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Asie - pacifique

Anniversaire de la révolution islamique sous haute tension à Téhéran

©

Vidéo par Karina CHABOUR , Rebecca BOWRING

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/02/2010

L'Iran célèbre le 31e anniversaire de la révolution islamique dans un contexte politique extrêmement tendu et sous haute surveillance policière. Plusieurs leaders de l'opposition auraient été pris pour cible par les forces de sécurité.

Sur les Observateurs

A l'occasion du 31e anniversaire de la République islamique, une foule immense s'est rassemblée sur la grande place Azadi (Liberté) et dans les avenues environnantes du sud-ouest de Téhéran, agitant des drapeaux iraniens vert, blanc, rouge, et des pancartes proclamant "Mort à Israël" et "Mort à l'Amérique", selon les images de la télévision d'Etat.

Alors que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, prononçait un discours, dans lequel il défie l'Occident sur la question du nucléaire, deux chefs de l'opposition ont été attaqués en marge du rassemblement officiel.

Montée en puissance de la contestation

D’après plusieurs sites d’opposition, les rassemblements ont donné lieu, à Téhéran ainsi qu’à Shiraz, Mashad et Ispahan, dans le centre du pays, à plusieurs affrontements, apparemment isolés mais parfois violents, entre les forces de l'ordre, massivement déployées, et des partisans de l'opposition qui tentaient de profiter de l'occasion pour manifester.

À regarder sur France 24

Deux chefs de l'opposition, Mohammad Khatami et Mehdi Karoubi, ont été agressés, sans être blessés, par des hommes en civil alors qu'ils se rendaient aux manifestations, selon le fils de Mehdi Karoubi et les sites Internet d'opposition Rahesabz et Jabaz.

Un autre site de l'opposition, La Voix verte de l'Iran, rapporte que les forces de sécurité ont tiré des coups de feu et des cartouches de gaz lacrymogène contre des partisans de l'opposant Mir Hossein Moussavi regroupés dans le centre de la capitale.

"Le chef de la police avait prévenu qu’elle agirait avec fermeté contre toute manifestation de l’opposition, confirme à FRANCE 24 Shiavosh Ghazi, correspondant de l’AFP à Téhéran. Une source anonyme affirme que toute personne arrêtée aujourd’hui sera enfermée au moins deux mois."

Des "partisans alimentaires"

Les milliers de manifestants scandaient des slogans affirmant leur "soumission" au guide de la République islamique, Ali Khamenei, a indiqué la télévision en affirmant que des "millions" d'Iraniens étaient venus à Téhéran et dans d'autres villes d'Iran "manifester l'unité de la nation".

Une liesse qui reste toute relative, selon Michel Taubmann, auteur de "Histoire secrète de la révolution iranienne" (éd. Denoël, 2009). "Il faut savoir qui sont ces gens qui agitent des drapeaux jaunes pour le pouvoir : ce sont des gens à qui on a payé le voyage pour être là, des partisans alimentaires de la République islamique, explique-t-il. Derrière les cérémonies officielles, le mur est fissuré."

Des manifestations à répétition

Ces célébrations interviennent alors que la République islamique traverse une grave crise politique depuis la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009. Des manifestations à répétition de l'opposition ont entraîné des dizaines de morts et des milliers d'arrestations dans tout le pays.

Le 27 décembre 2009, jour sacré de l’Achoura pour les chiites, huit personnes ont été tuées et des centaines d’autres arrêtées lors de rassemblements. Les autorités accusent régulièrement les manifestants d’être à la solde de puissances étrangères et de vouloir renverser le régime.

Depuis les autorités ont exécuté deux opposants et en ont condamné dix à la peine capitale. Au total, 12 personnes ont été condamnées à mort pour leur implication dans des manifestations de l'opposition.

Éléments d'histoire

En février 1979, après 15 années d’exil, l’ayatollah Khomeiny profitait du renversement du shah par le peuple pour prendre le pouvoir. Il remplace alors la monarchie par une théocratie reposant sur des principes énoncés par des juristes islamistes. Khomeiny restera le leader suprême iranien jusqu’à sa mort en 1989.

Dans ce contexte tendu, le pouvoir avait averti qu'il ne tolèrerait pas de voix discordantes lors de ces manifestations traditionnellement destinées à afficher la force et la popularité du régime islamique.

"La police a pris des mesures pour que les cérémonies se déroulent dans le calme et la sécurité, a déclaré un responsable officiel non identifié cité jeudi par l'agence Fars. Si certains veulent profiter de la présence massive de la population, la police interviendra fermement."
 

Première publication : 11/02/2010

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