venue du dalaï-lama aux États-Unis ravive les tensions entre Pékin et Washington

Vidéo par Florence VILLEMINOT

Texte par Sarah LEDUC

Dernière modification : 03/02/2010

Regain de tensions entre Pékin et Washington. Après l'affaire des ventes d'armes à Taïwan, c'est l'annonce d'une rencontre entre le président américain, Barack Obama, et le dalaï-lama qui menace d'embraser les relations entre les deux pays.

Malgré les menaces proférées par Pékin, le président américain, Barack Obama, a confirmé qu’il rencontrerait le dalaï-lama lors de la visite de ce dernier aux Etats-Unis à la mi-février. Bien que l’actuel locataire de la Maison Blanche ne soit pas le premier chef de l’Etat américain à recevoir le leader spirituel tibétain, qui avait notamment été reçu par George W. Bush, la tension provoquée par l'affaire est de plus en plus palpable.

"La Chine est vexée de l'obstination de Barack Obama"

Libre échange, taux de change, censure sur Internet, droits de l'Homme, vente d’armes à Taïwan… La Chine et les Etats-Unis, première et troisième économies mondiales, ont multiplié, ces dernières semaines, les sujets de discorde.

Après s’être montré plutôt conciliant, Washington se veut désormais plus ferme depuis le manque de coopération affiché par la Chine lors du sommet de Copenhague et, surtout, le différend entre Google et Pékin qui a obligé Hillary Clinton à hausser le ton.

"Il est probable qu’il y ait eu, jusqu'à présent, une hésitation des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine. C'est maintenant tranché. Si Hillary Clinton s’est montrée plus dure qu’Obama lors de leur visite en Chine en novembre dernier, le président s’est aligné aux côtés de Clinton", explique à FRANCE 24 Jean-Luc Domenach, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (Ceri).

La vente d’armes à Taïwan met le feu aux poudres

L’annonce des ventes d’armes à Taïwan, considérée comme une province "rebelle" par la Chine, avait déjà passablement irrité Pékin la semaine dernière. "Les entreprises américaines impliquées ont ignoré l’opposition de la Chine et persistent à vouloir vendre des armes à Taïwan. La Chine imposera des sanctions adéquates aux entreprises qui vendront des armes à Taïwan", avait indiqué le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu.

L’initiative américaine a également suscité l’ire de la presse chinoise. Le "Renmin Ribao Haiwaiban", organe du Parti communiste chinois, n’a pas hésité à dénoncer "une mentalité de guerre froide et une hypocrisie totale", comme l’a relevé le "Courrier international".

A ce dossier viennent s'ajouter les divergences concernant l'enrichissement nucléaire iranien. Alors que les pays occidentaux réclament plus de sanctions contre l’Iran, la Chine persiste à vouloir régler le conflit par la négociation.

"C’est l’Empire contre-attaque ! Après les Jeux olympiques, la France a été la première à faire les frais de l’arrogance chinoise. Les Chinois perdent un peu la tête et ils se croient arrivés en finale, explique Jean-Luc Domenach. Mais les Etats-Unis sont en train de rappeler que c’est eux la grande puissance !"

Un virement stratégique ?

"Des sujets difficiles entre Pékin et Washington"

Il y a encore deux mois, l’administration Obama se vantait pourtant d’un dialogue prometteur avec la Chine, se complaisant dans l’évocation d’un "G2" sino-américain.
A son arrivée à la Maison Blanche, le président américain s’était montré extrêmement prudent dans sa relation avec la Chine, refusant d’aborder avec elle la question des droits de l’Homme ou de recevoir le leader spirituel tibétain.

"Je sais bien que les gens se posent des questions sur l’attitude américaine face à la montée en puissance de la Chine. Il faut répondre qu’on ne doit pas craindre la réussite des autres", avait affirmé le chef de l’Etat américain, en novembre dernier.

De nombreuses analyses réfutent toutefois l’hypothèse du changement stratégique, tant les économies des deux pays sont interdépendantes. Washington continue d’avoir besoin de Pékin pour venir à la rescousse de son déficit évaluée, en octobre dernier, à 1 414 milliards de dollars, soit environ 10 % du produit intérieur brut (PIB) américain.
 

Première publication : 03/02/2010

  • DÉFENSE

    Pékin suspend ses relations militaires avec Washington

    En savoir plus

  • INTERNET

    Le ton monte entre Pékin et Washington dans l'affaire Google

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)