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EUROPE

Bucarest accepte de participer au projet américain de bouclier antimissiles

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/02/2010

En réponse à une requête de Washington, le président roumain Traian Basescu a fait savoir que son pays accueillera des intercepteurs de missiles balistiques déployés dans le cadre du nouveau projet américain de bouclier antimissiles.

AFP - La Roumanie accueillera des intercepteurs de missiles balistiques déployés dans le cadre du nouveau projet de bouclier antimissile américain, a annoncé jeudi le président Traian Basescu.

"La Roumanie a officiellement été invitée par le président américain Barack Obama à participer au système de défense antimissile", a déclaré M. Basescu à l'issue d'une réunion du Conseil suprême de défense (CSAT) qu'il préside.

Ce pays accueillera des "intercepteurs terrestres de missiles balistiques et de moyenne portée", a ajouté le chef de l'Etat, précisant que ces éléments devraient être opérationnels en 2015. "Ce système de défense n'est pas dirigé contre la Russie", a-t-il souligné, répondant aux inquiétudes exprimées par le passé par Moscou à l'égard du projet américain.

Selon M. Basescu, ce bouclier s'inscrit dans le principe de l'"indivisibilité de la sécurité" des pays membres de l'Otan et "protégera l'ensemble du territoire roumain", à la différence du premier projet de bouclier, abandonné par Washington, qui n'offrait qu'une "protection très limitée" à ce pays.

Des négociations entre Bucarest et Washington sur le déploiement des intercepteurs seront engagées très prochainement, et les accords conclus seront soumis pour ratification au parlement roumain, a encore indiqué le président.

La participation de Bucarest à ce système de défense avait été pour la première fois évoquée lors d'une visite en Roumanie du vice-président américain Joe Biden, en octobre dernier, dans le cadre d'une tournée en Europe de l'est.

M. Biden avait alors remercié Bucarest de son "soutien au nouveau projet antimissile", qui a "l'avantage de protéger" aussi bien l'Europe que les Etats-Unis.

Le nouveau système, présenté par l'administration de Barack Obama en septembre, après une réévaluation de la menace balistique iranienne, est destiné à contrer des missiles non plus de longue, mais de courte et moyenne portée.

 

Première publication : 04/02/2010

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