Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le groupe Total frappé au coeur par le décès de son PDG

En savoir plus

SUR LE NET

États-Unis : des costumes "Ebola" pour Halloween critiqués en ligne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Ce que veut la Turquie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les yeux doux d'Angela Merkel"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

En savoir plus

DÉBAT

La capitale française fait-elle le pari des arts ?

En savoir plus

DÉBAT

L'Allemagne à la rescousse du budget français ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Drame du "cercueil volant" en Côte d'Ivoire et un riche couple sauve des migrants en mer

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Traité transatlantique : les consommateurs lésés ?

En savoir plus

FRANCE

Visite discrète de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture

Vidéo par France 3

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/03/2010

Le président est arrivé une demi-heure avant l'ouverture du salon au public, ce samedi. Pendant sa visite, il a vanté "l'agriculture durable" et appelé à "changer les méthodes de mise en oeuvre des mesures environnementales" dans le secteur.

AFP - Le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il donnait son accord pour une augmentation de 800 millions d'euros des prêts bonifiés des banques en faveur des agriculteurs en difficulté, samedi lors d'une table ronde au salon de l'agriculture.

M. Sarkozy a également annoncé une aide supplémentaire pour les agriculteurs déjà très endettés de 50 millions d'euros, qui s'ajoutent aux 100 millions d'euros déjà accordés dans le cadre du Fonds d'aide d'allègement des charges.


"L'argent sera là pour financer tout ce qui vous permettra de traverser le gros de la crise", a-t-il affirmé.

La table ronde avec les syndicats agricoles, à laquelle participait également le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, s'est déroulée à l'issue d'une visite de plus de deux heures du chef de l'Etat dans les allées du salon où il était arrivé avant l'ouverture au public, dans une ambiance bon enfant.

M. Sarkozy avait annoncé en octobre à Poligny (Jura) un plan "sans précédent" pour l'agriculture en crise, comportant 650 millions d'euros de "soutien exceptionnel de l'Etat" et un milliard d'euros de prêts bonifiés.

"Je ferai pour l'agriculture française - un secteur stratégique et majeur - ce que nous avons essayé de faire pour la crise financière", a-t-il promis.

En 2009, les agriculteurs ont vu leurs revenus baisser d'un tiers, et jusqu'à 50% pour les producteurs laitiers.

"A partir du mois de novembre prochain, la France présidera le G20. Nous prendrons l'initiative de promouvoir une véritable régulation des marchés de matières premières agricoles, afin de limiter la spéculation croissante et d'encadrer les produits financiers dérivés de ces marchés", a affirmé M. Sarkozy.


"L'agriculteur est un entrepreneur. Il doit vivre de ses prix et non de subventions", a-t-il également déclaré.

"Des subventions ont été versées aux agriculteurs, qu'on n'avait pas le droit de verser. Dix ans après, il faut tout rembourser. Ce n'est une solution", les aides "doivent être légales" et reconnues par Bruxelles, a-t-il martelé.

Il a souhaité que face aux distributeurs, "les producteurs se regroupent". "Nous vous aiderons à peser sur le partage de la valeur ajoutée", a-t-il promis, dans une allusion au déséquilibre commercial entre les cinq grandes enseignes en France et les milliers de producteurs.

A ce propos, il a annoncé qu'il allait "demander la modification du droit de la concurrence" dans l'Union européenne, Bruxelles n'autorisant pas le regroupement de producteurs agricoles.

"Je souhaiterais qu'on puisse fixer un prix par interprofession sans qu'on crie au cartel", a dit M. Sarkozy.

Il a également dénoncé les "slogans démagogiques" en faveur des quotas laitiers car "la solution" à la crise que traverse le secteur, "ce ne sont pas les quotas".

Chirac en superstar au Salon de l'agriculture

Le président a réaffirmé qu'il se battrait pour la préférence communautaire, qui, selon lui, est "parfaitement compatible avec l'OMC". "Pourquoi l'Europe ferait-elle preuve d'une naïveté confondante en ouvrant toutes ses frontières sans aucune protection?".

Il s'est redit favorable à l'imposition d'"une taxe carbone aux frontières".



 

Première publication : 06/03/2010

  • UNION EUROPÉENNE

    En autorisant la culture d'une patate transgénique, Bruxelles relance le débat sur les OGM

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)