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Sarkozy dévoile les grandes lignes du plan de relance industrielle
Le président Nicolas Sarkozy a dévoilé la série de mesures destinée à endiguer la désindustrialisation qui menace l'Hexagone. Une annonce qui vient ponctuer trois mois d'états généraux sur le "made in France".
AFP - Nicolas Sarkozy a décrété jeudi la mobilisation générale pour enrayer le déclin de l'industrie française, menacée par la crise, en détaillant à Marignane une série de mesures renforçant les prérogatives de l'Etat notamment dans les entreprises publiques.
En conclusion des états généraux de l'industrie, le chef de l'Etat a brossé, chiffres à l'appui, un portrait sans fard des difficultés qui ont fragilisé, avant même la crise, les industries "made in France" et proclamé sa volonté de tout faire pour que "la France garde ses usines".
"Vous démontrez qu'on peut être compétitifs et produire en France", a-t-il lancé à des ouvriers du fabricant d'hélicoptères Eurocopter, une filiale du groupe européen EADS, "la France doit garder ses usines, la France doit garder son appareil de production".
Au premier rang des accusés de cette "désindustrialisation", Nicolas Sarkozy a sévèrement étrillé les 35 heures, qui ont selon lui "tué l'industrie française". Il a également mis en cause "les charges sociales françaises" et le manque d'innovation ou d'investissement des entreprises.
Pour inverser la tendance, le gouvernement s'est donc fixé l'objectif ambitieux d'augmenter la production industrielle du pays en volume de 25% (hors secteur de l'énergie) et de "pérenniser" les effectifs industriels, qui ont reculé de plus d'un demi-million d'emplois depuis 2000.
Tel que décrite par Nicolas Sarkozy, cette nouvelle politique industrielle sera financée par l'Etat dans le cadre du grand emprunt. En plus des 5,5 milliards d'euros déjà alloués aux entreprises innovantes, aux transports et à l'espace, 500 millions d'euros de prêts bonifiés "verts" seront versés aux entreprises qui investissent pour produire propre, a-t-il confirmé.
En outre, 300 millions d'euros financeront la "structuration des filières" industrielles et 200 autres millions une "prime à la relocalisation" des entreprises en France, a ajouté le chef de l'Etat.
Une "conférence nationale de l'industrie" sera par ailleurs créée et chargée, en premier lieu, de proposer en septembre des "mesures concrètes d'allègement et de simplification" de la réglementation.
Mais surtout, l'Etat va renforcer son rôle dans la définition de la stratégie des entreprises publiques en y nommant des administrateurs supplémentaires issus du ministère de l'Industrie.
Dans le collimateur de Nicolas Sarkozy, le groupe Renault et son projet controversé de délocaliser la production de sa future Clio en Turquie.
"Je n'accepte pas que le grand groupe privé automobile PSA ait les deux tiers de ses effectifs en France et que l'autre constructeur automobile ait seulement un tiers de ses effectifs en France, alors que l'Etat en est propriétaire à 15%", a-t-il dit sans citer Renault.
"Qu'on aille créer des usines à l'extérieur, ça me va très bien pour gagner des parts de marché. Mais qu'on aille fabriquer des voitures à l'extérieur pour les ramener en France (...) je ne l'accepte pas", a insisté le président.
En matière de financement, Nicolas Sarkozy a par ailleurs promis qu'un nouveau produit d'épargne spécifique serait proposé "d'ici septembre", après concertation avec les partenaires sociaux, pour "attirer des capitaux pour nos entreprises". Il a notamment évoqué le "livret d'épargne industrie" proposé par la CGT lors des états généraux de l'industrie.
Dans son catalogue de mesures, le chef de l'Etat a également annoncé la nomination avant la fin mars d'un "médiateur de la sous-traitance", un allègement de la fiscalité des brevets et exhorté Bruxelles à "prendre des initiatives pour une véritable politique industrielle européenne".


























Commentaires (5)
industries
Notre Président vient de se rendre compte que nous n'avions plus d'industrie, c'est pourtant grace à lui et avec l'argent de l'Europe et parfois la France seule ,que ces mêmes sociétés se délocalisent ? !
A l'approche des régionales, il est partout, d'ailleurs, si les français étaient réfléchi, ils voteraient en groupe pour la Gauche et surtout le PS, le FMI, est tenu par un PS, de nombreux ministres sont PS, sans doute que bien des sociétés importantent son gouvernées par un PS!
