AFP - Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, tête de liste de la majorité aux régionales en Poitou-Charentes face à la présidente PS sortante Ségolène Royal, a présenté ses excuses jeudi après un dérapage verbal sur les "harkis".
Interrogé par Europe 1 sur la présence de centristes sur la liste de Ségolène Royal, M. Bussereau a répliqué: "oui enfin, elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l'expression, des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élus".
"J'ai utilisé à tort le mot +harkis+". "C'est un mot que je regrette d'avoir employé et c'est donc une erreur", déclare le ministre UMP, dans un communiqué publié à Paris.
"Dès ma sortie du studio, je m'en suis excusé auprès des journalistes présents", ajoute-t-il.
"Je présente très sincèrement mes excuses à toutes les personnes qui se sont senties blessées. A aucun moment, je n'ai voulu mettre en doute l'honneur des harkis et leur fidélité à la France et aux valeurs de la République, qui les ont conduits à s'engager avec courage pour elle", conclut M. Bussereau.
L'association SOS Racisme a réagi jeudi en se disant "consternée" par ces propos "inadmissibles".
"Il est plus que tempsque M. Fillon ordonne à ses ministres de cesser de tenir des propos stigmatisants à l'endroit de telle ou telle partie de la population et tire les enseignements du débat sur l'identité nationale qui a libéré en France l'expression d'une parole raciste", ajoute l'organisation.
Christophe Madrolle, délégué national du MoDem, s'est déclaré "choqué" par le dérapage de M. Bussereau. "Utiliser le terme harkis comme une insulte est aussi inacceptable qu'indigne de la part d'un ministre de la République", selon le MoDem.






