08 mars 2010 - 14H38  

Juppé et des Bordelais chantent en l'honneur des femmes
Plusieurs dizaines de Bordelais, dont le maire (UMP) Alain Juppé, ont donné de la voix pour reprendre en choeur des tubes comme "Femmes... Je vous aime" ou "Besoin de rien, envie de toi", lundi lors d'un karaoké géant organisé pour la journée des droits de la femme.
Plusieurs dizaines de Bordelais, dont le maire (UMP) Alain Juppé, ont donné de la voix pour reprendre en choeur des tubes comme "Femmes... Je vous aime" ou "Besoin de rien, envie de toi", lundi lors d'un karaoké géant organisé pour la journée des droits de la femme.

AFP - Plusieurs dizaines de Bordelais, dont le maire (UMP) Alain Juppé, ont donné de la voix pour reprendre en choeur des tubes comme "Femmes... Je vous aime" ou "Besoin de rien, envie de toi", lundi lors d'un karaoké géant organisé pour la journée des droits de la femme.

"Chanter, cela permet de se faire entendre !", résume Marie Serre, étudiante de 21 ans, qui "n'accepte pas de se faire à l'idée que je vais gagner 20% de moins que les hommes" dans son futur métier.

"Je trouve ça sympa", dit-elle au sujet du karaoké organisé par la mairie de Bordeaux, pendant la pause déjeuner, sur une place du centre-ville. "Cela attire le regard, cela peut faire changer les choses", croit-elle.

Deux collègues de travail, Christine Magnanou, 46 ans, et Nathalie Guillotin, 44 ans, qui chantent régulièrement "dans un groupe vocal" pour la première et "sous la douche" pour la seconde, n'ont pas hésité à venir donner de la voix dans le froid "contre les inégalité et pour le respect des femmes".

"On se rend compte qu'on revient à des combats plus anciens, comme le droit à l'avortement", constatent-elles.

Le maire Alain Juppé, accompagné de sa femme Isabelle, a ouvert le karaoké en chantant "Femmes... Je vous aime".

M. Juppé, après avoir poussé la chansonnette, a rejoint la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, pour un déjeuner-rencontre avec une soixantaine de femmes de la région bordelaise.

"J'ai historiquement été plutôt hostile aux quotas, j'ai changé d'avis et je suis en faveur d'un accès privilégié. A égalité, je préfère prendre une femme. J'ai évolué et je considère qu'il est nécessaire de passer par une phase d'encouragement contraignant", a déclaré la ministre à la presse.

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