05 février 2010 - 10H18  

Crash Yemenia: ni un problème technique, ni explosion selon l'enquête technique
L'accident d'avion de la compagnie Yemenia, qui a fait 152 morts le 30 juin au large des Comores, ne s'explique ni par un problème technique sur l'appareil ni par une explosion, a affirmé jeudi le directeur du Bureau enquêtes analyses (BEA) qui a participé aux investigations.
L'accident d'avion de la compagnie Yemenia, qui a fait 152 morts le 30 juin au large des Comores, ne s'explique ni par un problème technique sur l'appareil ni par une explosion, a affirmé jeudi le directeur du Bureau enquêtes analyses (BEA) qui a participé aux investigations.

AFP - L'accident d'avion de la compagnie Yemenia, qui a fait 152 morts le 30 juin au large des Comores, ne s'explique ni par un problème technique sur l'appareil ni par une explosion, a affirmé jeudi le directeur du Bureau enquêtes analyses (BEA) qui a participé aux investigations.

"La seule chose que nous pouvons dire est qu'il n'y a pas de problème technique sur l'avion, ni trace d'explosion", a déclaré Jean-Paul Troadec à des journalistes de la presse spécialisée, laissant entendre qu'il s'agissait d'une erreur humaine.

"Nous essayons de convaincre les autorités comoriennes qu'elles disposent d'éléments suffisants pour publier un rapport d'étape", a-t-il ajouté. "Nous sommes dans une situation difficile car depuis trois mois, l'enquête est au point mort".

Il a rappelé que les autorités avaient limogé l'enquêteur en charge du dossier après que celui-ci eut publié un communiqué disant qu'il n'y avait pas eu d'explosion.

"Les enregistreurs de vols sont toujours ici, on les a lus intégralement à l'exception de deux fichiers qui ne sont pas essentiels pour comprendre ce qui s'est passé. La lecture des enregistreurs n'a pas montré de trace d'explosion", a-t-il encore expliqué.

Le directeur a indiqué qu'il était exclu de procéder à une nouvelle lecture de ces boîtes noires.

Des 153 personnes à bord de l'A310 de Yemenia qui s'est abîmé, seule une adolescente de 13 ans a survécu.

En septembre 2009, des sources gouvernementales françaises avaient jugé "probable" une erreur de pilotage pour expliquer le crash. Le secrétaire d'Etat français aux Transports, Dominique Bussereau, avait cependant démenti "formellement" que le gouvernement français retienne cette hypothèse.

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