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Afrique

Une dizaine de personnes prises en otage par la rébellion ougandaise

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/02/2010

Selon une source militaire, l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) a pris en otage une dizaine de personnes lors de l'attaque, le 15 février, du village de Kamandaré, dans le sud-est centrafricain.

AFP - La rébellion ougandaise, l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), a attaqué deux villages du sud-est centrafricain les 15 et 17 février, prenant en otage plus d'une dizaine de personnes, a affirmé à l'AFP vendredi une source militaire centrafricaine.

"Les éléments de la LRA ont attaqué le 15 février dans la matinée le village de Kamandaré à 40 km de la localité de Dembia voisine de Nzako. Ils ont pris en otage au moins une dizaine de personnes et pillé de nombreuses maisons", selon la source militaire basée dans la ville minière centrafricaine de Nzako (sud-est).

"Le 17 février, les éléments ont encore lancé une attaque contre le village de Gbangomboro, à 7 km de Dembia. Cependant, les villageois avaient déserté les lieux à la suite d'une alerte", a poursuivi la source.

Jeudi 18, les villageois ont encore pris la fuite après une incursion de l'armée ougandaise traquant les rebelles. "L'apparition à Kamandaré et Gbangomboro de trois véhicules de transport de troupes bondés de militaires ougandais à la recherche des éléments de la LRA, a provoqué la fuite des habitants de ces villages. Les villageois ont cru à une nouvelle attaque des rebelles de la LRA", a expliqué la source.

Le 9 février, les éléments de la rébellion ougandaise de la LRA, avaient déjà attaqué Nzako, pillant également les maisons. Cette attaque avait fait au moins deux morts, de sources concordantes.

Dirigée par Joseph Kony, la LRA, une des guérillas les plus brutales au monde, a commencé à être active en 1988 dans le nord de l'Ouganda. Depuis 2005, ses combattants se sont éloignés de leurs bases du nord de l'Ouganda pour s'intaller dans l'extrême nord-est de la RDC.

Les armées ougandaise et congolaise ont mené de décembre 2008 à mars 2009, avec le soutien du Sud-Soudan, une vaste offensive qui a échoué à capturer Kony ou à neutraliser son mouvement dans cette partie très isolée de l'ex-Zaïre.

La LRA a multiplié depuis les attaques contre les populations, en RDC, dans l'est de la Centrafrique, et au Sud-Soudan. Mais plusieurs de ses officiers ont été tués ou capturés au cours des derniers mois.

Joseph Kony et ses deux principaux adjoints sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre.
 

Première publication : 20/02/2010

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