Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Après moi, le déluge"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Algérie: élection sous tension

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Veille de scrutin en Algérie

En savoir plus

DÉBAT

Nigeria : un "colosse" économique face au défi sécuritaire (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

L'Algérie d'aujourd'hui : économie, sécurité... : à J-1 du scrutin, le pays inquiet (Partie 1)

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

RDC : la ferme des anciens combattants

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Xavier Dolan nous fait trembler !

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Marathon de Boston, un an après

En savoir plus

FOCUS

Les Algériens de France : un vote courtisé

En savoir plus

  • En direct : une élection jouée d'avance en Algérie ?

    En savoir plus

  • En images : mince espoir de retrouver des survivants du ferry en Corée du Sud

    En savoir plus

  • Crise ukrainienne : accrochages dans l'Est, les diplomates réunis à Genève

    En savoir plus

  • Coupe du Roi : le Real Madrid enfonce le FC Barcelone

    En savoir plus

  • Jacques Servier, le père du Mediator, est décédé

    En savoir plus

  • Vidéo : les Algérois partagés entre fatalisme et peur de l’avenir

    En savoir plus

  • RD Congo : qui en veut au directeur du parc des Virunga, blessé par balles ?

    En savoir plus

  • Transfert d'argent : l'Afrique perd près de 2 milliards de dollars par an

    En savoir plus

  • Daniel Cohn-Bendit fait ses adieux au Parlement européen

    En savoir plus

  • Economies : Valls demande aux fonctionnaires de "participer à l'effort commun"

    En savoir plus

  • L'aviation jordanienne détruit plusieurs véhicules blindés venant de Syrie

    En savoir plus

  • Crimes de guerre en Syrie : la France veut faire saisir la CPI

    En savoir plus

  • Anelka affirme ne pas avoir accepté l’offre du club brésilien

    En savoir plus

  • La police de New York ferme une unité secrète chargée d'espionner les musulmans

    En savoir plus

  • Démission du puissant chef des renseignements saoudiens

    En savoir plus

  • "Injustices et corruption alimentent le cycle de violences au Nigeria"

    En savoir plus

  • Violences sexuelles dans l'armée : Le Drian prône la "tolérance zéro"

    En savoir plus

Asie - pacifique

La justice chinoise confirme la peine de 11 ans de prison pour l'opposant Liu Xiaobo

©

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/02/2010

Chef de file de la dissidence chinoise, Liu Xiaobo a vu sa peine de 11 ans de prison pour "subversion du pouvoir de l'État" confirmée. Les États-Unis et l'Union européenne réclament sa libération.

AFP - La peine de 11 ans de prison pour subversion à l'encontre du chef de file de la dissidence chinoise Liu Xiaobo a été confirmée jeudi, conduisant les Etats-Unis et l'Union européenne à appeler à la libération de cet intellectuel qui a réclamé la démocratisation de la Chine.

"La peine a été confirmée", a déclaré à l'AFP Shang Baojun à l'issue de l'audience à Pékin.

Sa femme, Liu Xia, présente à l'énoncé du verdict, a indiqué ne pas être surprise.

"Je m'y étais préparée", a-t-elle dit à l'AFP, ajoutant qu'elle avait pu voir son mari après.

"Il va bien. Nous n'avons pas parlé du dossier. Il m'a demandé ce que j'allais faire pour le Nouvel an (chinois), ce genre de chose", a-t-elle déclaré.

Liu Xiaobo, 54 ans, avait été condamné le jour de Noël à 11 ans de prison par un tribunal de Pékin pour "subversion du pouvoir de l'Etat" après avoir été l'un des auteurs de la "Charte 08", un texte réclamant une Chine démocratique. Il avait fait appel de cette condamnation.

Liu Xiaobo, écrivain et ancien professeur d'université, avait déjà connu la prison après la répression du mouvement démocratique de Tiananmen en juin 1989.

Il avait été arrêté en décembre 2008 peu de temps après la publication de la "Charte 08", un texte inspiré de la Charte 77 des dissidents tchécoslovaques des années 1970 et qui a été signé par plus de 10.000 personnes, selon l'organisation China Human Rights Defenders.

Outre la "Charte 08", les autorités reprochent à Liu Xiaobo des articles critiques publiés sur des sites internet.

Peu après l'annonce de la confirmation de la peine, les Etats-Unis et l'Union européenne, qui n'ont cessé de réclamer la libération de Liu, ont fait part de leur déception.

"Nous sommes déçus par la décision du gouvernement chinois de confirmer la peine de 11 ans de prison envers Liu Xiaobo pour +incitation à la subversion de l'Etat+", a déclaré dans un communiqué l'ambassadeur américain Jon M. Huntsman.

"Nous sommes convaincus qu'il n'aurait pas dû être condamné en première instance et qu'il devrait être libéré immédiatement", a-t-il dit, ajoutant: "La poursuite d'individus pour l'expression pacifique de leurs opinions est incompatible avec les normes des droits de l'Homme reconnues internationalement".

L'Union européenne a également demandé à Pékin de "libérer sans conditions Liu Xiaobo et de mettre fin au harcèlement et à l'arrestation des autres signataires de la Charte 08", a indiqué Simon Sharpe, un responsable de la délégation de l'UE en Chine.

Pékin avait rejeté les "ingérences grossières" de certains pays étrangers avant le procès en première instance et a réitéré cette position jeudi.

"Le système judiciaire et les affaires intérieures de la Chine ne tolèrent aucune interférence", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ma Zhaoxu, interrogé sur le procès de Liu lors d'un point presse.

"Il n'y a pas de dissidents en Chine", a aussi assuré Ma.

De son côté, Amnesty International a estimé que le tribunal "avait raté une occasion de redresser une erreur".

"Le message est clair: si vous critiquez le système hors des périmètres imposés par les autorités ou si vous essayez d'organiser la société civile, vous serez stoppés", a déclaré Roseann Rife, vice-directrice de l'organisation en Asie-Pacifique.

Le crime de "subversion du pouvoir de l'Etat", qui prévoit jusqu'à 15 ans de prison, est généralement utilisé par les autorités envers les dissidents.

Mardi, un autre dissident, Tan Zuoren, s'est vu ainsi infliger, pour la même accusation, cinq ans de prison en raison de ses critiques de la répression du mouvement démocratique de juin 1989.
 

Première publication : 11/02/2010

Comments

COMMENTAIRE(S)