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Amériques

Chavez n'a pas "d'explications" à donner à Zapatero sur des liens Farc/ETA

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/03/2010

Hugo Chavez a refusé de répondre à Madrid sur un lien supposé entre l'ETA et les FARC. Un juge espagnol a inculpé des membres de ces organisations pour avoir préparé des assassinats de personnalités colombiennes en Espagne, dont le président Uribe.

AFP - Le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré mercredi ne pas avoir d'"explications" à donner au gouvernement espagnol de José Luis Rodriguez Zapatero sur des liens présumés entre l'ETA et la guérilla colombienne des Farc, faisant monter d'un cran la tension entre les deux pays.

L'Espagne avait demandé lundi des explications officielles au gouvernement du Venezuela, sur la "coopération" qu'il a fournie aux "relations illicites" entre l'organisation indépendantiste basque ETA et la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste), selon un juge espagnol.

"Je n'ai rien à expliquer et j'exige de lui (Zapatero) qu'il respecte la souveraineté du peuple et du gouvernement du Venezuela", a répondu mercredi le chef de file de la gauche latino-américaine au cours d'une cérémonie publique à Caracas.

"Je n'ai aucune intention de mettre en péril les relations avec (Zapatero) ni avec le roi d'Espagne (...) Les relations dépendront de l'attitude du gouvernement espagnol. Ils doivent nous respecter", a-t-il ajouté.

Un juge espagnol a inculpé lundi six membres de l'ETA et sept des Farc pour avoir échangé des formations militaires et préparé des assassinats de personnalités colombiennes en Espagne, dont l'actuel président Alvaro Uribe.

L'enquête a "mis en évidence la coopération gouvernementale vénézuélienne à la collaboration illicite entre les Farc et l'ETA", qui remonte à 1999, assure le juge dans son procès verbal d'inculpation.

"Ce gouvernement ne soutient ni ne soutiendra aucun groupe terroriste (...) Nous n'avons rien à expliquer à personne parce que nous soutenons la paix", a insisté M. Chavez.

Le président vénézuélien a raconté avoir reçu un appel téléphonique du ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, après la publication de l'acte d'accusation du juge Eloy Velasco de l'Audience nationale, principale instance pénale espagnole.

"Moratinos ne nous a demandé aucune explication (...) Il a appelé pour nous donner à nous des éclaircissements, pour nous donner une explication. Voici ce qu'il m'a dit: +sachez que mon gouvernement n'a rien à voir avec cela+", a-t-il poursuivi.

Hugo Chavez, qui a qualifié de "très bonnes" ses relations avec l'Espagne, a déclaré ne pas vouloir revivre des tensions avec l'ancienne puissance coloniale, comme lorsque le roi Juan Carlos d'Espagne lui avait demandé de se taire en 2008, pendant un sommet international. "Pourquoi tu ne te tais pas!", avait demandé un roi exaspéré à Hugo Chavez.

"Nous soutenons le groupe ETA? C'est absolument faux. Ici vivent beaucoup de Basques qui appartiennent à cette organisation? C'est parce que (l'ancien président vénézuélien) Carlos Andres Perez a passé un accord avec (l'ex-président espagnol) Felipe Gonzalez dont il semble ne rien rester", a assuré M. Chavez.

En 1989, onze membres de l'organisation séparatiste basque ETA avaient été accueillis au Venezuela, avec le statut de réfugié politique, en vertu d'un accord entre MM. Gonzalez et Perez.

L'enquête du juge espagnol Velasco fait allusion à l'un d'entre eux, Arturo Cubillas, qu'il accuse d'avoir "coordonn(é) les relations entre les Farc et l'ETA, tout comme la participation de membres de l'ETA à des cours de maniement d'explosifs et de techniques de guérilla urbaine".

Dans la soirée, le ministre vénézuélien des Relations extérieures, Nicolas Maduro, s'en est pris à la presse espagnole, qu'il a accusée de mener une "grossière" campagne pour présenter le Venezuela comme "une dictature atroce et terroriste".

Quant au juge espagnol Velasco, "ils le connaissent, en Espagne. Il est lié à la droite espagnole", a-t-il affirmé.
 

Première publication : 04/03/2010

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