AFP - Ségolène Royal a jugé vendredi à Poitiers que le dérapage verbal sur les harkis la veille du secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Busserau, son adversaire aux élections régionales en Poitou-Charentes, est "une stratégie" pour favoriser l'absention.
"Il vient en service commandé. C'est une stratégie en se disant sans doute que les électeurs vont s'abstenir. Je me refuse de m'abaisser à ce niveau-là", a déclaré Mme Royal à la presse, en marge d'une session au conseil régional.
"C?était presque prévisible. Il a récidivé. Il m?a déjà traitée de menteuse et a accusé les centristes d?aller à la gamelle. Il n?y a plus de code éthique, plus de respect. Au bout du compte, c?est la République qui prend les coups", a ajouté la présidente de région.
Interrogé par Europe 1 sur la présence de centristes sur la liste de la socialiste Ségolène Royal, M. Bussereau estimé qu'elle rassemblait "des harkis (...), des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élus".
Le ministre UMP s'était ensuite excusé dans un communiqué, soulignant avoir commis une "erreur" en utilisant "à tort le mot +harkis+".
La présidente sortante a également répondu aux élus, militants et sympathisants socialistes signataires d'une lettre ouverte dans laquelle ils s'opposent à sa stratégie d'ouverture.
"Il ne faut pas se tromper d'échéances, les régionales ne sont pas un congrès. J'ai tout fait pour qu'il y ait une union à gauche", a-t-elle assénée.
"Je ne fais pas les choix de manière arithmétique. C'est la qualité des personnes qui compte", a conclu Ségolène Royal.






