- France - Génocide rwandais - Nicolas Sarkozy - Paul Kagame - Rwanda
Sarkozy se rend à Kigali pour tenter de tourner la page
Le président français est attendu jeudi au Rwanda. Il devrait y rencontrer le président rwandais Paul Kagame (photo). Hautement symbolique, cette visite est la première que fait d’un président français au Rwanda depuis le génocide de 1994.
Nicolas Sarkozy n’a pas prévu de s’attarder au Rwanda lors de sa prochaine tournée en Afrique, qui débute mercredi 24 février par une visite au Gabon. Le président français ne devrait en effet pas passer plus de trois heures à Kigali, mais cette visite éclair revêt une importance hautement symbolique, tant les relations entre les deux pays sont délicates.
Seize ans après le génocide rwandais, Paris et Kigali sont toujours à la recherche d’une liaison apaisée. Les relations diplomatiques entre les deux pays avaient été rompues en 2006 par le président rwandais Paul Kagame, accusé par un juge français d’avoir fomenté l’attentat contre l’ancien président Habyarimana, point de départ du génocide.
En 2008, c’était au tour de Kigali de mettre en cause la France pour son rôle supposé dans le génocide. Un rapport rwandais accusait de nombreux responsables politiques et militaires français d’avoir participé aux exécutions.
La visite de Nicolas Sarkozy doit donc marquer le commencement d’une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays. Un processus de normalisation amorcé fin 2008 par un déplacement du secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant, suivi en janvier d’une visite du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
Les actes et les paroles du président français vont être suivis de près à Paris et à Kigali, même s’il ne devrait pas prononcer de discours. En plus d’un entretien privé avec Paul Kagame, le moment fort de la visite devrait être le dépôt d’une gerbe devant le mémorial dédié aux 800 000 victimes du génocide.
Le 54e pays membre du Commonwealth
Voulu par Paris, l’apaisement entre les deux pays intervient quelques mois après l’annonce en octobre 2008 de l’entrée du Rwanda au sein du Commonwealth. Un volte-face pour ce pays de tradition francophone, désormais passé dans le giron britannique. Le rapprochement avec le Royaume-Uni a été voulu par le président Kagame, qui montre l’exemple en s’exprimant en anglais lors de ses allocutions officielles.
Une équipe de FRANCE 24, qui effectuait un reportage dans le pays en janvier 2010, a pu constater les premiers changements survenus dans le pays. Du jour au lendemain, l’enseignement a été dispensé en anglais dans les écoles du pays. Le cricket, qui passe pour une pratique obscure dans la majorité des pays francophones, est en passe de s’imposer comme l’un des sports favoris des Rwandais. Il serait même question que les automobilistes roulent désormais à gauche pour s’aligner sur le système britannique.
Une "allégeance" à la couronne britannique défendue en haut lieu. Interrogée par l’équipe de FRANCE 24, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Rosemary Museminali, est convaincue que le pays "a tout à y gagner". "Nous allons partager nos expériences, bénéficier d’échanges commerciaux et ainsi améliorer les conditions de vie de notre peuple dans tous les domaines", assure-t-elle.
Côté britannique, on se félicite du rapprochement avec Kigali. "Beaucoup de problèmes de ce pays ont émergé du fait de son isolement international, donc toute ouverture vers l’extérieur est positive pour le Rwanda", résume Nicholas Cannon, l’ambassadeur britannique au Rwanda.
Sous influence française ou britannique, le pays va devoir faire face aux nombreux défis qu’il lui reste à relever. L’ONU estime que près de 60% de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté.

























Commentaires (15)
Sarcozy ne connait pas Kagame
Avant la visite de Sarcozy a Kigali, je n'avais jamais vu, un president d'une puissance comme la France atterir au Rwanda et etre acceuilli par un ministre, pendant que le president est en ville!! Tout le monde sais que le genocide a ete provoque par le FPR qui a tue Habyalimana(beaucoup de recherche scientific le provent). La visite de Sarcozy va apparaitre comme un support au president qui n'accepte pas la presse non gouvernmental ou l'opposition. Mais, c'est toujours comme ca, les puissance defendent leur interets (langue francaise dans ce cas-ci) et pas les interets des populations des pays en development. Les Rwanda ont besoin du'un changement politique.
Le chemin de "Canossa" du
Le chemin de "Canossa" du citoyen-Président Sarkozy
Pour quelqu'un qui a soutenu l'action de la France en 1994 en tant que porte parole du gouvernement, pour quelqu'un qui a couvert le financements français des opérations occultes de cette dernière favorisant les génocidaires, ce voyage a du être ressenti par le "citoyen-Président" Sarkozy comme le chemin de Canossa. Lui, surtout lui, être "obligé" d'aller s'incliner devant ces centaines de milliers de victimes, elles innocentes ! Quelle ironie de la géopolitique !
La France a perdu. Elle s'est inclinée !
Elle a perdu non seulement le bras de fer judiciaire Bruguière-Commission Mucyo / Mutzinsi.
Elle a aussi perdu toute son influence dans cette région d'Afrique. Le Rwanda est devenu anglophile, fait partie du Commonwealth et les richesses, y compris du Kivu Congolais, partent à l'Est, chez les anglo-saxons !
C'est ce qu'a dû entériner le « citoyen-Président » Sarkozy lors de ce voyage, en s'inclinant sur les tombes de ses (bien les siennes !) victimes innocentes.
