Dernière modification : 23/02/2010 

- Blaise Compaoré - Côte d'Ivoire - Guillaume Soro - Laurent Gbagbo


La présidentielle prévue pour "fin avril-début mai", selon Blaise Compaoré

Un communiqué du président burkinabè, qui joue le rôle de médiateur dans la crise ivoirienne, annonce qu'un nouveau gouvernement doit être nommé aujourd'hui pour permettre au pays d'organiser l'élection présidentielle d'ici trois mois.

Par Valérie DEFERT (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Après dix jours de tourmente marqués par des violences, le nouveau gouvernement ivoirien était attendu mardi pour conduire le pays "fin avril-début mai" à une élection présidentielle, reportée depuis 2005 et censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002.

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Les protagonistes ivoiriens se sont accordés sur l'objectif de tenir dans cette période le scrutin sans cesse repoussé depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo, selon un communiqué publié par le représentant à Abidjan du médiateur, le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré.

La date exacte, qui doit être proposée par la Commission électorale indépendante (CEI), reste à fixer et devra être validée par M. Gbagbo.

La dernière échéance annoncée était "fin février-début mars". Mais elle avait été effacée par le blocage politique suscité par la dissolution du gouvernement et de la CEI par le chef de l'Etat le 12 février.

Une double dissolution qui a plongé le pays dans la crise et provoqué des manifestations de l'opposition, parfois émaillées de violences.

A l'issue d'un marathon de consultations lundi, le médiateur et le Premier ministre reconduit Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) contrôlant depuis 2002 le nord du pays, ont annoncé un gouvernement pour ce mardi et incluant tous les protagonistes, dont l'opposition.

Sur le gouvernement, "les négociations continuent" avec M. Soro, a affirmé Alphonse Djédjé Mady, chef de la principale coalition d'opposition, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Il s'est refusé à dire si les conditions étaient remplies pour un retour aux affaires du RHDP, dont les leaders et principaux candidats sont l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara.

"Les manifestations vont se poursuivre avec certitude"
Par Norbert NAVARRO, correspondant RFI pour FRANCE 24 à Abidjan

Selon des sources proches du dossier, de très difficiles tractations se poursuivaient dans la journée sur les noms des futurs titulaires.

Depuis la semaine dernière, l'opposition avait empêché la formation du gouvernement en exigeant des assurances sur la CEI. Elle réclamait initialement son "rétablissement immédiat".

La précédente commission avait été bloquée par la polémique autour de son président Robert Beugré Mambé, membre de l'opposition et accusé de "fraude" sur la liste électorale par M. Gbagbo et les siens.

La CEI "new look" procédera jeudi au remplacement de son président et de ses vice-présidents, a annoncé la médiation.

Mais elle gardera la même "structure", alors que le camp présidentiel avait dénoncé avec force la domination de ses adversaires sur cette institution.

Le RHDP n'a toutefois pas voulu relâcher la pression et a maintenu son "mot d'ordre de manifestation" jusqu'à la mise en place de la commission.

Si la situation était redevenue calme dans les villes de Gagnoa (centre-ouest), Daloa (ouest), Bouaké (centre) et Korhogo (nord), théâtres de graves incidents lors de manifestations ces derniers jours, d'autres localités ont connu des tensions, comme Ferkessedougou (nord) et Djebonoua (centre), selon des témoins.

Fer de lance des manifestations pro-Gbagbo aux heures les plus chaudes de la crise de 2002, le leader des "patriotes" Charles Blé Goudé a condamné une "guérilla urbaine" de l'opposition, mais il s'est dit opposé à toute "action de représailles".

La répression d'une manifestation par les forces de l'ordre à Daloa avait fait lundi deux morts, portant à au moins sept décès le bilan des protestations.

 

 


Commentaires (5)

Gbagbo est minoritaire et veut tricher.

Gbagbo ne veut pas d'élection transparente du fait qu'il est minoritaire.Et pour ne pas aller aux élections,il dissout le gouvernement et la cei pour gagner du temps.Voilà pourquoi nous ne sommes pas allés aux élections et déjà il parle de fraude.

pauvre gbagbo

A quoi aura donc servi la double dissolution du gouvernement et de la CEI. A rien sinon a faire monter la tension, a des morts, a des destructions. gbagbo est tellement stupide qu'il ne savait pas que les ivoiriens en avait marre et voulaient des elections democratique et transparentes. Osons espérer et croire que le dictateur et boulanger a une bonne fois pour toute compris le message des ivoiriens 5/5. A bon entendeur salut

Présidentielle ivoirienne

Je voudrais déplorer le fait pour les journalistes français d'utiliser des "raccorcis" souvent malheureux" lorsqu'il s'agit de présenter la situation socio-politique en Côte d'Ivoire. en effet, il n'est pas exact de dire que l'échéance de fin février - début mars n'a pu se tenir suite à la double dissolution par le Président de la République de la CEI et du Gouvernement. C'est faire passer la conséquence pour la cause. En effet, c'est le refus du Président de la CEI, soutenu par le RHDP qui a conduit au blocage du processus et à l'impossibilité de tenir le chrnogramme. Si Beugré Mambé avait tiré les leçons du dysfonctionnement grave de la CEI et avait démissionné, nous aurions évité tous ces problèmes. Car, l'opposition continuerait à conserver la majorité au sein de la CEI et dès lors pouvait se choisir un nouveau président de cette institution issu de ses rangs. Voilà la vérité des faits. La double décision de dissolution prise par le Président visait à sortir de ce blocage. On peut en douter, mais ce n'est pas cela qui a eausé le retard dans le chronogramme.
Merci d'en prendre bonne note !

Monsieur Gbagbo

Monsieur gbagbo doit reconnaitre que toute la population en a marre de lui et de ses refondateurs qui depuis plus de 7 ans nous fait vivre la misère malgré le sacrifice que nous avons realiser devant la force licorne pour lui. mais leur est arrivée de tout regler par les élections ou par la rue il quittera le pouvoir avant la mi 2010.

Il va se passer d'autres événements !

Laureny Gbagbo va certainement trouver un nouveau prétexte ou faire un acte pour gagner encore quelques mois.. et la mascarade va se poursuivre..
Le RDHP doit s'unir pour présenter un candidat unique ( jeune compétent ) capable d'unir et de soulever le pays contre le boulanger..

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