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EUROPE

Paris-Moscou, un partenariat économique à vocation militaire

©

Vidéo par Madeleine LEROYER

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/03/2010

La visite du président russe à Paris est principalement destinée à renforcer les liens économiques et politiques avec la France. Mais le cas de la vente de navires français Mistral reste épineux.

Alors que l'exposition "Sainte Russie" donne aujourd’hui le coup d'envoi de l'année croisée France-Russie, la visite à Paris du président russe Dmitri Medvedev devrait sceller un partenariat autrement plus stratégique dans les domaines militaire et économique.

Un partenariat hier terni par les dissensions entre la Russie et l’Union Européenne au sujet de l’intervention russe en Géorgie à l’été 2008, mais que Vladimir Poutine avait relancé lors de sa visite en France en novembre 2009. Le Premier ministre était alors reparti avec de précieuses signatures : celle de Renault, injectant 240 millions d’euros dans le capital de son partenaire Avtovaz (premier constructeur automobile russe, détenu à 25% par Renault), et de GDF, entérinant son accord avec le géant russe du gaz Gazprom.

Si les relations entre Moscou et Paris n’ont pas toujours été faciles, la visite du président russe s’inscrit dans un contexte de franc réchauffement des liens entre la France de Sarkozy et la Russie de Medvedev-Poutine. Pour preuve, cette interview de Medvedev à l'hebdomadaire Paris-Match où le président russe s’y déclare amateur du cinéma français, "proche de l’âme russe", qu’il ne peut malheureusement regarder en version originale ("j’ai toujours regretté d’avoir appris l’anglais au lieu du français ou de l’allemand").

GDF signe avec Gazprom
Aux discussions diplomatiques, dont le programme semble maigre – nucléaire iranien, conflits en Afghanistan et en Irak – les présidents français et russe préfèreront visiblement les négociations économiques. Il sera évidemment question à Paris de l’entrée de la Russie dans l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), serpent de mer dont les négociations ont débuté en 1993, mais aussi et surtout des partenariats commerciaux franco-russes.

Dmitri Medvedev se déplace en effet "avec une centaine de patrons russes" précise Madeleine Leroyer, correspondante de FRANCE24 à Moscou, parmi lesquels les oligarques Mikhaïl Prokhorov – empêtré dans le rachat de la villa Léopolda à Villefranche-sur-Mer – et Oleg Deripaska, propriétaire du géant russe de l’aluminium Rusal, qui a fait son entrée en janvier à la Bourse de Paris.

Alors que GDF Suez a finalisé, lundi midi, son accord avec Gazprom, qui prévoit son entrée dans le capital du grand projet North Stream – un gazoduc reliant la Russie à l’Allemagne via la mer Baltique - Alstom devrait confirmer un partenariat avec le constructeur de trains russe Transmashholding (TMH).

Le Mistral, un vent de polémique souffle sur l’Otan
Mais c’est dans le domaine stratégique que les ambitions croisées de Moscou et de Paris en crispent plus d’un. Une polémique diplomatico-militaire qui porte un nom : Mistral, un porte-hélicoptères hautement technologique dont la Russie aimerait s’offrir quatre exemplaires, entre 400 et 500 millions d’euros la pièce.

Ce Mistral, un navire de près de 200m de long, "a de grandes capacités amphibies pour transporter des armes, des hélicoptères, des blindés, des soldats, il dispose d'un hôpital ou d'un état-major militaire. On peut l'utiliser à des fins humanitaires si on veut, mais aussi à des fins militaires", a estimé dans la revue Foreign Policy, Eka Tkechelachvili, conseillère géorgienne pour la sécurité nationale.

Mais le projet de vente a soulevé des réticences, de Moscou à Paris. Pour Bernard Kouchner, cette vente ne peut se faire qu’en respectant certaines "précautions" et après la signature d’un accord politique. Mais l’Élysée, sous l’influence de Claude Guéant, est passé outre les considérations du Quai d’Orsay, et le ministre de la Défense, Hervé Morin, a eu gain de cause.

La vague de protestations dépasse d’ailleurs largement le gouvernement : il s’agirait de la première fois depuis 1949 qu’un membre de l’Otan vend du matériel militaire lourd à la Russie.

De quoi inquiéter les proches voisins de la Russie, notamment les pays baltes mais surtout les anciennes républiques de l’Union Soviétique, Géorgie en tête : menée avec des Mistral, l’attaque des côtes géorgiennes par la Russie à l’été 2008 aurait mis Tbilissi à genoux en seulement quelques heures, disent les spécialistes…

Première publication : 01/03/2010

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