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AFP - enus de Molex, New Fabris, Heuliez et Ford, quatre syndicalistes en vue dans des mobilisations sociales majeures de l'année 2009 figurent en position éligible sur des listes socialistes aux régionales pour poursuivre, en tant qu'élus, leur combat "pour l'emploi".
Ils ne sont encartés que dans leur syndicat respectif - CGT pour deux d'entre eux, CFDT pour un autre et CFTC pour le dernier - mais ont tous accepté de rejoindre les listes socialistes des sortants Ségolène Royal en Poitou-Charentes, Martin Malvy en Midi-Pyrénées et Alain Rousset en Aquitaine.
"J'ai accepté par rapport à toute l'injustice que nous avons vécue. M. Malvy est le seul à m'avoir contacté et il m'a expliqué qu'il voulait renouveler sa liste et avoir des hommes de terrain pour s'occuper des questions d'industrie et d'emploi", souligne Denis Parise, figure de proue, en tant que délégué CGT, du combat des Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) l'an dernier.
Le neuvième de la liste PS en Haute-Garonne - toujours salarié de Molex, l'administration ayant refusé les licenciements de 27 salariés protégés - précise que son syndicat "ne lui a rien dit".
M. Malvy explique qu'il "étai(t) et reste aux côtés des Molex, confrontés aux dégâts de la mondialisation".
Guy Eyermann, ex-délégué syndical CGT de New Fabris à Châtellerault (Vienne), justifie son engagement derrière Ségolène Royal comme "un retour d'ascenseur" envers "la seule à avoir essayé de faire quelque chose pour nous".
"Mais je souhaite être éligible car sinon cela fera trop +récup+", ajoute celui qui fut le porte-parole des salariés de New Fabris qui, l'été dernier, avaient menacé de faire sauter leur entreprise aujourd'hui liquidée.
"Il est fait pour ça. Même s'il y a de la récupération, c'est une bonne chose que le monde ouvrier soit représenté sur une liste. Mais je serai là et mes anciens collègues également pour le recadrer si besoin", précise l'un de ses anciens collègues, Christian Paupineau.
Mme Royal a également promis une place éligible à Emile Brégeon, représentant CFDT de Heuliez à Cerizay (Deux-Sèvres), équipementier automobile (600 salariés environ) récemment repris.
"Ce n'est pas un engagement politique en tant que tel, ou alors politique au sens noble", souligne ce syndicaliste, dont l'ambition est "de faire un peu la même chose que dans une entreprise, faire avancer les dossiers, mais à une autre échelle, celle d'un territoire".
Alain Rousset, président de la région Aquitaine, n'est pas resté sourd non plus des inquiétudes soulevées par le sort des quelque 1.600 salariés de l'ex-usine Ford de Blanquefort (Gironde), dont l'horizon demeure flou depuis sa cession par le constructeur américain au printemps 2009.
Une "ouverture" incarnée par la présence en cinquième position, en Gironde, de Francis Wilsius, l'ex-secrétaire (CFTC) du comité d'entreprise ayant participé au comité de pilotage avec les pouvoirs publics et par ailleurs salarié de l'usine "soeur" Getrag Ford Industrie (GFT).
"Je suis d'abord en campagne pour l'emploi", souligne celui qui s'"engage pour la première fois en politique".
"La région a en charge la formation, l'apprentissage, je ne vais pas changer tout à moi tout seul mais je vais peut-être apporter une autre vision", note ce quinquagénaire employé "depuis 33 ans" chez Ford qui espère pouvoir continuer à travailler "à tiers-temps" après sa probable élection.
M. Rousset, séduit par "sa rigueur et son sérieux", rappelle que les élus politiques ne doivent pas être éloignés "des luttes sociales, de la vraie vie".







