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EUROPE

Georges Papandréou vient chercher en Allemagne le "soutien" de Berlin

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/03/2010

Alors que les députés grecs s'apprêtent à adopter un plan d'austérité budgétaire pour lutter contre le déficit du pays, le Premier ministre se rend en Allemagne pour y chercher "le soutien" d'Angela Merkel, non "l'argent du contribuable allemand".

AFP - Le Premier ministre grec Georges Papandréou, attendu à Berlin vendredi après-midi, a assuré dans un entretien publié en Allemagne vendredi qu'il était venu chercher "le soutien" de son homologue Angela Merkel, et pas lui demander de l'argent.
   
"Nous ne demandons pas d'argent", a déclaré M. Papandréou au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, "ce dont nous avons besoin c'est un soutien de l'Union européenne et de nos partenaires, pour pouvoir contracter des crédits sur les marchés à de meilleurs conditions".
   
"Si nous ne recevons pas cette aide, nous ne pourrons pas mettre en oeuvre les changements que nous envisageons", a-t-il ajouté.
   
La Grèce, qui se débat dans de gros problèmes budgétaires et croule sous le poids de sa dette, ne veut pas être "le Lehman Brothers de l'Union européenne", a indiqué le premier ministre, en référence à la banque américaine dont la faillite en septembre 2008 avait secoué les marchés et précipité une crise financière et économique sans précédent.
   
M. Papandréou devait rencontrer en fin d'après-midi la chancelière allemande, une visite qui retient toute l'attention des marchés financiers même si Mme Merkel a assuré qu'elle aurait simplement pour objet "les bonnes relations entre la Grèce et l'Allemagne".
   
Le chef du gouvernement grec s'est insurgé contre l'image renvoyée par la presse allemande, qui suggère que les Grecs attendent une aide financière de l'Allemagne. Le quotidien le plus lu d'Allemagne Bild est en outre parti en campagne contre le gaspillage et la corruption en Grèce.
   
"Nous n'avons pas demandé au contribuable allemand (...) de nous payer nos vacances et nos retraites, affirmer cela est injuste", s'emporte M. Papandréou. "Et les Grecs n'ont pas la corruption dans les gènes, tout comme les Allemands n'ont pas le nazisme dans les leurs", ajoute-t-il.
 

Première publication : 05/03/2010

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