AFP - Une centaine de salariés de S3G SA, l'une des composantes de la filiale presse gratuite du Groupe Sud Ouest (GSO), confronté à un plan de licenciement, ont manifesté devant le siège du titre à Bordeaux pour obtenir de meilleurs conditions de départ.
Partis de Pessac (banlieue bordelaise), où se trouve le siège de S3G SA, une trentaine de voitures ou deux-roues, couverts d'affichettes "Sud Ouest détruit 650 emplois chez S3G", ont défilé avertisseurs hurlants pour rallier le bâtiment du nouveau siège de Sud Ouest devant lequel les manifestants se sont rassemblés.
Ils ont déployé une longue banderole blanche sur laquelle figuraient des slogans tels "vivent les profits, les salariés c'est inutile", "restructuration = chômage".
Quelques employés du quotidien sont venus les soutenir à l'appel de la section CGT du journal Sud Ouest.
Début 2008, le groupe S3G, pôle de journaux et magazines gratuits de GSO, employait 1150 personnes. Deux ans plus tard, ses effectifs, selon une source proche de la direction, ont fondu d'environ 500 emplois (suite à des licenciements, départs volontaires, ou reclassement).
"Quelques reclassements à la marge au sein du groupe et des départs volontaires en raison de perspectives de reclassement irrecevables sont insuffisants", ont expliqué les représentants du personnel et du CE de S3G SA.
"Ce qui nous met en colère, c'est la restructuration qui n'est pas pérenne (pour la poursuite de l'activité) avec trop peu de gens pour assurer la suite", a expliqué un délégué du personnel qui espère sauver une dizaine d'emplois supplémentaires à S3G SA.






