Dernière modification : 14/02/2010 

- Liban - Rafic Hariri - Saad Hariri


Des dizaines de milliers de Libanais rendent hommage à Rafic Hariri

Plusieurs dizaines de milliers de partisans de la majorité se sont rassemblés dans le centre-ville de Beyrouth pour participer à la commémoration du cinquième anniversaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.

Par Aude SOUFI (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Des dizaines de milliers de partisans de la majorité se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour commémorer l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, qui avait entraîné le retrait des troupes syriennes après 29 ans de présence au Liban.
   

Les Libanais rendent hommage à Rafic Hariri
La place des Martyrs, à Beyrouth, est drapée de portraits de Rafic Hariri. (AFP)
En attendant le discours du Premier ministre Saad Hariri, fils de Rafic Hariri, des partisans du 14 mars se désaltèrent avec du café. (AFP)
Malgré les tensions qui agitent la coalition gouvernementale, des dizaines de milliers de partisans de la majorité se sont rassemblés place des Martyrs pour commémorer l'assassinat il y a cinq ans de Rafic Hariri.(AFP)
Les partisans du courant du Futur, le parti de Saad Hariri, se sont déplacés en masse. (AFP)
Le Premier ministre Saad Hariri est accueilli par ses partisans à son arrivée place des Martyrs à Beyrouth. (AFP)
"Il y a cinq ans, vous vous êtes rendus sur cette même place pour exiger justice et liberté [...] et il n'y a pas de retour en arrière possible", lance le Premier ministre Saad Hariri à la foule. (AFP)

    "Il y a cinq ans, vous vous êtes rendus sur cette même place pour exiger justice et liberté (...) et il n'y a pas de retour en arrière possible", a lancé le Premier ministre Saad Hariri, fils du dirigeant assassiné, à la foule.
       
    L'assassinat de Rafic Hariri, tué lors d'un attentat à la voiture piégée en même temps que 22 autres personnes le 14 février 2005, avait provoqué l'émergence d'une coalition soutenue par Washington et Ryad et baptisée "coalition du 14 mars", en référence à une journée de manifestations anti-syriennes monstres.
       
    La pression internationale couplée à un important mouvement de protestation populaire, avait conduit au retrait des troupes syriennes du Liban après 29 ans de présence, tandis que Damas était montrée du doigt dans l'assassinat.

       
    Saad Hariri dirige cette coalition soutenue par l'Occident ainsi qu'un gouvernement d'union nationale comprenant l'ancienne opposition emmenée par le Hezbollah et soutenue par la Syrie et l'Iran.
       
    La majorité, qui peut se targuer de deux victoires électorales, a cependant subi un coup avec la défection du dirigeant druze Walid Joumblatt, jadis un critique virulent de Damas, qui s'est rapproché en 2009 du camp dirigé par le Hezbollah.
       
    Parallèlement, Damas est sorti de son isolement international, et connaît un réchauffement de ses relations avec Washington et Ryad, les principaux soutiens de Saad Hariri.
       
    La visite du Premier ministre en décembre en Syrie, alors qu'il l'avait ouvertement accusée du meurtre de son père, a été perçue par certains comme un signe de l'essouflement du mouvement du 14 mars.
       
    "Où est mon vote, le 14 mars n'arrête pas de le donner à la minorité?", se plaint Alia Souhaid, une manifestante qui brandit, à l'instar des opposants iraniens, une banderole verte avec l'inscription "où est mon vote?".
       
    "Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a pris l'initiative de cette réconciliation, et ma visite en Syrie entrait dans ce cadre", s'est justifié le Premier ministre. "Je tiens à lancer une nouvelle phase de liens entre le Liban et la Syrie, deux Etats souverains et indépendants", a-t-il ajouté.
       
    "Nous sommes ici pour Rafic Hariri et pour tous les autres Libanais qui ont été assassinés", a expliqué pour sa part Souraya Saleh. "Hariri était notre père, le père de tous les Libanais".
       
    Des partisans du Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt ont également fait le déplacement. "On est venu même si notre parti n'a pas annoncé sa participation", dit Bilal Abi Rafeh, venu de Rachaya (est). "Walid Joumblatt a ses opinions mais nous avons aussi les nôtres".
       
    Pour l'ancien député Elias Atallah, un dirigeant du 14 mars, "il y a toujours un certain nombre d'objectifs qui n'ont pas été atteints, à savoir la détention exclusive des armes par l'armée, la création d'institutions étatiques stables et souveraines et la garantie que le tribunal puisse poursuivre son travail".
       
    La majorité appelle le Hezbollah à rendre ses armes, comme le prévoit la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU ayant mis fin à la guerre avec Israël à l'été 2006.
       
    Créé en 2007, le tribunal spécial pour le Liban est chargé de juger les auteurs présumés de l'assassinat de Rafic Hariri et de sept autres personnalités anti-syriennes.
       
    Une commission d'enquête de l'ONU avait conclu à des "preuves convergentes" mettant en cause les renseignements syriens et libanais. La Syrie a toujours nié toute implication.
       

     

    Commentaires (2)

    Démeusure

    Voir autant de monde pour commémorer la mort de Hariri est émouvant. Mais, personne n'a commémoré la mort de notre bien aimé Prophète Mohamed(PSLF) avec autant d'enthousiasme. C'était le 12 Février.

    general

    j'exprime mon soutien au peuple du monde entier et souhaite la paix et la dignite aux peuples oprimés. Silvous plaait je suis enseignant senegalais qui veut corespondre avec yidish grimaldi une de vos journaliste maodogueye94@yahoo.fr)

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