AFP - Les Etats-Unis vont rétablir leur aide financière au Honduras, après l'avoir suspendue à la suite du coup d'Etat du 28 juin dernier, a annoncé jeudi à San José de Costa Rica la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
"Je viens d'adresser une lettre au Congrès des Etats-Unis stipulant que nous allons rétablir l'aide au Honduras", a déclaré Mme Clinton lors d'une conférence de presse en compagnie du président costaricien Oscar Arias.
Depuis l'entrée en fonctions du nouveau président Porfirio Lobo, le Honduras a effectué "des avancées importantes et nécessaires qui méritent d'être reconnus" et doivent lui valoir "la normalisation"de ses relations avec la communauté internationale, a-t-elle ajouté.
M. Lobo a été porté à la présidence par une élection "libre, juste et légitime" et "s'est rapidement employé à mettre en oeuvre plusieurs des recommandations" prévues par les accords successifs pour la résolution de la crise politique née du coup d'Etat, a-t-elle poursuivi.
Le nouveau président a également permis à M. Zelaya de quitter le Honduras "en toute sécurité", a-t-elle souligné.
M. Lobo a permis à M. Zelaya de quitter le Honduras en tant qu'invité en République Dominicaine, alors que le président déchu, revenu clandestinement d'exil, était réfugié depuis quatre mois dans l'ambassade du Brésil à Tegicugalpa.
Mme Clinton avait participé à San José à une réunion ministérielle consacrée au développement économique des Amériques, et à laquelle participait une délégation du Honduras.
Les Etats-Unis avaient coupé l'essentiel de leur aide économique au Honduras après le coup d'Etat qui avait chassé le président Manuel Zelaya le 28 juin 2009 et porté au pouvoir Roberto Micheletti.
Washington avait reconnu la légitimité de M. Lobo, élu président le 29 novembre et, outre les Etats-Unis, la communauté internationale est en train de réintégrer le Honduras en son sein, à commencer par la Communauté européenne.
"D'autres pays de la région disent qu'ils préfèrent attendre, je ne sais pas ce qu'ils attendent", a remarqué Mme Clinton, en référence au Venezuela de Hugo Chavez et aux pays d'Amérique latine proches de ses positions marquées à gauche.






