AFP - "Sicilianité, sensualité", c'était le programme de Dolce&Gabbana dimanche, au dernier jour des défilés de Milan: Du noir, de la lingerie et un hommage au savoir-faire des ateliers.
Des écrans placés en hauteur offrent des gros plans sur l'action: Avant le spectacle, ils montrent la fièvre des coulisses, les "people" italiens mitraillés par les photographes en salle, la cohue devant l'immeuble.
Au son de violons, un mur d'images lance un petit film en noir et blanc sur le travail des petites mains en blouse blanche, le surpiquage d'une veste, les dessins des stylistes, un tissu drapé sur un mannequin qui fait apparaître la future robe. La magie de la couture.
Le premier mannequin apparaît en courte veste croisée et culotte satinée. En noir intégral, dominante de la collection. Une autre veste, avec un bermuda cette fois. Une redingote sur un body, puis fermée sur un short laissant dépasser un bout de dentelle.
L'astuce fonctionne à merveille: En dénudant à moitié le mannequin, l'oeil se recentre rapidement sur le seul élément de vestiaire présenté, sur lequel il se pose quelques secondes au lieu de le balayer comme c'est souvent le cas, en raison de la rapidité des présentations.
Tous les plus grands tops du moment défilent, en chignon lâche laissant échapper quelques mèches. Plusieurs portent des écouteurs dorés sur les oreilles, pour souligner la modernité de leurs tenues urbaines.
Quelques touches de couleur avec des robes drapées de velours rouge, vert et bordeaux. Et des robes bustier satinées rouge ou jaune, recouvertes de dentelles noires.
Des pois blancs sur du noir, un peu de léopard aussi, et des tailleurs en tweed dont la jupe se termine en dentelles encore.
Pour saluer, toutes les filles reviennent ensemble sur la passerelle, en vestes noires de différentes longueurs et exposant des jambes interminables.
Dehors, sous la grisaille, Milan semblait déserte en raison d'une interdiction de circuler anti-pollution décidée par la mairie, à l'exception des véhicules affectés à la Semaine de la mode.
Dans la matinée, Marni était restée fidèle à son style un peu décalé, misant moins sur le sex-appeal que sur les formes et les couleurs. Consuelo Castiglioni a présenté des ensembles avec bermudas, chaussettes montant jusqu'au genou, ou des jupes évasées.
Bruns, rose poudré, anis mais aussi un vert acidulé assorti à du marron ou du bordeaux. Des vestes en fourrure devant, tissu derrière. Des imprimés aux motifs géométriques, parfois avec un petit côté safari.
Pour le soir, des robes à bretelles avec un chemisier transparent cousu par dessus, en noir mais aussi dans un vert ultra-pâle et délicat. Une robe en imprimé rouge et rose descend jusqu'aux chevilles. Des paillettes ici et là et des vestes à crinoline courte au dessus des hanches.