L'avenir nous dira, si au nom de la « realpolitik », les responsables français de ce génocide seront, ou non, traduit devant les tribunaux.
Ce voyage, est un succès pour tous ceux qui ont eu le courage de se battre, comme le Président Kagamé, de témoigner, notamment devant les commissions Mucyo / Mutzinsi. Sera-t'il qu'une étape vers la vérité totale ou participera-t'il à l'enterrement de cette dernière ?
Les mêmes sont appelés à continuer le combat pour la justice envers toutes ces âmes innocentes.
RECONCILLIATION FRANCO-RWANDAISE
Quelle différence pourra faire le Président Kagamé entre les dirigeants,responsables du génocide au Rwanda en 1994 et la personne du Président Sarkozy, à l'époque Ministre du Budget sous Balladur et donc financier du budget militaire du gouvernement d'HABYARIMANA en 1994? De plus, le Président Sarkozy a tout fait quand il était Ministre de l'Intérieur en 2005 pour cacher l'implication de la France dans le financement du génocide des tutsis du Rwanda.La vérité viendra lorsque la France déclassifiera les dossiers Opérations militaires CHIMERE et NOROIT
lesson
Mr Sascozy, Un homme responsable c'est celui qui est capable de se remettre constamment en question
pour relever ses propres erreurs et en chercher les causes profondes en vue de les corriger pour
l'avenir.
Bon voyage
Correction
Notre Ministre des affaires etrangeres s'appelle MUSHIKIWABO LOUISe. merci
Sarkozy se rend a Kigali pour tourner la page
C'est la pire de bettise que le President Sarkozy vient de commettre. Cette visite a un impact tres positif pour le President Kagame. Pourquoi? Simplement, Ce dernier se voit "laver" des soupcons qui pesent toujours sur lui en tant qu'une des pieces maitresses qui declancha le genocide rwandais : l'assassinat du feu President Abyarimana. Que les francais lisent tranquillement le livre intitule "Crimes organises en Afrique Centrale". Les francais comprendront tout. Comment un President (Nicolas Sarkozy) peut-il accepter de se rabaisser jusqu'a ce point ? A moins qu'il y ait tant d'interets economiques pour faire une telle visite. Helas malheureusement, le monde est ainsi dirige. Mais que le President Kagame sache simplement qu'il peut tromper les hommes mais pas Dieu. Quelle que soit la duree de la nuit, la lumiere finit par apparaitre.
réaction à la visite du président français à kigali
Cette visite pourra t- elle faciliter le retour des FDLR au rwanda car la population de l'est de la rdc a beaucoup souffert à cause des attrocités comises par ce groupe des combattants
L'esclave choisit son maître
Sa fait du bien de savoir que "l'esclave peut choisir son maître". il devient alors Maître de son Destin.
Rwandais du courage.
comment
La visite du président français au rwanda est tres attendu mais de deux cotes les doutes et soupcons persistent encore.il n ya rien au Rwanda qui montre la joie d'accueillir une haute personalité comme Sarkozy.
cette visite historique
je pense que le temps arrive aux autorités de la france de demander le pardon au peuple Rwandais
Pourquoi l'?
Le Royaume Uni est tres loin d'etre un pays exemplaire. N'oublions pas les crimes de guerre, les bombardements, les meurtres de civils innocents, l'abus et la torture de prisonniers.... que ils commettaient en Irak, en Afghanistan, en Irlande du Nord et ailleurs.
Et sa collaboration avec la CIA.
Est celui le modèle que le Rwanda voudrait poursuivre??
France-Rwanda, Quelle comedie diplomatique?
Le recent rapprochement de ces deux pays date du jour ou le Rwanda accedait officiellement au Commonwealth, pourtant les liens entre la France et le Rwanda n'avaient que comme solides racines linguistiques. Qu'adviendra t-il dans ces relations du moment que le Rwanda n'a plus besoin de cette langue, que ca soit dans l'administration et non plus a l'ecole. Peut etre nous nous acheminons vers une redefinition totale des relations Franco-Rwandaises dans laquelle la France n'aura pas grand chose a gagner. Sarkozy fairait mieux de se diriger ailleurs, pourquoi pas a Bukavu, Goma et ou au Burundi?
Décidément ma patrie (la
Décidément ma patrie (la france) est un pays voyou. Après avoir massacré des tutsis, voila qu'elle s'allie avec ce lui qui a massacré les hutus. J'ai honte d'être français et je crois que je vais rester au québec pour de bon. Car même dans le real politic, il faut un minimum de moralité.
"Les massacres réciproques"
Avant noël, sur RFI, et je m'en souviens très bien, Bernard Kouchner avait commenté la reprise des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda. Il avait dit que les deux pays veulent construire une nouvelle relation, mais sans rien cacher des événements passés. Il avait dit aussi, et c’est la phrase importante, que « les deux pays n’ont pas refusé la lucidité sur les MASSACRES RECIPROQUES » Or Paul Kagamé, le président rwandais, n’a jamais accepté de considérer les massacres perpétrés en 1994 par les tutsis contre les hutus. Pour lui le génocide a toujours été le massacre des tutsis par les hutus. AURAIT IL CHANGE D'AVIS ?
La verité !!!
Je ne comprend pas pourquoi france24 parlent de la complicité dela france quand le sujement de la TPIR ne l'a pas confirmer !!! car il est etablit par le jugement qu'il s'agit d'un auto-genocide rwandais , spotané et non preparé comme l'affirme Kangame .
Réagir à cet article