Dernière modification : 06/03/2010 

- Déficit - Grèce - Grèves - Manifestations


Nouvelles grèves contre l'adoption du plan d'austérité par le Parlement

Les services publics et les transports sont à nouveau très perturbés aujourd'hui, en Grèce. Les syndicats du pays ont une nouvelle fois appelé à la grève, afin de protester contre l'adoption par le Parlement d'un plan d'austérité rigoureux.

Par Clément MASSE (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Le président de la Confédération générale des travailleurs grecs GSEE, Yannis Panagopoulos, a été légèrement blessé à coup de poings vendredi par un jeune homme, lors d'un discours devant le Parlement, pendant une manifestation contre les mesures d'austérité du gouvernement.
   

À l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre grec, Georges Papandréou, la chancelière allemande, Angela Merkel, a assuré que la Grèce n’avait pas sollicité de "soutien financier" pour résoudre ses ennuis budgétaires. Georges Papandréou a lui tenu à remercier l’Allemagne pour son soutien au plan d’austérité grec.

M. Panagopoulos a été contraint d'interrompre son discours prononcé lors d'un rassemblement organisé par les deux principales centrales syndicales du pays, la GSEE et la Fédération des fonctionnaires grecs (Adedy), a constaté une journaliste de l'AFP.
   
Une tasse de café et de l'eau ont été jetées sur M. Panagopoulos par un groupe de jeunes avant que l'un d'eux ne se jette sur lui pour le frapper à coup de poings, selon des images de la télévision Mega.
   
Le groupe de jeunes s'en est ensuite pris aux gardes en costume traditionnel en fonction devant le parlement, les Evzones, et à des policiers anti-émeutes qui ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.
   
Des escarmouches entre des groupes de jeunes, qui ont mis le feu à des poubelles, et des forces anti-émeutes se sont poursuivies pendant quelques minutes tandis qu'une personne a été interpellée, a précisé la journaliste de l'AFP.
   
La manifestation des syndicats, qui a rassemblé quelque milliers des personnes, avait lieu sur la place centrale de Syntagma, devant le parlement où se tenait le débat sur les sévères mesures d'austérité que les députés devaient voter dans la journée.
   

Par Anne MAILLIET, correspondante à Berlin

Peu auparavant, les centrales syndicales, GSEE et Adedy, ont lancé un appel à une grève de 24 heures pour le 11 mars afin de protester contre les mesures d'austérité du gouvernement socialiste, visant à faire sortir le pays de la tourmente financière.
   
Les syndicats ont décidé d'accentuer leur mobilisation après un arrêt de travail de trois heures, observé vendredi et qui a paralysé principalement la capitale grecque.
   
Par ailleurs, des incidents a priori mineurs ont eu lieu à Salonique, deuxième ville grande dans le nord, où près de 3.000 personnes ont manifesté, selon une source policière locale.
   
Près de 1.000 personnes membres de partis de gauche ont déployé une banderole devant le ministère de Macédoine-Thrace, sur laquelle était inscrit "Non aux nouvelles mesures".

 

Commentaires (3)

greece & europe

Nos gouvernements, en France, en Allemagne, en Grèce, sont tous un peu pareils. Les plans d'austérité font rage. Les salariés du public et du privé paient pour les erreurs des autres. Les consommateurs aussi. La Grèce est donc partout et nous sommes tous des Grecs. Il faut une grève générale européenne!

greece & europe

Nos gouvernements, en France, en Allemagne, en Grèce, sont tous un peu pareils. Les plans d'austérité font rage. Les salariés du public et du privé paient pour les erreurs des autres. Les consommateurs aussi. La Grèce est donc partout et nous sommes tous des Grecs. Il faut une grève générale européenne!

Ce n'est pas contre le plan

Ce n'est pas contre le plan d'austérité que les Grecs devraient s'insurger, mais contre la politique de l'autruche suivie par le précédent gouvernement de la Nouvelle Démocratie, dont les dirigeants se sont principalement employés à cumuler les dépenses somptuaires et les bénéfices personnels an dépit d'une situation financière déjà catastrophique.

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