08 mars 2010 - 21H27  

Fin de l'enquête sur l'espionnage informatique de Greenpeace
Le juge d'instruction de Nanterre Thomas Cassuto a terminé son enquête dans l'affaire d'espionnage informatique de Greenpeace, dans laquelle EDF est mis en examen, a-t-on appris auprès d'une des parties civiles, confirmant une information de Mediapart.
Le juge d'instruction de Nanterre Thomas Cassuto a terminé son enquête dans l'affaire d'espionnage informatique de Greenpeace, dans laquelle EDF est mis en examen, a-t-on appris auprès d'une des parties civiles, confirmant une information de Mediapart.
Affaire d'espionnagele groupe EDF et deux hauts responsables de sa sécurité, Pierre François et Pascal Durieux, suspendus de leurs fonctions depuis, ont été mis en examen en 2009, notamment pour complicité d'intrusion informatique en 2006 au préjudice de l'ex-directeur des campagnes de Greenpeace France, Yannick Jadot (photo), aujourd'hui député européen (Europe Ecologie).
Affaire d'espionnagele groupe EDF et deux hauts responsables de sa sécurité, Pierre François et Pascal Durieux, suspendus de leurs fonctions depuis, ont été mis en examen en 2009, notamment pour complicité d'intrusion informatique en 2006 au préjudice de l'ex-directeur des campagnes de Greenpeace France, Yannick Jadot (photo), aujourd'hui député européen (Europe Ecologie).

AFP - Le juge d'instruction de Nanterre Thomas Cassuto a terminé son enquête dans l'affaire d'espionnage informatique de Greenpeace, dans laquelle EDF est mis en examen, a-t-on appris auprès d'une des parties civiles, confirmant une information de Mediapart.

Dans cette affaire, le groupe EDF et deux hauts responsables de sa sécurité, Pierre François et Pascal Durieux, suspendus de leurs fonctions depuis, ont été mis en examen en 2009, notamment pour complicité d'intrusion informatique en 2006 au préjudice de l'ex-directeur des campagnes de Greenpeace France, Yannick Jadot, aujourd'hui député européen (Europe Ecologie).

"Le juge a bouclé le dossier deux jours après la confrontation générale" du 17 février, où tous les protagonistes de l'affaire avaient été convoqués au tribunal, soit le 19 février, a indiqué à l'AFP Yannick Jadot.

Deux autres sources proches du dossier ont confirmé cette information à l'AFP.

A partir de la date de clôture, les parties ont un délai de trois mois pour adresser des observations écrites ou formuler de nouvelles demandes au juge d'instruction, avant que le parquet prenne ses réquisitions, puis que le juge décide du renvoi ou non des protagonistes devant le tribunal correctionnel.

L'instruction, ouverte en 2006, porte également sur des actes présumés d'espionnage informatique au préjudice du laboratoire de l'Agence française de Lutte contre le Dopage (AFLD), et d'un avocat spécialisé dans la défense des petits actionnaires, Me Frédérik-Karel Canoy.

Dans chacun des volets, un informaticien-hacker, Alain Quiros, est mis en examen pour s'être introduit dans les systèmes informatiques des victimes.

Selon des sources proches du dossier, il a reconnu les faits, tout comme le patron de l'officine privée de renseignement Kargus Consultant, Thierry Lorho, mis en cause dans le volet EDF/Greenpeace de l'affaire.

Le volet sur l'AFLD a rebondi le 28 janvier dernier avec un mandat d'arrêt lancé par le juge Cassuto à l'encontre du cycliste américain Floyd Landis, vainqueur déchu du Tour de France en 2006 pour dopage à la testostérone.

Le magistrat voulait entendre Landis et l'un de ses proches, Arnie Baker, car les enquêteurs ont pu remonter la trace du piratage informatique du laboratoire jusqu'à une adresse électronique correspondant à celle d'Arnie Baker. Ce dernier est aussi visé par un mandat d'arrêt.

Dans ce même volet, une ancienne dirigeante de l'agence privée de renseignement Atlantic Intelligence, Nathalie Spillmann, a également été mise en examen le 28 janvier, pour complicité d'intrusion informatique.

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