02 mars 2010 - 16H27  

"Tous derrière Valérie Pécresse!", demande Sarkozy à l'UMP d'Ile-de-France
Assez de couacs et de dissensions internes ! Nicolas Sarkozy a appelé mardi l'UMP francilienne à faire bloc derrière sa tête de liste régionale Valérie Pécresse, et à se concentrer dans la dernière ligne droite de la campagne sur des sujets de fond comme le Grand Paris.
Assez de couacs et de dissensions internes ! Nicolas Sarkozy a appelé mardi l'UMP francilienne à faire bloc derrière sa tête de liste régionale Valérie Pécresse, et à se concentrer dans la dernière ligne droite de la campagne sur des sujets de fond comme le Grand Paris.

AFP - Assez de couacs et de dissensions internes ! Nicolas Sarkozy a appelé mardi l'UMP francilienne à faire bloc derrière sa tête de liste régionale Valérie Pécresse, et à se concentrer dans la dernière ligne droite de la campagne sur des sujets de fond comme le Grand Paris.

Le chef de l'Etat recevait pour un petit-déjeuner à l'Elysée Mme Pécresse et toutes ses têtes de listes départementales.

Il "a dit que le rassemblement devait être sans faille derrière la tête de liste", a expliqué celle-ci, ministre de l'Enseignement supérieur, après le rendez-vous en présence des plus proches collaborateurs du président, Henri Guaino, Claude Guéant, mais aussi de François Fillon et Xavier Bertrand.

Le message était clair : "Tous derrière Valérie Pécresse", a résumé un autre participant auprès de l'AFP, réfutant tout "recadrage" après les cafouillages de l'affaire Soumaré.

En privé, plusieurs sources UMP affirmaient le contraire: "Le président a dit qu'il ne voulait plus voir une tête dépasser sous peine d'en tirer les conséquences après les régionales".

Une flèche visant l'ex secrétaire d'Etat Roger Karoutchi, selon ces sources.

Relégué numéro trois sur la liste des Hauts-de-Seine, celui qui souhaiterait garder la présidence du groupe UMP au conseil régional et convoiterait un siège de sénateur en 2011, est accusé dans son camp de mener une "contre-campagne" au profit du PS.

"Quand on attaque Valérie Pécresse, c'est moi qu'on attaque, et je ne l'accepterai pas", a prévenu M. Sarkozy, cité par un élu de la majorité.

Lors du point de presse organisé au QG de campagne dans la foulée de cette réunion à l'Elysée, Roger Karoutchi a minimisé les tiraillements : "Il y a ici ou là des incidents qui émaillent une campagne et c'est comme ça. Une campagne (n)'est pas un long fleuve tranquille".

Présent au petit-déjeuner, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP et numéro cinq sur la liste des Hauts-de-Seine, a répété que la droite était "unie" derrière sa chef de file, face à une gauche "divisée", qui devra faire la fusion de quatre listes au soir du premier tour.

La "dynamique du premier tour" réside dans "les sept points (25% d'intentions de vote pour le seul PS contre 32% pour la majorité présidentielle) qui nous séparent de Jean-Paul Huchon", une avance "que nous espérons encore accroître parce que nous sommes unis", a renchéri Mme Pécresse.

Tous les sondages s'accordent à donner la gauche aisément gagnante en IdF, avec 55% à 58% d'intentions de vote au second tour. Si le PS est crédité de 25% au premier tour, il dispose de réserves de voix pour le second avec Europe Ecologie et le Front de Gauche notamment.

Des députés PS ont ironisé sur l'implication de Nicolas Sarkozy dans la campagne francilienne : "C'est cruel pour Mme Pécresse, c'est la démonstration qu'elle est en perdition" (Jean-Christophe Cambadélis), "On n'attend pas du président de la République qu'il soit un chef de parti" (Jean-Louis Bianco).

Aux journalistes qui s'en étonnaient auprès d'elle, Valérie Pécresse a botté en touche : "Je n'ai pas d'explication à donner".

Yves Jégo et Roger Karoutchi ont défendu la légitimité de la chef de file UMP et mis en avant le projet de "Grand Paris", la "valeur ajoutée" de la liste Pécresse selon eux. Un projet "ni de droite ni de gauche", "symbole d'ouverture entre Etat, région et ville", a assuré M. Lefebvre.

"Faut pas voir dans le Grand Paris un projet à 20 ou 25 ans, c'est un million d'emplois à créer d'ici à 10 ans", ont répondu M. Karoutchi et Mme Pécresse aux voix critiques à l'UMP sur l'ampleur du "travail pédagogique" à réaliser auprès des électeurs.

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