04 mars 2010 - 21H24  

Pour le Premier ministre, en Languedoc-Roussillon, "il est temps de changer"
Le Premier ministre, François Fillon, a raillé jeudi à Nîmes le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, "connu de longue date pour ses propos brutaux", et a considéré que dans cette région il était "temps de changer".
Le Premier ministre, François Fillon, a raillé jeudi à Nîmes le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, "connu de longue date pour ses propos brutaux", et a considéré que dans cette région il était "temps de changer".

AFP - Le Premier ministre, François Fillon, a raillé jeudi à Nîmes le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, "connu de longue date pour ses propos brutaux", et a considéré que dans cette région il était "temps de changer".

"Le président de votre région est connu de longue date pour ses propos brutaux, dont certains sont inqualifiables", a déclaré François Fillon, venu dans la cité gardoise soutenir la tête de liste UMP pour les régionales en Languedoc-Roussillon, le sénateur-maire de Béziers Raymond Couderc.

M. Fillon faisait allusion aux propos de Georges Frêche sur les harkis traités de "sous-hommes" ou encore sur "la tronche pas catholique" de Laurent Fabius.

Il a aussi critiqué le parti socialiste qui "a longtemps fait mine d'ignorer ces dérapages. Maintenant il paye sa complaisance", a déclaré M. Fillon qui a souligné que dans cette région, "à gauche, c'est une guerre à couteaux tirés".

Le PS a décidé d'investir le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, face aux listes de M. Frêche, président DG sortant de la région et candidat à sa succession.

Mais aux Languedociens "qui ne se reconnaissent ni dans la brutalité, ni dans la complaisance", le Premier ministre a lancé qu'il n'y avait "pas de fief imprenable, ni de chef indélogeable". "Je leur dis qu'il est temps de changer", a déclaré M. Fillon, accueilli à Nîmes par quelque 1.500 personnes selon le maire UMP de la ville, Jean-Paul Fournier, et avec un gâteau d'anniversaire.

Dans son discours de près de 45 minutes, M. Fillon est revenu sur la politique du gouvernement et les réformes dans les universités, sur les régimes spéciaux des retraites, sur l'assouplissement des 35 heures "qui ont fait tant de mal à notre pays", ou sur le RSA.

"Jour après jour, on met en oeuvre notre projet", a-t-il dit, pointant notamment la "bataille" de la mondialisation et la nécessité de retrouver la croissance.

Des défis qui réclament le "rassemblement", a dit le Premier ministre, vilipendant "cette gauche" qui veut faire des régions des "contre-pouvoirs pour empêcher la politique du gouvernement de se mettre en place".

Mais ce sont sur les thèmes de "l'insécurité", de "la lutte contre le trafic de drogue qui mine les quartiers", de la politique du gouvernement en matière d'immigration et d'intégration, que M. Fillon a été le plus applaudi.

"Certains, à gauche, défendent le droit absolu des étrangers à s'installer librement dans notre pays, y compris lorsqu'ils sont parvenus à y entrer clandestinement", a-t-il dit jugeant cette conception "irresponsable".

Il a également été très applaudi lorsqu'il a abordé la question du voile intégral. "En République, on ne vit pas masqué", a-t-il martelé, soulignant la décision prise avec le président de la République "de légiférer au printemps".

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