AFP - Depuis l'entrée de Groupama 3 dans l'Atlantique sud jeudi, les cadences infernales de l'Indien et du Pacifique ont laissé la place à des vents légers et erratiques avec des conditions de mer clémentes, ce qui permet à l'équipage, en quête de Trophée Jules-Verne, de bien dormir, selon Jacques Caraës dimanche.
Caraës, qui est en charge de la vidéo et de la photographie à bord de Groupama, a assuré dimanche la vacation entre le bateau et le PC parisien de la course.
Après près de cinq semaines de mer, dimanche à 14 h 00 (heure de Paris), le maxi-trimaran de Franck Cammas comptait 90,8 milles de retard sur Orange II, qui avait établi en 2005 le record du tour du monde en équipage en 50 j, 16 h, 20 min et 04 sec (17,89 noeuds de moyenne).
Et les hommes sont fatigués. "C'est vrai qu'après le cap Horn, je crois que nous avons ressenti une sorte de décompression, nous sommes tous fatigués et tout le monde dort profondément", a expliqué Caraës.
"Je pense que les conditions que nous avons actuellement, 14 à 15 noeuds de vitesse, près serré et mer confortable, sont tout bénéfice car le bateau bouge moins, il y a moins de bruit, il fait plus chaud", a-t-il ajouté.
Mais le record reste à portée et l'équipage a toujours en tête de ramener le bateau sur la ligne de départ (Ouessant-Lizard) avant le 23 mars à 06h 14 min 57 sec GMT sur la ligne
Après avoir été en avance sur les temps de passage d'Orange II et de Bruno Peyron - encore 9 heures d'avance au Cap Horn -, Groupama 3 doit désormais refaire son retard.
Caraës, qui était sur Orange II, est bien placé pour donner un avis autorisé. "Avec Orange, on avait eu comme l'a dit Bruno Peyron la main magique de Roger Nilson (chargé de la météo et du routage sur Orange II) après le Horn, il avait eu une inspiration formidable au niveau des Malouines".
"La situation est différente cette année, avoir du retard à rattraper sur Orange II, est très motivant", a-t-il dit.
A la fin du 34e jour de mer, Cammas était à 5956,9 milles de l'arrivée.





