Dernière modification : 04/03/2010 

- Élection présidentielle - Faure Gnassingbé - Togo


Le président Faure Gnassingbé en quête d'une légitimité par les urnes

Les Togolais sont appelés aux urnes ce jeudi, pour une présidentielle à un seul tour. Au pouvoir depuis la mort de son père, Faure Gnassingbé veut profiter du scrutin pour regagner une légitimité ternie par son élection contestée d'avril 2005.

Par David THOMSON (vidéo)
Guillaume GUGUEN (texte)
 

Plus de trois millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour élire le nouveau président. Un scrutin à valeur de test de légitimité pour Faure Gnassingbé.

De l’aveu même de l'intéressé, l’élection présidentielle du 4 mars constitue un "test de légitimité". Propulsé aux commandes du Togo le 5 février 2005, deux heures à peine après la mort de son père, le général Eyadéma, Faure Gnassingbé entend profiter de ce scrutin pour faire taire les voix qui lui ont toujours reproché d'avoir hérité d'un fauteuil sans la réelle bénédiction des urnes.

Être bien élu, tel est l’objectif que s’est fixé ce chef de l'État de 43 ans dont la victoire à la présidentielle organisée d'urgence en avril 2005 fut accompagnée de violences qui coûtèrent la vie à près d’un demi-millier de Togolais. Arrivé à la tête d’un pays que les 38 ans de règne sans partage du "vieux baobab" Eyadéma auront fini par profondément divisé, le jeune président s’est souvent démarqué de son défunt père.

L'opposition tente de mobiliser ses troupes
Par Christopher MOORE / Johan BODIN, envoyés spéciaux au Togo

À peine entré en fonctions, il n’hésite pas à se séparer d’anciens affidés du général pour s’offrir les services d’une jeune garde qu’il juge plus fiable. Au nom d'une réconciliation nationale amorcée sous le patronage du président burkinabè Blaise Compaoré, il nomme par ailleurs à la tête d'un gouvernement d’union l’une des figures de proue de l’opposition, Yawovi Agboyibo, qu'il compte aujourd'hui parmi ses adversaires.

"Culture de la fraude"

Des gages de bonne volonté qui peinent toutefois à convaincre. "Faure Gnassingbé, c’est l’ouverture dans la continuité. Il a beau se présenter comme le bâtisseur des temps nouveaux, on peut craindre que la présidentielle ne soit pas des plus démocratiques. Tout est joué d’avance", estime Lanciné Camara, président de l’Union internationale des journalistes africains (UIJA).

"Il est vrai que des efforts ont été consentis, concède pour sa part Albert Bourgi, professeur de droit public à l’université de Reims et spécialiste de l’Afrique. Mais l’histoire politique particulièrement agitée du Togo a plusieurs fois montré que les scrutins présidentiels ne se déroulaient pas dans les meilleures conditions. Les gestes d’ouverture ne permettront pas de lever les suspicions qui planent déjà sur cette élection. Il y a fort à parier que la culture de la fraude finisse par l’emporter."

Depuis le début de la campagne, l'opposition dénonce fréquemment des irrégularités dans le processus, notamment dans la révision des listes électorales. Certains candidats, à l’instar de Jean-Pierre Fabre, de l’Union des forces de changement (UFC), ont accusé la Commission électorale nationale indépendante (Céni) d’avoir "gonflé" les fichiers du Nord, région dont est originaire la famille Gnassingbé. En signe de protestation, Yawovi Agboyibo, candidat du Comité d'action pour le renouveau (CAR), et Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, qui brigue la présidence sous les couleurs de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), ont laissé planer le doute, quatre jours durant, sur leur participation au scrutin.

Deux adversaires sur la touche

Les détracteurs du président Gnassingbé l’accusent également d’avoir écarté deux de ses plus sérieux adversaires de la course à la magistrature suprême. Ou, tout du moins, de n’avoir rien fait pour éviter qu'ils soient mis sur la touche. Initialement investi par l’UFC, l’opposant historique Gilchrist Olympio, fils du premier dirigeant du Togo indépendant, Sylvanus Olympio, a été contraint de céder sa place à Jean-Pierre Fabre pour ne pas s’être soumis à la visite médicale obligatoire. Quant à l’ancien secrétaire d’État et ex-député-maire franco-togolais Kofi Yamgnane, il a dû faire une croix sur sa candidature pour d’obscures raisons d’âges discordants sur ses papiers d’identité.

Outre ces quelques manœuvres, c’est le mode de scrutin lui-même qui risque de jeter le discrédit sur la présidentielle. Car, ce jeudi, les quelque 3 millions d’électeurs togolais n'auront qu'un tour pour désigner leur dirigeant. Malgré les demandes pressantes de l’opposition, Faure Gnassingbé a refusé d'adopter une consultation en deux rounds, repoussant son éventuelle instauration… à une date postérieure à la présidentielle.

"Le scrutin à un seul tour est extrêmement favorable à Gnassingbé et les Togolais le savent, analyse encore Albert Bourgi. C’est la grande faille de cette élection, car elle peut finir par compromettre cette légitimité que le président recherche tant."

