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Afrique

Arrêtée en France, Agathe Habyarimana a été libérée sous contrôle judiciaire

©

Vidéo par Pauline SIMONET

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 03/03/2010

Accusée par Kigali d'être impliquée dans la planification du génocide, Agathe Habyarimana, la veuve du président rwandais assassiné le 6 avril 1994, a été interpellée en France avant d'être remise en liberté et placée sous contrôle judiciaire.

Agathe Habyarimana, la veuve du président rwandais Juvénal Habyarimana assassiné le 6 avril 1994, a été libérée et placée sous contrôle judiciaire, mardi, après avoir été interpellée en France un peu plus tôt à son domicile situé dans le département de l’Essonne. Depuis 2007, celle-ci fait l'objet d’un mandat d’arrêt international émis par Kigali qui la soupçonne d’avoir joué un rôle important dans le génocide de quelque 800 000 personnes, essentiellement des Tutsis, au Rwanda. Son avocat, Me Philippe Meilhac, a expliqué sur France 24 que "le procureur doit le recontacter dans les prochaines semaines et a demandé un complément de dossier au Rwanda".

Analyse du journaliste Patrick de Saint-Exupéry

Cette arrestation intervient cinq jours seulement après un voyage du président Nicolas Sarkozy au Rwanda. Une visite durant laquelle le chef de l’État français a reconnu de "graves erreurs d’appréciation" de la France lors du génocide et demandé que les "génocidaires" soient punis. Il avait également reconnu qu’il pouvait y en avoir en France et avait notamment fait allusion à "une personne à qui nous venons de refuser l’asile politique"... Il s'agissait, sans aucun doute, d'Agathe Habyarimana, qui s’est vue définitivement refuser le statut de réfugiée politique par le Conseil d’État, le 16 octobre dernier, pour "soupçons sérieux" quant à sa participation au génocide.

"La France n’est plus un lieu sûr"

"La demande d’extradition date de novembre, et a été à l'évidence réactivée au retour de Nicolas Sarkozy du Rwanda", estime Me Philippe Meilhac dans une interview au site Lepoint.fr. Dans un entretien à France24.com, David Russell, président du SURF (Survivors Fund, une ONG qui soutient les survivants du génocide), assure que, dorénavant, "la France n’est plus un lieu sûr pour les responsables" de ces atrocités.

Les autorités rwandaises n’ont pas tardé à féliciter Paris. "C’est un très bon signe, la justice française commence sérieusement à s’occuper du dossier", s’est réjoui Tharcisse Karugarama, ministre rwandais de la Justice. Agathe Habyarimana est soupçonnée d’avoir appartenu à l’"Akazu", une organisation hutue informelle qui gravitait autour du président Habyarimana, soupçonnée d'avoir planifiée le génocide. Elle a également joué un rôle important dans la mise en place de "Radio télévision libre des Mille Collines" et du journal "Kangura", deux organes de propagande qui ont nourri la haine contre les Tutsis pendant le génocide.

"L’extradition serait un signal politique fort"

Trois jours après l’assassinat de son mari, Agathe Habyarimana a été exfiltrée du Rwanda et a trouvé refuge en France, où elle réside officiellement depuis 1998. Une situation qui n’a pas échappé aux associations de défense des victimes du génocide. Ainsi, une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) déposée en 2007 a abouti à l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour "complicité de génocide et de crime contre l'humanité" à son encontre. Une affaire dans laquelle celle-ci n’a pas encore été entendue pour l'instant.

Reste maintenant à savoir si celle-ci va être extradée. Les autorités rwandaises ont qualifié de "priorité" son jugement au Rwanda, même si Kigali n'a pas totalement fermé la porte à un procès en France, exprimant sa "confiance absolue en la justice" hexagonale. La justice française s’est plusieurs fois opposée à l'extradition de génocidaires présumés vers le Rwanda car leurs conditions de détention dans le pays seraient contraires aux normes européennes. "Accepter d’extrader Agathe Habyarimana a évidement une dimension politique, sans compter que ce serait un nouveau signal politique fort envoyé par Paris à Kigali", conclut Placide Kalisa, président honoraire d’Ibuka, la principale association des survivants du génocide, joint par France24.com.

Première publication : 02/03/2010

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