Dernière modification : 05/03/2010 

- France - Parti socialiste


La police ouvre une enquête interne sur l'affaire Soumaré

La police ouvre une enquête interne sur l'affaire Soumaré

Le directeur général de la police nationale (DGPN) a ouvert "une enquête interne" après la divulgation du passé judiciaire, en partie erroné, d'Ali Soumaré, chef de file du Parti socialiste (PS) dans le Val-d'Oise aux régionales.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, a ouvert "une enquête interne" après la divulgation d'informations, dont plusieurs fausses, sur Ali Soumaré, chef de file PS dans le Val-d'Oise aux régionales, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP.

"J'ai été saisi d'une demande d'enquête interne par le président de la Commission informatique et libertés", Alex Türk, a expliqué M. Péchenard, confirmant une information du Monde daté de vendredi.

Deux élus UMP du Val-d'Oise avaient qualifié de "délinquant multirécidiviste" le jeune candidat PS, d'orgine malienne, en lui imputant notamment une condamnation qui ne le concernait pas.

M. Türk a demandé au DGPN de chercher des éléments sur l'origine de ces accusations, particulièrement pour savoir si elles ne proviendraient pas de policiers qui auraient consulté le fichier Stic (Système de traitement des infractions constatées.

Cette "enquête interne est en cours", a ajouté M. Péchenard, qui compte pouvoir fournir une réponse "à M. Türk dans le courant de la semaine prochaine", a-t-il dit.

"Techniquement, c'est très simple et passe par le biais de la sous-direction de la police technique et scientifique", (PTS, de la direction centrale de la police judiciaire), a poursuivi le DGPN, mais cela peut prendre un peu de temps: "je dois faire une réquisition auprès d'un service pour savoir qui s'est connecté" au fichier, a-t-il expliqué.

Une première réponse lui permettra d'obtenir "des numéros et mots de passe", puis le DGPN demandera à un second service d'identifier les fonctionnaires correspondant à ces deux éléments.

"Je devrai ensuite me livrer à une analyse des données", a indiqué M. Péchenard, avant de pouvoir formuler sa réponse au président de la CNIL.

"Soit la CNIL me demandera autre chose, soit elle viendra, comme elle le peut, faire des vérifications, soit la justice me demandera d'ouvrir une autre enquête", a-t-il ajouté .

Enfin, a souligné M. Péchenard, "si j'estime qu'il y a matière à aller plus loin, je peux agir d'initiative".
 

Commentaires (2)

"La messe est dite"

Le déroulement affiché de l’enquête annoncée sur les fuites éventuelles - encore que tout à fait évidentes ! – dans l’affaire Soumaré renvoie à ce mot de Clémenceau : « Quand je veux enterrer une affaire, je crée une commission d’enquête ».
L’UMP asphyxiée par cette affaire tordue retrouvera dans le lancement de l’enquête de police un bol d’air pur et, partant, une respiration légère et de la sérénité d’esprit : un sursis, en un mot, pour poursuivre sa campagne des Régionales.
Les partis politiques de tous bords se consolent à trop bon compte. « L’essentiel, comme on fait dire au Général De Gaulle, ce n’est pas ce que pensent le Comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte, c’est ce que veut le peuple » : et ce que veut le peuple, pas assez naïf pour penser que ses intérêts sont entre des mains d’hommes vertueux, c’est avoir encore des raisons de se consoler et de croire toujours que la démocratie est « le moins mauvais de tous les régimes ».

Il n'y a pas de fumée sans feu

C'est bien de dire que les divulgations sont en parie erronées, celà prouve qu'il y a bien des choses de vraies. Je croyais qu'il fallait être blanc comme neige, c'est beau la politique. Nous sommes gouvernés par des véreux qui ne raffolent que de pognon et de pouvoir.

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