Commentaires (11)

bjr

je suis un togolais et je suis deçu de mon pays

elec togoles

lesses les africaine gouvernent leurs pays c est vrement ipocrisme

les elecciones togos

toute la fraque c est la meme tanques les frances ils ont en afrique ,,,,,,. la fraque ne retrouve `pas luis meme jeb suis regides en suise ,, lozane,, pourquoi, les observateur europeen dans les eleccions presidenciel au togos c est ca el lipocrisme

ELECTIONS TOGO

il faut déscendre ces gens. Tant qu'ils seront au pouvoir,rien ne changera au Togo. Cette famille a pris tous les postes à tous les niveaux ce qui fait que le pays s'enfonce de plus en plus car ces gens ne valent rien du tout, et surtout, ne ferons jamais rien pour le pays ormis s'enrichir personnellement.
Donc à situation exceptionnelle, décision définitive et exceptionnelle. Pour un changement.
la yovo

Le gvt interdit les manifs anti-Gnassingbé

je vous écris pour marquer mon indignation envers les titres incendiaires que vous distillez sur votre chaîne dont j'avais pourtant beaucoup de respect.
Au lieu de jouer à "la radio des milles collines", je crois à mon humble avis, que vous ferez mieux de dire la vérité à votre malheureux candidat à la présidentielle du 04 mars dernier qu'il ferait mieux de jouer le jeu démocratique en acceptant le verdict populaire, celui des urnes.
Avec la myriade d'observateurs de l'U.E, de l'UEMOA, du HCDH, des observateurs militaires de la CEDEAO et même de l'U.A qui étaient déployes dans les centres et bureaux de vote, qui ont assisté à la campagne, au vote et au dépouillement des résultats, pensez-vous qu'il serait possible qu'un parti en lice puisse se livrer à la triche au vu et au su d'abord des représentants des différents partis en lice et de la multitude des observateurs déployés à cet effet?
La violence n'étant le monopole de personne, J-P Fabre ferait mieux de réfléchir 10 fois avant de s'engager dans cette aventure, car il risque de se faire prendre à son propre jeu.
Si vous cherchez un scoop pour vos téléspectateurs, on est désolé. Vous n'en aurez pas, du moins pas en votre présence.
Votre attidude de vautour au sujet du Togo frise le ridicule.
D'ailleurs, l'on s'interroge actuellement sur l'impartialité des observateurs de l'U.E qui apparemment semblent être déçus par le verdict du peuple: leur candidat, votre candidat n'ayant pas reçu l'onction du peuple.
On ne gagne pas les élections, en s'accrochant seulement aux résultats de Lomé. Lomé seul n'est pas tout le TOGO.
GAGNEZ VOTRE PITANCE SAINEMENT, PAS EN INCENDIANT LE TOGO!!!

TOGO

VOUS DEVEZ NOUS PARLER EN PERMANENCE DU TOGO? CAR NOUS AVONS L'IMPRESSION L'OPPOSITION N4A PERSONNE 0 PART LES MEDIA ET QUE C'EST TRES DIFFICILE DE SE FAIRE GOUVERNER PENDANT 50ANS AU 21ème SIECLE

non violence

il y'a bon nombre qui par leurs activités journalières se nourrit donc je souhait le calme pr que ces derniers puisque vaquer librement à leurs activités afin de subvenir aux besoins de leur famille

acte de FABRE

j'aimerais demander à la classe d'opposition togolaise que où elle a fait ou appris leur système politique? A mon avis elle agit comme des gamins qui ne réfléchissent pas, car eux qui déclarent qu'ils veulent une élection sans violences,sans troubles, apaisées et commencent par posés ces actes que moi je juge digne des intellectuels comme eux.Qu'ils pensent à la vie et à l'avenir d'un peuple qui souffre plus de 40 ans. MOI SINCÈREMENT JE PLEURE EN ÉCRIVANT CES CHOSES.SI LEURS OREILLES POURRAIENT LES ENTENDRE QU'ILS PENSENT A NOUS AUSSI ET NON LEURS POCHES SEULEMENT.

Election togo 2010

Il est assez illustrant cet etat de faits dont la famille gnassingbé deumeure les héritiers et terrorisent le peuple togolais depuis la nuit du temps.Le scrutin du 4 mars 2010 n'aurait rien de nouveau et accroitera la souffrance des togolais qui n'ont jamais eu veritablement de soutien de "taille" pour arracher leur multiple victoires des mains du diable et ses affidés.Le hold-up électoral est le seul gage de ces chauves souris pour conserver le pouvoir usurpé depuis presque 40 années.Les togolais qui ont eu la chance de fuir les persécutions sont toujours terrés dans des pays d'accueil, laissant derrière eux les parents, enfants qui peinnent à trouver le sourir. Nos pensées vont vers Anita Lawson, Adjeté koffi,De souza kodjovi henri, Ginette Ekoue,youssoufou Koumasso, pour ne parler que de ceux-là.Le pouvoir du togo n'est pas prêt à rendre le fauteil illégitim.

sans doute

Sans doute notre pays est divisé. le nord qui est perçu comme une marée de barbares et qui persistent à être maîtres du pays, le sud qui malgré l'effort sans précédent de Faure sinon du président Faure estime toujours qu'il n'y a pas un début de changement. certes Faure n'est pas comme son père, mais pour une vraie démocratie, il serait judicieux d'obtenir une alternance au Togo, étant donné que eux même dans leur propos semble reconnaître qu'il s ont truqué assez d'élections dans le passé. PAIX AU TOGO. BONNE CHANCE A FAURE OU A FABRE.( en tout cas seule les troisièmes lettres ne sont pas au rendez-vous sinon c'est le même nom.
00228 813 32 37

Envoye au Togo les journalistes qui connaissent la situation

M. le journaliste ou reporteur je ne sais quoi, de quoi vous parlez? Qui est-ce que vs appelez opposants. Les gents qui ne st meme pas capable d'etre elu depute ds leur village natal veulent etre president. Ce ne st que des amuseurs de galerie. Il ne reprensente ils ne representent pas plus de 5% des togolais. La seul opposition est ce qu'on peut appeller le FRAC Ce que je viens est le message que veut passer le RPT. Le RPT aussi est divise pourquoi ne pas parler de ca aussi. On ne demande que des resultats sortis des urnes et non celles fabriques. Merci

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