Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

"Islam de France" : comment réformer ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Le professeur Rollin se rebiffe"

En savoir plus

FOCUS

Danemark : comment lutter contre la radicalisation des jeunes ?

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Réformer la France : la recette Sarkozy

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Des enfants en cage pour frapper les esprits en Syrie et immersion avec les "fouilleurs" de Côte d'Ivoire

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Poutine veut affirmer la voie russe, quitte à se confronter à l’Occident"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Mali : Bamako espère que les groupes du Nord signeront l'accord de paix

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Ebola : le pire est-il passé ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Netanyahou à Washington : une visite controversée

En savoir plus

Afrique

Sarkozy évoque "une grave erreur d'appréciation" de la France lors du génocide

Vidéo par Arnaud ZAJTMAN , Marlène RABAUD

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/02/2010

À Kigali, Nicolas Sarkozy a tenu une conférence de presse avec le président rwandais, Paul Kagame, au cours de laquelle il a évoqué "une grave erreur d'appréciation" de la France lors du génocide de 1994 - sans toutefois présenter d'excuses.

Nicolas Sarkozy a reconnu jeudi, à Kigali, que la France avait commis des "erreurs" au moment du génocide rwandais, en avril 1994. Lors d’une conférence de presse commune avec son homologue Paul Kagame, il a indiqué vouloir "tourner une page extrêmement douloureuse" des relations entre les deux pays.

Prié de détailler les erreurs commises par la France, il a évoqué une "grave erreur d’appréciation", une "forme d’aveuglement quand nous n’avons pas vu la dimension génocidaire du gouvernement du président [Juvénal Habyarimana] qui a été assassiné", ainsi que des "des erreurs dans une opération Turquoise engagée trop tardivement et sans doute trop peu". Lancée en juin 1994 par la France, soit deux mois après le début du génocide, l'opération Turquoise avait pour mission de mettre un terme aux massacres.

Réactions après la visite de Nicolas Sarkozy

Le chef de l’État français a par ailleurs demandé que tous les responsables du génocide soient "retrouvés et punis".

Il n’a cependant pas formulé d’excuses, comme l’avaient fait en leur temps la Belgique et les États-Unis. "Chaque pays a son histoire", a-t-il assuré en se défendant de vouloir se lancer "dans une course au vocabulaire".

Cette visite de Nicolas Sarkozy marque une étape importante dans la réconciliation entre la France et le Rwanda. En 2006, Kigali avait rompu ses relations diplomatiques avec Paris, à la suite de la mise en cause par un juge français du président Kagame dans l'attentat contre l'avion du président Habyarimana, le 6 avril 1994. L'événement est considéré comme l'étincelle qui a déclenché le génocide.

Extrait du discours de Nicolas Sarkozy

 

Première publication : 25/02/2010

  • RWANDA

    Sarkozy se rend à Kigali pour tenter de tourner la page

    En savoir plus

  • Après des années de brouille, Paris et Kigali se réconcilient

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)