Alors pour ne pas mettre au régionale des PS, dans les régions UMP ? !...
En attendant 2012...
sarko
quand un pays a des défiscits publics énormes, est en difficultés économiques,la seule chose qui marche est d´imaginer ou de concevoir des nouvelles sources productives de richesses;
ces mesures défensives qui consistent à subventioner des causes perdues ; ce qui a pour conséquences d´agraver les défiscits sans avancées concrètes au bout du compte
témoignent de l´incapacité de nos politiques et surtout de la démagogie... cela dure depuis longtemps on vient au pouvoir on fait des discours logiques pour gagner du temps, et le temps passe et les problemes s´accumulent...
il faut de nouvelles investitions dans des nouveaux secteurs
si les politiques ne sont pas inspirés, soit ils démissionnent soit ils font des appels d´offres
à ce rithme il faudra gerer nos états comme des entreprises
la tâches est désormais supérieure aux capacités des politiques actuels toutes tendances confondues......
quand dans un pays comme la france 1 millions de personnes vont au restau du ceur, les défiscits publiques explosent , la pauvreté et la précarité aussi
on ne peut plus se contenter de politiques qui n´ont pour seule aptitude que le rethorique et le commerce d´illusions on a besoin de capacités et d´aptitudes réelles et cela passe par une réforme démocratique et du jeux politique.
Bonjour, Monsieur Nicolas
Bonjour,
Monsieur Nicolas Sarkozy à la veille des élections régionales, le réveil le spectre des 35 heures qui pourtant a contrario de sa politique ont contribué à un grand nombre de créations d'emplois. Peut-être pourrais-je également polémiquer sur le bouclier fiscal qui est une réalité la répartition des richesses uniquement réservées à ses amis et proches soutient. D'ailleurs je ne m'explique pas le comportement des Français qui mettent à la tête de 20 régions des politiques de gauche, qui en sont satisfaits alors qu'au moment du vote crucial de la présidentielle ont mettent sur le trône le roi Sarkozy.
35 heures .........de chomage
Bonjour à tous! nous avons là un homme réellement bizarre! dans sa gestuelle ,dans sa façon de lire un discours écrit par un autre, et surtout dans son arrogance outrancière à reporter toujours la faute sur quelqu'un d'autre ! les 35h il nous sort ça comme étant le diable qui a crée la fameuse crise il n'a jamais été question que les 35h soient un frein ,si les patrons,avaient joués le jeu ils auraient pu tout à fait demander à leurs salarier de travailler 40h,voir plus mais ils auraient dus payer les heures sup au prix des heures sup et ça ils ne l'ont pas voulus !! alors on fout l'outil de travail à l'étranger ou là l'ouvrier aura 100€ par mois! d'autres qui proposent 450€ par mois dans un autre pays etc,etc! non Mr le président ce n'est pas avec un sois-disant grand emprunt que vous allez régler le problème bien au contraire dans moins de 10 ans nos enfants,à cause de vos décisions incompétentes depuis votre élection qui fut la plus grave décision prise par 53% des français,et ce n'est pas la partie de mon peuple qui vous a hissé au manettes à qui j'en veux c'est à vos discours électoraux écris par d'autres mais prononcés par vous des discours mensonges, démagogiques et qui n'ont aucunement été réalisés!vous avez été ministre des finances ,vous avez été ministre de l'intérieur, vous etes "président" depuis deux années pour quels résultats ...NADA,RIEN...ou au contraire pour un déficit jamais vu, pour un chômage inégalé, des dépenses pour votre "petite" personne extravagante ( je ne parle pas de votre taille Monsieur!) vous vouliez karchériser les quartiers,vous voulez kalachnikover les journalistes, vous voulez expulser les africains,les arabes,les roumains,bref tous les autres qui n'ont pas de rolex au poignet ,bref vous voulez agir comme certains dictateurs ,vous voulez écrabouiller notre pays! alors que nous autres on ne souhaite qu'une seule chose très facile à faire pour vous, donnez nous votre démission, c'est juste ça que nous voulons ,pas du travail,pas du pognon,pas des avantages, pas de services que vous dégraissez, écoles,hôpitaux,etc, car nous sommes très conscients que le problème c'est vous !
remarquez vous verrez bien notre volonté le 14 Mars 2010!
enfin
que ces voeux pieux d' un relance industrielle ne soient pas une illusion éphémère, la France a vraiment besoin de redorer son blason et d' un gouvernement qui tienne ses promesses de relance. Bravo monsieur le Président, a fond derrière vous devrait être notre devise!
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