AFP - En piste pour les régionales en Pays de Loire, le conseiller pour la communication et la presse de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier, a arpenté avec discrétion samedi matin les allées du marché de Sainte-Luce-sur-Loire, près de Nantes, à la rencontre des électeurs, a constaté l'AFP.
Vêtu du traditionnel caban breton, ce Nantais d'origine de 41 ans, postulant à un premier mandat, a sagement suivi le groupe conduit par Christophe Béchu (UMP), 34 ans, président du Conseil général du Maine-et-Loire, sans vraiment révéler aux passants sa proximité avec le président de la République.
"Faut être modeste, je veux être un candidat comme les autres", a insisté, décontracté et souriant, celui qui figure en septième place sur la liste départementale (majorité présidentielle) de Loire-Atlantique, conduite par Laurent Dejoie (maire de Vertou et vice-président de Nantes Métropole).
En position éligible sur la foi des résultats des régionales de 2004, il affirme qu'il aura le temps pour mener de front des "activités complémentaires".
"Il est indispensable de s'oxygéner pour voir sur le terrain comment les décisions sont appliquées et comment les Français réagissent", explique-t-il entre deux poignées de main, une dégustation de vin blanc de la région et l'achat d'une douzaine d'huîtres.
"Quand je lui ai fait part de mon intention, le président de la République m'a simplement dit : +Vas y à fond+", rapporte le conseiller qui confie avoir "le militantisme dans le sang".
"Le militantisme, je connais bien", explique M. Louvrier dont l'adhésion au RPR remonte à 1988, année de sa rencontre avec le secrétaire national à la jeunesse Nicolas Sarkozy aux premières universités d'été de 1988 à La Baule.
Interrogé sur un éventuel rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne, il écarte la "question piège" confessant toutefois : "je me suis toujours senti Breton".
Si plusieurs UMP se félicitent de la venue d'une "bonne pointure" susceptible selon eux de prendre la mairie de Nantes à Jean-Marc Ayrault (PS), le conseiller élyséen tempère : "La politique, c'est un escalier qu'il faut monter marche après marche".






