Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Se battre pour les cendres pour étouffer la braise"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les peoples et le conflit israélo-palestinien

En savoir plus

DÉBAT

Virus Ebola en Afrique de l'Ouest : comment vaincre cette épidémie sans précédent ?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Gaza : l'espoir de trêve évanoui ?

En savoir plus

FOCUS

États-Unis : les prisons californiennes surpeuplées

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La Russie sanctionnée

En savoir plus

DÉBAT

Moscou sanctionnée par l'UE : Poutine peut-il plier ?

En savoir plus

DÉBAT

Chrétiens d'Irak : "Il faut les aider à rester dans leur pays"

En savoir plus

SUR LE NET

Conflit à Gaza : des célébrités créent la polémique

En savoir plus

  • Vidéo : reportage au cœur des tunnels creusés par le Hamas à Gaza

    En savoir plus

  • L'Argentine de nouveau en défaut de paiement

    En savoir plus

  • Ces politiques qui ne jurent plus que par Jean Jaurès...

    En savoir plus

  • Glissement de terrain meurtrier dans l'ouest de l'Inde

    En savoir plus

  • "Accuser la Serbie du déclenchement de la guerre est absurde"

    En savoir plus

  • Les deux derniers plus hauts responsables khmers rouges jugés pour génocide

    En savoir plus

  • Journée sanglante à Gaza en dépit d’une courte trêve humanitaire

    En savoir plus

  • Otages : la France, premier banquier des djihadistes d’Al-Qaïda

    En savoir plus

  • Moscou répond aux sanctions en menaçant l’UE et les États-Unis

    En savoir plus

  • En Chine, un scandale alimentaire chasse l’autre

    En savoir plus

  • Lille s'impose à Zurich et entrevoit la qualification pour les barrages

    En savoir plus

  • Nigeria : nouvel attentat-suicide perpétré par une femme à Kano

    En savoir plus

  • Ebola : "Les personnes traitées rapidement peuvent en guérir"

    En savoir plus

  • Transferts : deux champions du monde français signent en Inde

    En savoir plus

  • Nemmouche inculpé pour “assassinat dans un contexte terroriste”

    En savoir plus

  • Paris évacue des ressortissants français et britanniques de Libye

    En savoir plus

  • Résultats encore décevants pour Nintendo

    En savoir plus

  • Le Hamas diffuse la vidéo d'une opération commando meurtrière en Israël

    En savoir plus

Afrique

Alger et Nouakchott dénoncent les conditions de la libération de Pierre Camatte

Texte par Julien PEYRON

Dernière modification : 25/02/2010

Paris se félicite de la libération de l’otage Pierre Camatte, relâché mardi au Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Mais la remise en liberté de quatre islamistes, en échange du Français, provoque la colère de l'Algérie et de la Mauritanie.

L’annonce de la libération de l’humanitaire français Pierre Camatte, détenu depuis le 26 novembre 2009 au Mali par l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a été diversement accueillie par les pays concernés par cette affaire. Sa libération intervient quelques jours après la remise en liberté par le Mali de quatre islamistes - deux Algériens, un Burkinabè et un Mauritanien - arrêtés en avril 2009 dans le nord du pays. La branche d’Al-Qaïda au Maghreb avait fait de la libération de ces quatre individus une condition préalable à celle du Français.

Si le Premier ministre français Françios Fillon a salué "l’action décisive de l’ensemble des acteurs qui ont concouru au dénouement heureux de cette prise d’otage", Alger et  Nouakchott ont condamné "avec force" la libération des islamistes. Preuve que la brouille est sérieuse, l’Algérie et la Mauritanie ont même rappelé leurs ambassadeurs au Mali "pour consultations".

"Un coup de poignard dans le dos"

Bamako assure que les quatre hommes ont été libérés car ils avaient purgé l’intégralité de leur peine, ayant simplement été condamnés à neuf mois de prison pour "détention illégale d'armes de guerre". Une version qui ne convainc pas le porte-parole du ministre algérien des Affaires étrangères, qui dénonce un prétexte "fallacieux" et une "attitude inamicale du gouvernement malien".

"La Mauritanie ne s’attendait pas à une telle décision, c’est un coup de poignard dans le dos", affirme Ould Bä Saïd, professeur à l’université de Nouakchott, à propos de la libération des quatre islamistes. Contacté par FRANCE 24, il regrette que Bamako ait décidé unilatéralement de les libérer faisant fi de "la collaboration accrue entre le Mali et la Mauritanie dans le domaine du terrorisme et de la lutte contre le banditisme au niveau des frontières".

"Pressions françaises"

Même son de cloche pour Faycal Metaoui, spécialiste des affaires politiques et journaliste à "El-Watan", pour qui "Bamako n’a pas respecté les accords juridiques bilatéraux, ni les conventions sécuritaires". Il déplore le non-respect des accords signés entre l’Algérie et le Mali, qui auraient dû "permettre l’extradition des ressortissants algériens recherchés dans leur pays".

Selon Faycal Meteoui, c’est la France qui "est derrière la libération des quatre islamistes". "Bernard Kouchner [le ministre français des Affaires étrangères] s’est rendu deux fois au Mali pour convaincre le président Amadou Toumani Touré. Ce dernier, après avoir tenu bon, n’a pas pu repousser les pressions françaises", affirme-t-il.

De son côté, Paris cherche à calmer le jeu et réaffirme, ce mercredi, sa volonté d'œuvrer pour la sécurité et la stabilité dans la région. La libération de l’humanitaire français est néanmoins fêtée comme une victoire par la diplomatie française. En tournée en Afrique, le président français Nicolas Sarkozy a prévu d’ajouter une escale au Mali pour rencontrer en personne Pierre Camatte. Il n’est pas certain que les images des deux hommes tout sourire à Bamako calme la grogne à Alger et à Nouakchott.

Première publication : 24/02/2010

  • MALI

    Nicolas Sarkozy se rend au Mali pour rencontrer l'ex-otage français

    En savoir plus

  • MALI

    L'otage français retenu par Al-Qaïda a été libéré

    En savoir plus

  • MALI

    Libération des 4 islamistes réclamés par Al-Qaïda en échange de Pierre Camatte

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)