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Les internautes indonésiens se mobilisent contre le contrôle du net
Dans cette edition: Les blogueurs indonésiens se mobilisent contre un projet de loi visant à contrôler le web; aux États-Unis, les étudiants sans papiers s’organisent; et une recette de cuisine réalisée grâce à un logiciel de retouches d’images.
INDONÉSIE : CONTRÔLE DU WEB
Le gouvernement indonésien prévoit de durcir ses règles de contrôle des sites Internet. Objectif déclaré : lutter contre la pornographie ou la diffamation. Une annonce qui provoque un tollé en ligne. Experts et blogueurs craignent un retour de la censure, alors que la liberté de pensée est bien établie en Indonésie, une décennie après la chute de la dictature.
Interviewé par le site Global Voices, le blogueur Enda Nasution affirme qu’un tel contrôle est la dernière chose dont le pays a besoin. Selon lui les citoyens se battront jusqu’au bout pour que l’internet reste ouvert et libre.
Et la communauté Twitter se mobilise dans un pays qui a été classé au 6e rang des Etats comptant le plus grand nombre d’utilisateurs Twitter et de twitts diffusés. Un tag a été créé pour rejeter le texte prônant une régulation du web. Cet Indonésien appelle ainsi le gouvernement à ne pas faire de son pays un clone de la Chine ou l’Iran.
Sur Facebook en quelques jours déjà plus de 10 000 utilisateurs ont rejoint une page qui fait campagne contre un contrôle de la toile. Un internaute y suggère ironiquement aux autorités de supprimer le web et de n’utiliser que le téléphone fixe. Et de s’interroger: l’Indonésie est-elle un pays ou une prison ?
Un site mettant en ligne une pétition a également été créé. Les Indonésiens sont par ailleurs invités à envoyer des mails au Ministère de la Communication et de l’Information avant que la loi ne soit validée le 19 février.
Dans un pays où la liberté d’expression était jusqu’à présent respectée, le web avait d’ailleurs permis de dénoncer plusieurs affaires de corruption, comme en novembre. Deux membres de la commission anti-corruption, injustement accusés, avaient été libérés grâce à la mobilisation des internautes.
DREAM ACTION WEEK
Les étudiants sans papiers se mobilisent aux Etats-Unis. Ce qu’ils défendent : le Dream Act, une proposition de loi fédérale qui pourrait aider plus de 65 000 étudiants arrivés enfants dans le pays à obtenir la régularisation de leur statut. Et c’est via la toile que s’organise la semaine d’action qui démarrera le 22 février.
Les associations et mouvements comme DREAM Activist proposent ainsi des séminaires virtuels gratuits pour organiser l’action militante. Parmi les séminaires offerts, le guide pour les militants et comment faire du lobbying auprès des médias locaux.
Les utilisateurs de Twitter, mais aussi de nombreux blogueurs comme ceux du site Immigrants aux Etats-Unis relaient l’information pour inciter les étudiants à participer à la semaine d’action. Objectif donc : défendre le dream act mais aussi une réforme de l’immigration.
Le site dreamact.info propose lui une liste des membres du congrès, sur laquelle apparaît leur soutien ou non au dream act. Et il appelle les internautes à faire des recherches et à contacter ceux dont l’avis n’est pas encore connu à ce sujet.
Dans cette vidéo, cette étudiante philippine sans papiers raconte son histoire pour faire prendre conscience au plus grand nombre de l’importance du Dream Act. Malgré son diplôme et ses études, elle ne peut obtenir de papiers, et donc travailler aux Etats-Unis.
« Le fait d’être clandestin c’est comme être un enfant pour toujours, puisque je ne peux prétendre à aucun vrai papier d’identité auprès du gouvernement »
DANCING SHOES
Saurez vous reconnaître à quel musicien appartiennent ces pieds ? Le photographe allemand Gerrit Starczewski s’est en effet amusé à prendre des clichés des chaussures et des pieds des stars du rock du moment. Des photos dont une partie est disponible sur le site de l’artiste et qui vous permettront de porter un regard nouveau sur vos musiciens préférés.
FLATTR
Peter Sunde, cofondateur de The Pirate Bay, vient de lancer un service de micro-paiements social baptisé Flattr. Une initiative qui part du constat qu'il n'existe pour l'heure aucune solution pour rétribuer le travail de nombreux musiciens, vidéastes ou développeurs qui partagent leurs créations sur internet. Flattr tente donc de répondre à ce problème en incitant ses utilisateurs à payer chaque mois une petite cotisation qui est ensuite reversée aux créatifs en ligne qu’ils ont choisi de rémunérer.
VIDÉO DU JOUR
Peut-on utiliser le logiciel de retouche d’images, Photoshop, pour réaliser une recette de cuisine ? A en croire cette vidéo amusante, cela est en effet possible. Une création originale réalisée en stop-motion qui devrait ravir les gourmands et qui vous ouvrira l’appétit.






























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