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FRANCE

Après l'affaire Soumaré, Peillon rappelle le passé judiciaire de Devedjian

Texte par Dépêche

Dernière modification : 26/02/2010

En réaction à l'affaire Soumaré, l'eurodéputé socialiste Vincent Peillon a déterré une condamnation du ministre Patrick Devedjian et d'Alain Madelin datant de 1965. Le premier aurait l'intention de porter plainte.

AFP - Patrick Devedjian "va poursuivre en diffamation" l'eurodéputé PS Vincent Peillon "pour les propos qu'il a tenus sur LCI" où il a évoqué un fait divers ayant valu au ministre de la Relance une condamnation en correctionnelle en 1965, a annoncé jeudi soir à l'AFP l'entourage de ce dernier.
  
Au cours d'un débat télévisé jeudi, dans lequel était évoquée l'affaire Ali Soumaré, Vincent Peillon a produit une coupure de presse relatant un fait divers ayant valu en 1965 une condamnation par un tribunal correctionnel à Patrick Devedjian ainsi qu'à l'ancien ministre Alain Madelin (UMP).
  
Sur le mode ironique l'élu socialiste a souhaité à Ali Soumaré (PS) une "aussi belle carrière" que ces deux hommes politiques de droite.
  
L'eurodéputé socialiste a sorti de sa poche une copie d'un article en disant: "Je vous ai amené un document très intéressant qui est l'édition du Petit varois du 11 novembre 1965. Le titre +en correctionnelle, deux jeunes dévoyés en vacances à La Croix Valmer avaient essoufflé la police+".
  
"La fin nous apprend que ces deux jeunes avaient volé une Simca 1000, volé des moteurs de bateaux, avaient des papiers d'identité faux, des plaques d'immatriculation fausses, avaient avec eux un pistolet 6,35 et avaient fait courir la police", a poursuivi l'ex-lieutenant de Ségolène Royal.
  
"J'ai cherché les noms et c'est finalement une jolie anecdote, on a deux noms : MM. Alain Madelin, Patrick Devedjian..", a lâché M. Peillon.
  
"Je souhaite véritablement qu'Ali Soumaré fasse une aussi belle carrière", a-t-il lancé, reprochant au passage à un journaliste du groupe Figaro qui participait au débat d'avoir "à longueur de pages" rapporté les déboires du jeune candidat PS aux régionales accusé par des élus UMP d'être un "délinquant multirécidiviste".
  
"On traite ça par pages entières plutôt que de parler de tas d'autres sujets qui sont intéressants", a reproché M. Peillon.
  
Les accusations lancées vendredi dernier contre Ali Soumaré par deux maires UMP du Val d'Oise --dont celui de Franconville Francis Delattre-- se sont révélées partiellement fausses. Une condamnation qui était imputée au jeune candidat d'origine malienne concernait en réalité un homonyme, et une autre vieille d'une dizaine d'années était prescrite. Francis Delattre s'est excusé pour le problème d'homonymie.

 

Première publication : 26/02/2010

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